Le dernier orage

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Titre : Le dernier orage
Auteur : Lilou0803
Type : Fiction originale
Genre : Drame
Fandom : Aucun
Personnage : Oona
Fic écrite pour le défi : « Pluie » de Méli-Mélo
Rating : G
Disclaimer : Tout est à moi (une première !), je suis donc responsable de toutes les bêtises que j’aurais pu écrire.

***

Allongée dans le noir, les yeux fixés sur la voûte céleste que blanchissait une armée d’épais nuages, Oona se laissait griser par la fraîche caresse du vent sur sa peau brûlante.

Depuis plusieurs jours, une fournaise infernale régnait sur la terre, ne laissant de répit à aucune créature vivante.
Les arbres étendaient leurs branches aussi dépouillées qu’à la fin de l’automne. Même le crépitement des insectes dans l’herbe desséchée s’était tu.
Un silence mortel s’était abattu sur le monde.

Elle s’était alors souvenue des récits des anciens.
Du soleil de plus en plus proche et brûlant décrit dans ce qui était maintenant devenu une légende, et qui avait obligé les Grands Ancêtres à abandonner la mythique Gaïa.
Elle avait pu ressentir la douleur de ces hommes et de ces femmes qui avaient dû quitter le monde qui avait été le leur, pour partir à l’aveuglette dans l’immensité qu’elle contemplait en ce moment, sans savoir si un jour ils trouveraient un endroit ou reconstruire une vie, naufragés de l’espace dans leurs minuscules arches intersidérales.

Cette planète était la sienne, elle y était née, elle l’aimait. Ils l’avaient baptisée « Terre » et peu à peu la vie avait pu renaître dans ce paradis béni des dieux.

La première goutte s’écrasa sur sa joue telle une larme céleste.
Lorsque la pluie se mit à tomber, un immense soupir de soulagement sembla s’exhaler du sol.
Le moindre brin d’herbe, la moindre feuille qui avait réussi à rester accrochée à sa branche se gorgeaient du liquide tant espéré.
Les insectes, les animaux, les hommes, tout ce qui vivait, marchait, rampait sur terre sortaient de leurs abris.
Les espèces les plus hostiles goûtaient côte à côte la saveur de l’eau sur leur corps et dans leur bouche.

Oona s’était levée et s’offrait toute entière à l’averse. Un cataclysme sans précédent était en train de naître, mais cela, elle l’ignorait. Elle savourait pleinement toutes les sensations du bien-être presque sexuel que lui procurait la pluie tant attendue, ruisselant sur ses membres nus, moulant sa légère tunique sur ses formes juvéniles.

Longtemps plus tard, lentement, à regret, elle reprit le chemin de la cité.
Dans le lointain, le tonnerre gronda plus fort. Demain, Atlantis se réveillerait lavée des miasmes apportés par la canicule…

Au matin, un soleil radieux se leva sur la surface unie du vieil océan, qui avait si longtemps amoureusement léché les plages de la grande île que les humains avaient appelé « Atlantide ».

FIN

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