221B – Mon plus beau cadeau

Sherlock Holmes Add comments

Titre : « 221B » Mon plus beau cadeau
Auteur :
Lilou0803
Type :
fanfic
Genre :
Friendship
Fandom :
Sherlock (BBC-2010)
Personnages :
Sherlock
Rating :
G
Disclaimer :
L’univers et les personnages de Sherlock Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle, la série « Sherlock » à la BBC
Spoiler : post Ep.3

Mon plus beau cadeau

Un claquement sec fit sursauter John, à demi assoupi sur son fauteuil. Il se redressa et leva la tête vers le lit dans lequel Sherlock était assis, le dos calé par une pile de coussins, juste à temps pour rattraper le portable impatiemment repoussé, qui menaçait de tomber par terre.

— Si tu tiens vraiment à te payer un nouvel ordinateur, tu n’es pas obligé pour autant de démolir celui-là ! Si tu n’en veux plus, je suis volontaire pour une adoption, le mien commence à accuser son âge !

— Je m’ennuie !

— C’est une raison pour détruire ton meilleur ami ?

— Mon quoi ?

— Qu’est ce que tu aurais fait sans lui, depuis que tu es ici ? Surtout pendant le temps où j’ai moi aussi été hospitalisé et où tu n’avais personne sur qui passer tes humeurs.

— Mycroft est passé, une fois.

— Et il s’est bien gardé de recommencer…  quand aux infirmières, elles tirent à la courte-paille celle qui aura la malchance d’entrer dans ta chambre… Depuis qu’elles savent que tu vas bientôt sortir, j’imagine qu’elles comptent les heures ! Il n’y a guère de Mrs Hudson qui s’obstine, soit c’est une sainte, soit ta fréquentation régulière à l’effet d’un vaccin contre les sarcasmes… A propos de visites, je me demandais…

— Quoi ?

— Non rien.

— Accouche !

— Eh bien… le soir où j’ai appris que Mycroft était ton frère, vous avez parlé de votre mère. Je… enfin, tu as été gravement blessé, et…

— J’ai demandé à Mycroft de ne rien lui dire, et je suppose que cette fois-ci, il a tenu parole.

— Tu as… mais pourquoi ? Qu’est ce qui s’est passé avec ta mère pour que tu ne veuilles plus la voir ?

— Je n’ai jamais dit que je ne voulais plus la voir. Sa voix s’était soudain enrouée. Elle… je ne suis pas psychopathe, John, ce n’est pas parce que je suis un affreux sociopathe comme tu viens si gentiment de le souligner, que je suis incapable d’éprouver des sentiments, je fais surtout en sorte de les éviter, c’est plus facile. Mais… ma mère… tu sais, en fait, elle me manque terriblement, parfois j’ai presque envie de l’appeler.

— Mais ?

— Je… c’est difficile, je… je ne veux pas qu’elle se sente obligée de venir me voir. La dernière fois…

— La dernière fois ?

— Il y a cinq ans, j’ai traversé une mauvaise passe, je t’en ai déjà parlé, je suis devenu accro à la cocaïne. J’ai été arrêté pour possession de stupéfiants. Lestrade a prévenu Mycroft, qui est intervenu, et l’affaire a été étouffée. Il m’a convaincu de suivre une cure de désintoxication… Je reconnais que je leur doit une fière chandelle, sans Lestrade et Mycroft je ne sais pas où je serais aujourd’hui, mais… je lui avais demandé de ne rien dire à maman, tu comprends, j’étais très proche d’elle, elle était la seule personne qui me comprenait vraiment, qui m’acceptait tel que j’étais, sans vouloir essayer de me faire changer. Elle me connaissait mieux que quiconque et sa plus grande peur était que mon ennui chronique ne me fasse tomber dans la drogue ou dans l’alcool… je ne voulais pas la décevoir, mais… je… parfois… la vie…

— Il le lui a dit ?

