Une semaine qui commence bien

House md Add comments

Titre : « Une semaine qui commence bien… »

Auteur : Lilou
Disclaimers : Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée « House md »
Spoilers : Fic située après la saison 4
Genre : Smile – Friendship House/Wilson – dans un certain sens romance House/Cuddy
Classification : G
Item : 10-Répliques :
# 100 : « – Tu m’aimes ?
-         C’est une question piège ?
-         Cuddy a dit qu’elle ne m’aimait pas. Même pas un peu.
-         Depuis quand tu crois ce qu’elle dit ?
-         Tu m’aimes toi ?
-         Je…suis sûre que je vais le regretter si je réponds.
-         Bande d’ingrats. »*
Résumé : « Un vent de folie semblait souffler sur Princeton Plainsboro »
N/A : Fic écrite pour le 1er challenge de hmd_frenchfics

Publiée le 09-12-08  

***

La porte de son bureau s’était ouverte, et refermée. Quelqu’un était entré. Il n’avait pas besoin de regarder pour voir de qui il s’agissait. Une seule personne à sa connaissance se permettait d’entrer ainsi, sans frapper. Le silence qui suivit l’incita à lever les yeux du dossier qu’il était en train de remplir.

House était assis sur le canapé, tête baissée, et contrairement à son habitude, muet comme une carpe. Wilson lui lança un coup d’oeil interrogateur, mais n’obtenant pas de réaction, se remit à écrire.

Un assez long moment passa. Le silence n’était troublé que par le chuintement du stylo courant sur la feuille de papier.

- « Tu m’aimes? »

Wilson sursauta et son stylo décrivit une embardée, dessinant une arabesque du plus bel effet sur le compte-rendu de la dernière chimio de Madame Anderson.

Il regarda son ami d’un air suspicieux. Celui-ci n’avait l’air ni ivre ni défoncé. En général, House ne devenait sentimental qu’après avoir ingurgité une dose d’alcool capable de décimer un régiment de marines. Mais cela restait tout de même exceptionnel, même s’il lui arrivait parfois d’exagérer, après certaines journées particulièrement difficiles ou douloureuses. De plus, il n’était pas encore midi, et il ne l’avait jamais vu boire dans la journée.
Et à sa connaissance, la Vicodin ne procurait pas ce genre d’effets secondaires.

- »C’est une question piège? »

Il se demandait si c’était, une fois de plus, une des blagues de potache dont son ami avait le secret… Son imagination fertile n’avait presque aucune limite et Wilson commençait à craindre le pire. Qu’est ce qu’il pouvait bien mijoter encore?

- »Cuddy a dit qu’elle ne m’aimait pas. Même pas un peu. »

OK, c’était donc ça. Il n’y avait pas un jour sans que House et Cuddy ne se disputent comme des chiffonniers, mais ils savaient au fond d’eux-mêmes que tout cela n’était qu’un jeu. Une sorte de bras de fer perpétuel ou chacun prenait le dessus à son tour. Et cela durait depuis des années.
Mais petit à petit, un autre jeu avait commencé à leur insu. La lutte de pouvoir s’était insidieusement transformée en un subtil jeu de séduction dont ils n’avaient d’abord eu conscience ni l’un ni l’autre. Même lui, Wilson ne s’en était aperçu que très récemment. Il avait fallu… Son coeur se serra à cette évocation, la mort d’Amber. Et avant ça, les tentatives désespérées de House pour découvrir ce qui était en train de la tuer. Il avait risqué sa propre vie pour ça. Et pourtant il n’aimait pas particulièrement celle qui lui avait pris son ami. Mais il l’avait quand même fait, sans une seconde d’hésitation, lorsqu’il le lui avait demandé.

Pendant la période où il était resté dans le coma, Cuddy n’avait pratiquement pas quitté son chevet. Après ça, leurs rapports avaient subtilement changé. Pour la plupart des gens, tout semblait être redevenu normal. Mais quelque chose avait vraiment changé. Une tension sous-jacente semblait régner en permanence lorsqu’ils étaient en présence l’un de l’autre. C’était très ténu, presque imperceptible, mais Wilson aussi avait changé. Il arrivait à percevoir ce trouble diffus, comme on perçoit la tension électrique dans l’air avant un orage.

- »Depuis quand tu crois ce qu’elle dit? »

House allait répondre lorsque deux coups discrets furent frappés à la porte, et que Lisa Cuddy en personne fit son apparition. Elle ouvrait la bouche pour parler lorsqu’elle se rendit compte de la présence de House. Elle se figea une seconde, puis tourna les talons et ressortit sans avoir prononcé un seul mot. Wilson était un peu perdu, son regard allait de la porte à House et de House à la porte.

Décidément, le comportement de ses deux amis devenait complètement irrationnel. Un vent de folie semblait souffler sur Princeton Plainsboro. Que s’était-il passé tout à l’heure entre ces deux-là pour susciter une telle réaction?

House s’était levé et se dirigeait vers la sortie. Il se plaça devant lui pour lui barrer le passage, afin de lui demander des explications. Au même moment, la porte se rouvrit sans bruit, et Cuddy fit un pas dans le bureau, sans que Wilson ne s’en rende compte.

Avec un air implorant un peu trop appuyé, House posa la main sur son épaule :

- « Tu m’aimes, toi? »

- « Je…suis sûr que je vais le regretter si je réponds. »

Cuddy fit claquer la porte derrière elle.

- « Bande d’ingrats »

Elle avait vraiment l’air furieux.

- »Et en plus, ils se fichent de moi…! »

Leur tournant le dos, elle se précipita en courant presque hors du bureau, manquant renverser une infirmière sur son passage.

- »Mais… mais enfin qu’est-ce que tu lui as fait, aujourd’hui? »

- »Beuh… rien… Tu m’avais dit d’extérioriser un peu plus mes sentiments… »

- »Et…? »

- »La semaine dernière, pendant qu’elle était à son colloque d’endocrino… »

- »Oui? »

Maintenant, Wilson s’attendait vraiment au pire. Un sourire malicieux éclaira le visage de House :

- »J’ai fait retapisser son bureau avec un joli papier rose imprimé de coeurs rouges… »

FIN

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