The heart never lies

House md Add comments

Titre : “The heart never lies”
Auteur : Lilou
Disclaimers : Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée « House md »
Spoilers : post saison 4
Genre : Friendship House/Cuddy (et même un tout petit peu plus)
Classification : G
Résumé : “ Cuddy a été admise en urgence à l’hôpital ce matin”
Item : 40 mots
# 34 : Canard
N/A : On peut mentir avec des mots, un peu moins avec le corps, encore moins avec les yeux, mais le coeur ne ment jamais. (Pensée profonde de bibi… Lol)
Fic écrite pour le 1er challenge de hmd frenchfics

Publiée le 20-01-09

***

Il courait dans le parc. L’air était doux et léger, et le vent frais de la course lui fouettait le visage. Sensation de légèreté et de liberté. Muscles souples jouant sous la peau. Il pouvait presque sentir le sang circuler dans ses veines. Il avait la sensation de pouvoir courir ainsi pendant des heures sans s’arrêter. Il ne s’était jamais senti aussi bien.
Il fit halte au bord du petit lac pour vérifier son pouls. Une escadrille de canards  convergea vers lui en formation serrée. Il leur lança les quelques bouts de pain qu’il avait emportés dans ce dessein. Le spectacle de la bousculade qui s’ensuivit amena un sourire sur son visage et il fut tenté de s’asseoir un moment sur l’herbe pour profiter du soleil matinal.

Une sonnerie stridente sema soudain la panique chez les volatiles, qui prirent leur envol avec un bel ensemble. Un seul d’entre eux était resté sur l’étang. Tournant la tête vers lui, il lui dit :

- Tu ferais peut-être mieux de répondre!

Avant de s’envoler à son tour.

La sonnerie insistante de son portable posé sur le chevet finit par le tirer de son sommeil. Il ouvrit les yeux, un peu étonné d’être dans son lit, tant son rêve avait paru réel.

Le téléphone et sa jambe ne tardèrent pas à le rappeler à la réalité.

Un coup d’œil au réveil, en décrochant, lui indiquait 5h30. Il aboya  un « Allo? » rageur à l’adresse de son interlocuteur, quel qu’il fut. En l’occurrence, Wilson.

- Non, mais t’as vu l’heure? On est dimanche, merde!

- Arrête de râler! On a besoin de toi. Cuddy a été admise en urgence à l’hôpital ce matin.

- Cuddy!

Maintenant, il était tout à fait réveillé.

- J’arrive!

Un quart d’heure plus tard, il garait sa moto sur le parking.
Lorsqu’il entra dans le hall, une effervescence inhabituelle pour cette heure matinale y régnait. Un policier lui barra le passage. Il l’aurait frappé, sans l’intervention de Cameron qui guettait son arrivée postée près de la porte d’entrée.

- C’est le Dr House, c’est lui qu’on attend!

- Qu’est-ce qui s’est passé?

- On ne sait pas au juste, il semble qu’elle ait été agressée hier soir en partant. Personne n’a rien vu. Les infirmières qui venaient prendre leur service du matin l’ont trouvée sans connaissance près de la porte. Elle a une sale plaie à la tête, elle a du être frappée par derrière, mais les examens n’ont rien révélé de grave. Elle est en hypothermie et toujours dans le coma. J’étais de garde ce matin. J’ai téléphoné, mais vous n’avez pas répondu, alors j’ai appelé Wilson…

- Le dimanche, je décroche mon fixe, et je ne me sers pas de mon portable habituel, pour avoir la paix. Seuls Wilson, Cuddy et ma mère ont le numéro.

L’ascenseur s’arrêtait au second étage. House jeta un coup d’oeil reconnaissant à Cameron.

- Merci de l’avoir installée ici!

La voir ainsi, allongée sur ce lit d’hôpital, un bandage autour de la tête et aussi blanche que les draps lui causa un choc.
Les malades, souvent en piteux état, étaient son lot habituel, mais là, il s’agissait de Cuddy!
Il avait la bouche sèche et une boule lui serrait l’estomac. Elle paraissait si fragile, si vulnérable! Avec tous ces tubes branchés dans les veines et le nez!
Wilson s’était levé à son entrée.

- Sa température commence à remonter. Les examens sont normaux, la plaie est spectaculaire mais relativement bénigne, les constantes sont bonnes, mais elle ne semble pas vouloir sortir du coma… House! Tu vas bien?

-…

- House!

- Désolé! J-je…

Le visage d’Amber s’était un instant superposé à celui de Cuddy. Le cauchemar recommençait! Et cette fois…

- Assieds-toi!… House!… Regarde moi!… Ca… ça n’a aucun rapport!…

- Je, j’aimerais… Est-ce que tu peux…

- OK, je repasserai un peu plus tard.