— Pour mon bien, soi-disant, et elle en a eu le cœur brisé. Elle est venue me voir, au centre, elle ne m’a fait aucun reproche, mais elle avait l’air si triste, tellement déçue… Ce jour-là, j’ai su que je ne pourrai jamais plus affronter ce regard. Pour elle, je me suis juré de ne jamais replonger, mais l’affection et la reconnaissance que j’avais pu un jour avoir pour mon frère s’étaient transformées en haine, je ne pourrai jamais lui pardonner de m’avoir pris l’amour de la seule personne…

— Sherlock ! Elle était triste, sûrement malheureuse de ce qui t’était arrivé, mais je suis sur qu’elle n’a jamais cessé de t’aimer.

— Je l’ai déçue, j’ai vu dans ses yeux qu’elle ne me regarderait jamais plus comme avant, le Sherlock en qui elle pensait pouvoir avoir confiance était mort…

— Alors tu as décidé de vraiment faire comme si tu étais mort pour elle ! Sherlock, tu ne te rends pas compte ? Tu as réagi égoïstement, tu n’as pensé qu’à toi, comme d’habitude !

— Peut-être, mais crois-moi, je suis persuadé que c’est bien mieux pour elle, j’ai disparu de sa vie, je ne peux plus la faire souffrir !

— Un enfant ne disparait jamais vraiment de la vie de ses parents, quoi qu’il arrive, je dirais même que la place qu’il y occupe y est encore plus grande qu’avant, la souffrance ne s’éteint pas avec le temps ou l’absence, et peu importe ce qu’il avait pu faire. J’ai rencontré assez de familles de compagnons d’armes morts en opérations pour pouvoir te l’affirmer.

— Désolé, mais je ne suis pas de ton avis, et de toutes façons, je ne tiens pas à prendre le risque.

— Même si tu en crèves d’envie ?

— Même si j’en crevais d’envie.

Rejetant les oreillers, il tourna brusquement le dos à son ami.

— Je suis fatigué ! J’ai été gravement blessé, j’ai besoin de repos.

— OK ! Je vais te laisser te… reposer, je repasserai dans la soirée.

Seul un grognement inintelligible lui répondit.

Dans le hall, John ralluma son portable d’un air songeur. En regardant l’écran reprendre vie, il repensait à sa première confrontation avec les deux frères, et à leur affrontement au sujet de leur mère. C’était alors la première fois qu’il voyait Sherlock manifester une fugitive mais très réelle émotion, il s’était très vite repris, retrouvant son habituelle ironie mordante et l’incident était passé presque inaperçu. Avec le recul et à la lumière de ce que venait de lui révéler son ami, il ressentait toute la peine et l’amertume que ce sujet déclenchaient chez lui. Sherlock était un être compliqué, peu de personnes parvenaient à percer la carapace derrière laquelle il se protégeait du monde,  et par orgueil ou par peur du rejet, il s’était lui-même éloigné de la personne qu’il aimait le plus au monde.
Durant les quelques jours où il avait été lui-même en danger, et malgré les courtes visites de Mrs Hudson, et de Lestrade venu recueillir sa déposition, il avait vécu l’angoisse de la solitude de sa chambre d’hôpital, jusqu’au moment où  Harry avait passé le seuil de sa porte. Il n’aurait jamais cru être aussi heureux de voir sa sœur, qu’il le veuille ou non, elle était sa famille et malgré leurs différents, lorsqu’elle avait saisi sa main, il s’était senti apaisé, et la peur de mourir seul s’était peu à peu estompée.

Il considéra encore une fois l’écran du portable, puis composa un numéro que très peu de personnes pouvaient se vanter d’avoir dans leur répertoire :

— Mr Holmes ? John Watson à l’appareil. Non, rassurez-vous, il va bien, mais si vous pouviez m’accorder un moment dans la journée, j’aurais besoin de vous parler…

***

Quelques semaines après…

En entendant la porte s’ouvrir, Sherlock leva les yeux de son ordinateur, avant de les écarquiller.

— Qu’est ce que c’est que ce machin ?

— Ça se voit, non ? Un sapin. Au fait, c’est gentil de m’aider à rentrer les provisions !

Le détective n’esquissa même pas un geste pour se lever du canapé.

— C’est en plastique.

— OK ! Un faux sapin.

— Et puis c’est pas un sapin c’est un épicéa.

