Je vous aurais suivi…

Le seigneur des anneaux 2 Comments »

Titre : Je vous aurais suivi…
Auteur : lilou0803
Type :
Fanfic
Genre :
Général
Fandom : Le seigneur des anneaux
Personnage :
Boromir
Rating :
K
Disclaimer : Les personnages et l’univers du seigneur des anneaux appartiennent à JRR Tolkien pour l’histoire, et P. Jackson pour l’adaptation cinématographique
N/A : POV Boromir pendant son dernier combat. – Ecrit pour le défi « regrets » de Méli-Mélo

Je vous aurais suivi…

« Le cor! Le cor du Gondor. »

Les uruk-hai dévalaient les ravines. Ils arrivaient de partout,  innombrables, déferlant en monstrueuses vagues continues. Seul, il ne tiendrait pas longtemps.

Ils n’auraient jamais du se séparer. Il n’aurait jamais du relâcher sa vigilance. Il n’aurait surtout jamais du essayer de s’emparer de l’anneau. Mais le pouvoir maléfique de celui-ci avait été le plus fort. Frodon s’était enfui, et il était trop tard pour les regrets.

Il se rachèterait, il se battrait jusqu’au bout pour les semi-hommes. Il donnerait sa vie s’il le fallait. Boromir n’était pas un lâche. Son cœur avait failli, mais son bras ne faiblirait pas.

Les cadavres immondes commençaient à s’entasser autour de lui. Ces êtres ne connaissaient ni peur ni miséricorde. Ils avaient été créés dans le seul but de tuer et de détruire.

Il aperçut l’archer une demi-seconde trop tard. Au même instant, une douleur fulgurante lui transperça la poitrine, le projetant en arrière, plié en deux, la respiration coupée. Il se releva en poussant un hurlement,  tenant toujours son épée à deux mains. Il reprit le combat avec une rage renouvelée.

Pourquoi était-il toujours seul? N’avaient-ils pas entendu le cor? Ou avaient-ils eux aussi été pris dans une embuscade… Et qu’était devenu le porteur de l’anneau après s’être volatilisé sous ses yeux?

La seconde flèche le fit chanceler et il sentit ses genoux se dérober sous lui. L’effort accompli pour retrouver son équilibre lui arracha un gémissement, autant de rage que de douleur. Un voile rouge commençait à s’étendre devant ses yeux. Il continuait pourtant à se battre, avec l’énergie que donne le désespoir. L’épée paraissait de plus en plus lourde dans ses mains. Il fit un pas, puis encore un autre, il lui semblait qu’un brouillard épais envahissait peu à peu la forêt.

La troisième flèche le fit trébucher. Une vague de douleur le submergea, l’empêchant de penser, et il s’écroula lourdement sur le sol. Il eut vaguement conscience de la tentative désespérée, aussi courageuse qu’inutile, des deux hobbits pour lui venir en aide, avant d’être capturés et emmenés par les hideuses créatures de Saroumane .

Il sentait la chaleur de son sang sourdre de ses blessures, imbibant sa tunique, et tout à coup, il sut qu’il allait mourir. Il voulut essayer de se relever, il s’efforça de respirer à fond, mais c’est un souffle de feu qui transperça ses poumons. Il connut la peur. Dans un élan de tout son être il tenta de se redresser, mais il bascula en arrière. Les uruk-hai s’en allaient avec leur butin, prenant tout juste la peine de le contourner  pour ne pas ralentir leur course.

Et soudain le grand archer se dressa au-dessus de lui, l’arc bandé. La dernière flèche, le coup de grâce…

Le hurlement d’Aragorn se jetant sur le géant, perça les ténèbres de son esprit vacillant. Les derniers assaillants s’étaient arrêtés et regroupés pour résister à l’attaque des trois compagnons,  qui accouraient à sa rescousse. Les flèches de l’elfe et la hache du nain eurent tôt fait de nettoyer le terrain et lorsque la tête monstrueuse de son meurtrier s’envola sous la lame de l’homme,  une vague de regrets le submergea.

L’orgueil et la colère l’avaient  aveuglé trop longtemps. Il avait failli, il s’était montré indigne d’être un fils du Gondor.
Aragorn était digne de son trône. Il avait appris à l’aimer trop tard. Il aurait tellement voulu chevaucher avec lui dans les vastes plaines, entrer à ses côtés dans la Cité Blanche et être le premier à proclamer : « les rois du Gondor sont de retour, Nimloth le beau refleurira »!  Il savait maintenant qu’il l’aurait suivi jusqu’au bout du monde, bien au-delà des portes noires du Mordor, au plus profond des antres de Sauron.

Mais sa vie s’enfuyait rapidement. Déjà, l’ombre s’étendait et il sentait la main glacée de la mort s’abattre sur son corps brisé. Jamais plus il ne reverrait la tour blanche de Minas Tirith, et les bannières flottant dans l’air pur du matin.

Et c’est le cœur déchiré et le regard brouillé par tous les regrets et les remords qu’il emportait avec lui, qu’il rendit son dernier souffle, la main crispée dans celle de son roi.

Ainsi périt Boromir, fils de Dénéthor dernier intendant du Gondor.

FIN

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