Le front posé sur la poignée de sa canne, il revoyait l’année écoulée se dérouler comme un film.
Les nouveaux canetons… Il s’était bien amusé à former sa nouvelle équipe! Combien de fois avait-il fait enrager Cuddy? Pour l’amener finalement exactement là ou il l’avait voulu…

Et puis il y avait eu Amber. Elle avait éloigné Wilson de lui et il lui en avait voulu. L’avait-il vraiment détestée, cette femme qui lui ressemblait par tellement de côtés? Elle était belle, attirante, il respectait son intelligence, mais il ne l’avait jamais désirée… Peut-être était-elle trop proche de lui, tout compte fait!

Et puis il y avait eu… l’accident… Il avait tout fait pour la sauver, allant jusqu’à risquer sa propre vie, mais en vain.
Il en était ressorti avec une fragilité nouvelle. Bien sûr, il ne l’aurait jamais admis devant personne, mais lui, il le savait. Il n’arrivait plus malgré tous ses efforts à rester indifférent, à se détacher totalement des cas qu’il traitait. Son armure commençait à se craqueler, et son infaillibilité risquait un jour de s’en ressentir. Il fallait qu’il se reprenne sérieusement…

Et puis il y avait… Cuddy!
Cuddy qui l’avait soutenu, épaulé, soigné. Qui lui avait permis de récupérer toutes ses facultés, l’obligeant à poursuivre sa rééducation alors qu’il avait voulu tout abandonner, se sentant trop coupable de vivre encore après la mort d’Amber et devant la douleur de Wilson.
Cuddy qu’il avait fini par… Il n’arrivait pas encore à se l’avouer, à prononcer ce mot. Mais il sentait sa résistance s’émousser de jour en jour.
Il avait voulu se mentir, se retrancher derrière sa carapace, mais maintenant, devant cette menue jeune femme étendue là, si fragile,  il lui fallait bien se rendre à l’évidence.

Avec un profond soupir, il leva les yeux vers elle, et sentit sa gorge se nouer. Et si elle ne se réveillait pas!
Il n’arrivait plus à penser rationnellement, où était Grégory House?

Finalement, il avait raison. Ne jamais s’impliquer, ne pas connaître les patients. Considérer chaque cas comme un cas d’école et ne jamais rencontrer les personnes. C’était la seule solution!

- House! Vous devez vous reposer. Allez dormir un peu, je resterai avec elle.

- Fichez-moi la paix!

- Ca fait trois jours et deux nuits que vous êtes là, sur ce fauteuil, sans manger ni dormir. Vous croyez que c’est comme ça que vous allez l’aider?

- Foutez le camp ou je vous botte le cul!… Chase viendra me casser la gueule, et vous aurez deux malades à soigner au lieu d’un.

- OK, comme vous voulez. Combien de temps croyez-vous que vous allez tenir comme ça? Quand vous serez assez HS, vous serez plus avancé!

- Cassez-vous!

Troisième nuit. Etat stable, mais toujours dans ce coma inexplicable. On avait fait et refait tous les examens possibles.

Il ne voulait pas la quitter. Il ne voulait pas dormir. Il ne prenait même plus ses comprimés, pour que la douleur le tienne éveillé.
Il se leva avec difficulté. Sa canne ne suffisait plus, il était obligé de s’appuyer sur les murs et les rares meubles de la chambre pour maintenir son équilibre. Il la regardait avec une intensité désespérée, scrutant son visage pour essayer de repérer le moindre changement qui indiquerait un réveil prochain. Il posa doucement sa main sur ses cheveux, caressant les boucles brunes, les enroulant autour de ses doigts avec tendresse.

Depuis qu’il était là, c’était la première fois qu’il la touchait, il n’aurait pas pu expliquer cette peur qui l’en avait empêché avant. Ses doigts dessinaient maintenant doucement les lignes de son visage. Ils s’attardèrent un instant sur sa bouche avant de revenir se poser sur sa joue.

- Lisa, réveille-toi, reviens…

Avait-il senti un frémissement ténu, entendu un léger soupir, ou ses sens abusés par le manque de sommeil… Mais non, rien n’avait changé sur le visage de la jeune femme.
Il rapprocha le fauteuil et s’assit plus près du lit, prenant la main de Cuddy dans les siennes.

- Cuddy, vous devez vous réveiller maintenant! L’hôpital a besoin de vous! Vos employés, vos malades ont besoin de vous! J’ai besoin de ma dose de disputes, moi!

Sa tête retomba. Ses paupières rougies étaient brûlantes de douleur, de fatigue, de sommeil, et peut-être d’autre chose.

- Je…  j’ai… besoin… de… toi.

Cette fois, il ne rêvait pas, il avait bien senti un tressaillement. Il leva la tête, et son regard plongea dans les yeux grands ouverts de Lisa Cuddy.

FIN

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3 Responses to “The heart never lies”

  1. Karine Says:

    dans la suite de ta fictions, il se passe quoi?? je veux dire, elle a entendu ce qu’il a dit ou pas?

  2. Lilou Says:

    Il parait que lorsque quelqu’un est plongé dans le coma, il peut quand même ressentir la présence des gens, entendre ce qui ce dit autour de lui… A toi de conclure!

  3. Linnie Says:

    My family members every tije say that I am wastibg my time here at net, but I know I am getting experience daily by reading such pleasant content.

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