— Arrête de faire l’idiot, Sherlock, c’est un sapin…

— Épicéa.

— … de Noël.

— En plastique.

— Évidemment, en plastique, on voit bien que ce n’est jamais toi qui te colles au ménage, je n’ai pas envie de ramasser des aiguilles partout après les fêtes… Et puis il ne restait plus que celui-là, ce qui clôt le débat.

— Et qu’est ce que tu vas en faire ? On ne peut même pas le brûler dans la cheminée.

— Sherlock ! C’est un sapin de N.o.ë.l, pas du bois de chauffage, on va le mettre… voyons, là par exemple, et on va le garnir.

— Pour quoi faire ?

— Comment ça pour quoi faire ? Je ne sais pas moi, pour faire joli, parce que c’est la tradition… Enfin c’est NOËL !

— Je ne suis pas sourd, tu sais !

— Tout  le monde décore sa maison, à Noël !

— Alléluia ! C’est la douce nuit de Noël, la nuit des disputes et des drames familiaux, la nuit de l’année où la solitude est le plus insupportable, la nuit des crimes sordides et des suicides. Toutes les illuminations du monde ne pourront jamais cacher le côté sombre de cette soi-disant célébration de l’amour divin. Réveille-toi, John, Noël n’est qu’une immense duperie mercantile. Qui se soucie encore du sens premier de cette fête ? Est-ce que le fait de décorer un conifère va effacer la misère des rues ? La solitude ? Va faire que des gens comme Moriarty ne tuent plus sans autre raison que de tromper leur ennui ?

— Quel pessimisme ! Tu ne peux donc jamais voir le bon côté des choses ?

— Je ne suis pas pessimiste, je suis réaliste.

— Pessimiste !

— Réaliste !

— Eh bien dans ce cas, tu devrais être content, ça va te donner plein de raisons d’occuper tes pauvres petits neurones au chômage technique.

— Rancœur, jalousie, solitude… rien que des drames des plus ordinaires, il n’y a rien là-dedans qui puisse exciter mon intérêt. Tout au plus de quoi ajouter à la tristesse ambiante.

Ce fut au tour de John d’ouvrir de grands yeux :

— La… tristesse… ambiante ? Depuis quand Sherlock Holmes, le sociopathe de service, ressent-il la tristesse ambiante ? Ils t’ont fait une greffe de sensibilité à l’hôpital ?

— J’ai réfléchi.

— Rien de neuf sous le soleil.

— J’ai réalisé qu’en acceptant d’entrer dans son jeu, j’avais encouragé Moriarty à continuer. Si j’avais refusé…

— Tous ces gens seraient morts, tu ne pouvais pas faire autrement, ce n’est pas pour cela qu’il se serait arrêté. Et même en admettant qu’il l’ait fait, nous n’aurions jamais découvert son identité.

— Si je ne m’étais pas laissé abuser, la première fois, à l’hôpital…

— Tu ne peux pas te rendre responsable de ce qui est arrivé, Sherlock ! Personne n’aurait pu imaginer…

— MOI, j’aurais du ! Son personnage était trop… outré. Il me provoquait, j’aurais du le remarquer.

— Quelle modestie ! Et qu’est ce que tu aurais fait de plus ?

— Je l’aurais tenu à l’œil, j’aurais peut-être pu l’empêcher d’agir.

— Il agissait déjà bien avant de te provoquer.

— Raison de plus, dès l’affaire des faux suicides, je connaissais son nom, j’aurais du savoir que tout ce tout qui suivrait serait lié à lui, je l’ai laissé aller trop loin, et pour finir, je l’ai laissé échapper !

— Tu l’as… Sherlock ! On a failli y laisser la peau, tu ne l’as pas laissé, il a réussi à s’enfuir malgré les forces spéciales envoyées par Mycroft, tu n’y es pour rien, bon sang ! Et arrête de culpabiliser, ça ne te ressemble pas, tu commences à me faire flipper, je crois que je te préfère insensible !

— Pourquoi est-ce que tu ne passes pas Noël avec Harry, tu n’aurais pas à me supporter ? C’est une fête qu’on est sensés passer en famille non ?

