221B – Psychologie féminine

Sherlock Holmes Add comments

Titre : « 221B » Psychologie féminine!
Auteur :
Lilou0803
Type :
fanfic
Genre :
Friendship
Fandom :
Sherlock (BBC-2010)
Personnages :
John, Sherlock
Rating :
G
Disclaimer :
L’univers et les personnages de Sherlock Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle, la série « Sherlock » à la BBC


Psychologie féminine

« L’enfer est pavé de bonne intentions »

Il tendait sa main vers la poignée, lorsque la porte s’ouvrit à la volée, et qu’une forme féminine se précipita dans le couloir, non sans le bousculer au passage. Un coup d’œil à la silhouette qui s’éloignait rapidement d’un pas rageur lui permit de l’identifier avec une certaine stupeur. Qu’est ce qui avait bien pu mettre la douce Molly Hooper dans un état pareil?
Hochant la tête dubitativement, il repoussa le battant qu’elle avait claqué derrière elle, et entra dans le laboratoire. Il ne s’était pas trompé, en ne le trouvant pas à la morgue, de penser qu’il découvrirait Sherlock ici. En voyant son ami figé, une main posée sur la joue gauche, l’air stupéfait et le regard fixé sur la porte par laquelle il venait de pénétrer dans la pièce, il comprit aussitôt que la bonne question était : « qui », et non « quoi », avait bien pu mettre Molly dans cet état? Si quelqu’un pouvait arriver à faire sortir la jeune femme de ses gonds, ce ne pouvait évidemment être que Sherlock… Et d’ailleurs, il se demandait comment il n’y avait pas pensé immédiatement, mais Molly avait toujours fait preuve d’une telle égalité d’humeur vis à vis des excentricités de son colocataire, qu’il n’aurait jamais imaginé une telle réaction de sa part. Il finit de franchir le seuil avec un soupir résigné.

- Qu’est ce que tu lui as fait?

- Moi?

- Il y a quelqu’un d’autre ici?

- Je n’y comprends rien, on discutait…

- Ah!

- Quoi, « ah »?

- Rien. Et vous parliez de quoi, si ce n’est pas indiscret?

- Oh, ce n’était pas vraiment une conversation : « bonjour, comment allez-vous », enfin tu vois…

- Je vois. Et… c’est tout?

- OK! Elle était désolée, tu sais… Pour Moriarty. Elle disait qu’elle se sentait responsable, elle s’est mise à pleurer. Je… Je ne savais pas trop quoi faire, je lui ai donné un mouchoir et je lui ai dit qu’elle n’y était pour rien, que ce n’était pas de sa faute, et au lieu de se calmer, elle…

- Elle?

- Elle s’est agrippée à moi en sanglotant de plus belle…

John sentait à présent monter un fou-rire en imaginant la scène, mais il réussit à se contenir et même à conserver un air presque sévère.

- Et alors?

- Et alors… Eh bien je me suis souvenu à temps des soaps bêtifiants que tu regardes à la télé, je lui ai tapoté le dos en lui disant des trucs idiots dans le genre : là, ça va aller, calmez-vous! Ça a même eu l’air de marcher, elle a fini par arrêter de pleurer… Je ne suis pas totalement insensible, je sais qu’elle a subi un traumatisme, on a failli y rester, et elle se sentait mal parce que ce salaud l’avait utilisée contre moi, alors j’ai essayé de me montrer gentil, attentionné, quoi … Tu ne vas pas me le reprocher tout de même, toi qui passes ton temps à me dire que je suis trop froid avec les gens.

- Hem… Je ne sais pas pourquoi, mais une intuition me souffle qu’il n’y a pas eu que ça!

- Elle semblait aller mieux, elle a même levé la tête vers moi en souriant…

- Et alors?

- Eh bien, j’ai pensé qu’elle avait besoin de se changer les idées…

- Hum!

- … Je lui ai proposé de descendre à la morgue pour examiner ensemble le cadavre du noyé qui est arrivé ce matin. Je soupçonne que ce n’est peut-être pas un accident…

John se détourna en émettant un bruit étouffé.

- Après, je n’ai rien compris, elle s’est reculée d’un coup d’un air furax, et m’a administré la gifle du siècle avant de partir en courant… Qu’est ce qu’il t’arrive?

- Un cad…

Écroulé sur une chaise, secoué de spasmes et le visage couvert de larmes, John s’étouffait presque de rire. Il réussit enfin à reprendre son souffle et faillit repartir de plus belle devant l’air vexé de son ami. Il s’essuya le visage de la main.

- Je pense qu’il serait grandement temps, à son âge, que le grand Sherlock Holmes libère une des précieuses cases de son cerveau pour y stocker un peu d’étude de la psychologie féminine!

TBC

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