— Je l’ai invitée, elle va venir ce soir,

— …

— Ainsi que Mrs Hudson,

— …

— Et deux ou trois autres personnes !

— Non, dis-moi que tu n’as pas fait ça ?

— Ecoute-moi, on a failli mourir, et j’ai réalisé que je n’avais pas vu ma sœur depuis plus de six mois, OK, elle est chiante, mais c’est ma sœur, la seule famille qu’il me reste. Mrs Hudson s’est dévouée sans compter pour nous pendant ces dernières semaines, il me semble que c’est un peu normal de ne pas la laisser passer Noël toute seule, d’autant plus qu’elle s’est proposée pour faire la cuisine… Ne joues pas au sociopathe irrécupérable avec moi, Sherlock, je ne marche plus !

— Humpf ! Et… les autres ? Sarah, je suppose, et…

— Je…

Un grattement se fit entendre contre la porte.

— Je vous dérange ?

— Oh, entrez, Mrs Hudson, mais non, bien sûr que vous ne nous dérangez pas. C’est gentil d’avoir apporté les garnitures, les magasins étaient littéralement dévalisés, une chance que j’ai pu au moins dénicher un sapin.

— Épicéa.

— Mais c’est avec plaisir John, j’en ai beaucoup de reste vous savez, autrefois, je décorais toute la maison pour les fêtes, maintenant je me contente d’un petit sapin dans mon salon.

— … En plastique.

— Arrêtez de râler, Sherlock, vous allez finir par me rappeler Mr Hudson, et croyez-moi, ce n’est pas un compliment ! Étant donné que vous ne semblez pas avoir l’intention de nous aider, allez plutôt faire un brin de toilette et enfiler autre chose que cette robe de chambre. Vous êtes ronchon, mais au fond, vous êtes un gentil garçon, vous n’avez pas l’intention de gâcher la soirée, n’est-ce pas ?

— Bien Nounou, mais je le fais pour vous, pas pour cet énergumène et ses invités.

— C’est cela… Vous devriez mettre votre jeans noir et la chemise qui va avec, ils vous donnent un air de vampire romantique très tendance.

— C’est Noël, pas Halloween.

— Et alors, les vampires n’ont pas le droit de fêter Noël ?

— Mrs. Hudson, vous regardez trop la télé… Rien d’autre, pas de lavallière ni de manchettes en dentelle de Bruges ? Qui sait, je réussirais peut-être à ressembler à Tom Cruise.

— Disparaissez, insolent … Au fait, vous êtes charmant quand vous souriez, vous devriez essayer plus souvent !

Lorsque Sherlock eut refermé la porte de sa chambre, elle se tourna vers John :

— … Vous lui avez dit ?

— Non, vous êtes arrivée à point nommé. Bon, on s’y met ?

***

Un délicieux fumet s’échappait de la cuisine où Mrs Hudson mettait la dernière touche à ses préparatifs, Harry était déjà arrivée et s’était lancée dans une discussion animée dont elle fournissait à elle seule la majorité des questions et des réponses. Affalé dans le canapé, Sherlock semblait fasciné. Lorsqu’elle se leva pour aller voir si Mrs Hudson n’avait pas besoin d’un coup de main, il commenta à voix basse :

— Intéressant sujet d’étude, elle est toujours comme çà ?

— La plupart du temps, oui.

— Je comprends pourquoi  Clara a demandé le divorce, ceci dit, c’est plutôt reposant si on arrive à faire abstraction du son.

Le heurtoir de la porte d’entrée retentissait, d’un bond, John fut sur ses pieds.

— Je vais ouvrir !

— C’est çà, et prends ton temps pour les effusions. Non mais franchement, tu t’es vu, un véritable ado.

Il s’était levé, et fourrageait dans le bazar qui encombrait le dessus de la cheminée. Les pas de deux personnes se faisaient entendre dans l’escalier, il ne se retourna pas lorsque la porte s’ouvrit.

— Bonsoir, Sarah, comment vas-tu ?

— Bonsoir mon chéri !

Il se retourna brusquement, et bouche-bée, laissa échapper le CD qu’il tenait à la main.

— Maman !

Souriante malgré l’émotion palpable, elle ouvrit les bras.

— Eh bien, tu ne vas pas rester planté là à me regarder comme si j’étais un fantôme, viens m’embrasser, Sherlock. Depuis tout ce temps !

Les yeux un peu trop brillants, il s’approcha et serra la femme contre lui.

— Maman !

Échappant à son contrôle, deux grosses larmes glissaient le long de ses joues sans qu’il s’en rende compte pendant qu’il l’embrassait, et l’étreignait à l’en étouffer. John était discrètement allé rejoindre sa sœur et Mrs Hudson dans la cuisine. Sherlock finit par desserrer son étreinte, il tenait sa mère à bout de bras, comme s’il ne pouvait se résoudre à la lâcher.

— Comment…

— Mycroft est en bas, il paye le taxi.

— Ah ! Je me doutais bien…

— Et  vous allez me faire le plaisir de cesser ces chamailleries puériles, au moins pour ce soir. C’est un tel bonheur de passer cette soirée avec vous deux, que je veux que rien ne vienne le gâcher.

— Pour ce qui me concerne, c’est promis, maman.

— Tiens, Mycroft le lèche-bottes !

— Sherlock !

— Pardon, maman, c’est promis. Bonsoir Mycroft, comment se porte le gouvernement britannique ?

— Il survivra. Et toi ? Tu as l’air de bien te remettre.

— J’ai un médecin à domicile, ça aide.

Un ange passa. John rompit le silence en proposant les apéritifs et la conversation devint générale, ou presque, Sherlock se contentant d’émettre quelques monosyllabes à intervalles réguliers. Son regard ne quittait pas sa mère, comme s’il n’en revenait pas de la voir près de lui.
Le repas était délicieux et se termina tard dans la soirée, après le dessert, réunis autour de la cheminée, les convives se laissaient aller à une agréable torpeur. Le premier coup de minuit résonnait dans la nuit londonienne lorsque la lumière s’éteignit brusquement, seules les flammes du foyer continuaient à éclairer vaguement la pièce.
John commençait à se lever pour aller vérifier le compteur lorsqu’il sentit une main peser sur son épaule, l’obligeant à se rassoir. Avant que quiconque ait pu prononcer une seule parole, le chant d’un violon s’éleva dans l’ombre derrière eux, ce fut un moment magique, le temps se suspendit l’espace d’une mélodie emplie de douce nostalgie, et chacun sentit monter en lui la magie d’un instant de grâce. Les dernières notes de « White Christmas » semblèrent résonner longtemps dans l’obscurité, même les respirations semblaient suspendues, puis la lumière revint. Mme Holmes ne songeait pas à essuyer les larmes qui noyaient son visage, Mycroft regardait son frère d’un air abasourdi, les trois autres étaient comme pétrifiés, puis Sherlock s’assit par terre, prit la main de sa mère dans les siennes et la porta à ses lèvres.

— Joyeux Noël, maman !

L’attirant à elle, elle posa son autre main sur sa tête et caressa doucement ses cheveux puis son visage.

— C’est le plus beau cadeau que j’ai jamais reçu.

Un peu plus tard, après le départ des invités, Sherlock et John se retrouvèrent devant la cheminée pour un dernier verre. Les yeux fixés sur les flammes, ni l’un ni l’autre ne se décidait à rompre le silence.  John leva son verre vers son ami.

— Joyeux Noël !

Sans répondre, Sherlock leva aussi son verre, avant de le porter à ses lèvres et de le vider, puis il se leva et se dirigea vers sa chambre. Au moment de poser la main sur la poignée de la porte, il se retourna vers son ami qui n’avait pas bougé.

— John, je… Merci !

Avant de disparaitre dans son repaire.
Il ne vit pas le visage de John s’illuminer d’un large sourire, pendant qu’il se levait et se dirigeait vers l’escalier qui menait à sa propre chambre en fredonnant à voix basse un chant de Noël qui parlait d’espoir, d’amour et de joie.

TBC

Print This Post

Mots-clefs :


Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.

Designed by NattyWP Wordpress Themes.
Images by desEXign.