Une simple parenthèse -1

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Titre : Une simple parenthèse – chapitre 1 : “Coup de chaleur”
Auteur : Lilou

Disclaimers : Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée « House md »
Genre : friendship House/Cuddy
Classification : G

Résumé : “c’est crevant, une journée de lessive!”
N/A :
Fic écrite pour le 1er challenge de
hmd frenchfics
Item : 10 répliques
# 97 : « - C’est la chose la plus désérotique que j’ai jamais vue »

Cette fic fait suite à « Le slip de Woody Allen » – de Sganzy

Publiée le 01-02-09

***

Chapitre 1 – Coup de chaleur

*

Il se réveilla en sursaut, la bouche sèche et la tête lourde, en proie à une soif inextinguible. Il avait rêvé qu’il était perdu dans le désert. Au moment où il atteignait l’oasis tant espérée, celle-ci s’était révélée n’être qu’un mirage, et sa main, qu’il avait cru plonger dans une eau fraiche et bienfaisante, ne serrait plus qu’une poignée de sable brûlant.

Il se souleva sur un coude et fronça les sourcils, en proie au doute… Il était allongé sur des serviettes, dans un lit inconnu. Un coup d’œil autour de lui lui révélait une chambre manifestement féminine. Lorsqu’il voulut se redresser, une sensation de brûlure dans le dos lui arracha une grimace de douleur, et un vertige l’obligea à se rallonger. Un clapotis d’eau tombant en pluie lui parvint, avivant encore sa soif. Quelqu’un prenait une douche. Il ferma les yeux, essayant de se souvenir de ce que lui dissimulait son esprit embrumé. Il ne savait ni où il était, ni ce qu’il faisait là.

Elle ferma le robinet, et tendit la main hors du rideau pour attraper une serviette, qu’elle enroula autour de son corps avant de sortir de la douche et d’en attraper une deuxième avec laquelle elle commença à sécher ses cheveux.

Elle alla jeter un coup d’œil par la porte entrouverte de sa chambre : il s’était retourné en dormant. Il était maintenant allongé sur le dos. Dans le sommeil, son visage perdait son expression sarcastique et ses petites rides de douleur s’estompaient. Son regard s’attarda sur le torse nu et le haut du ventre, juste au-dessus de la ceinture du jeans, et elle avala sa salive : si elle restait là quelques minutes de plus, elle serait obligée de retourner sous la douche… froide!
Quelque chose cependant la fit soudain basculer en mode « médecin » : sa respiration, sifflante et oppressée, n’évoquait plus du tout le sommeil dans lequel il semblait pourtant profondément plongé.

Elle lui secoua légèrement une épaule pour le réveiller, mais n’obtint aucune réaction. Par contre, sa peau brûlante et son pouls anormalement élevé finirent de l’alarmer. Posant une main sur son front, elle estima que sa température devait dépasser les 39°C.  Lorsqu’elle souleva ses paupières, ses yeux lui confirmèrent qu’il était bel et bien inconscient. Cette fois, il ne jouait pas la comédie! Il agita la tête, et laissa échapper un gémissement.

Un sentiment de culpabilité bien connu monta en elle : - Insolation! - Il n’avait pas seulement attrapé un bon coup de soleil, c’était beaucoup plus sérieux que ça! - Quelle idiote, et moi qui était vexée qu’il se soit endormi… Alors que ce n’était que le premier symptôme! -

Avant tout, il fallait le rafraichir et l’hydrater au maximum. L’idéal aurait été de le mettre sous la douche, mais pour cela, il aurait fallu qu’il soit assez conscient pour se déplacer!

Ramassant toutes les serviettes qu’elle put trouver, elle alla les tremper dans l’eau froide pour l’en recouvrir, les renouvelant régulièrement, au fur et à mesure qu’elles se réchauffaient au contact de son corps. Elle avait posé une poche à glace sur son front et baignait d’eau fraiche son visage écarlate.

Enfin, il commença à émerger lentement de sa torpeur. Peu à peu, sa respiration et son rythme cardiaque redevinrent presque normaux.

Lorsqu’il ouvrit enfin les yeux, le regard fiévreux qu’il posa sur elle était étrangement absent. Il articula « soif », et ce simple mot semblait lui avoir coûté un effort considérable. Elle lui souleva la tête d’une main, pendant qu’il avalait péniblement quelques gorgées du verre d’eau qu’elle tenait de l’autre, avant de se laisser retomber sur l’oreiller.

- « House!… Ne vous rendormez pas!… Ouvrez les yeux!… Regardez-moi!… »

Il obéit avec difficulté, ses yeux étaient vitreux et sans expression.

- « Il va falloir que vous m’aidiez! Je vais vous aider à aller jusqu’à la salle de bains, mais il va falloir que vous essayez de marcher!

- « … »

- « Vous m’entendez? Vous avez compris ce que je viens de dire? »

- « … »

- « House!!! »

- »Mar…cher »

- « Oui, c’est ça! Je vais vous aider! Vous allez essayer de vous lever! »

Avec difficulté, elle réussit à le faire assoir au bord du lit. - Et maintenant? -

Après lui avoir mis sa canne dans la main droite, elle s’assit à côté de lui et passa son bras gauche autour de son cou. Puis elle l’entoura de son bras droit pour l’aider à se mettre debout. Ils y parvinrent enfin après plusieurs essais. Elle avait conscience de lui faire mal au dos, mais il n’y avait aucun moyen de faire autrement.

Il s’appuyait sur elle et sur sa canne de tout son poids, et elle pensa qu’ils n’y arriveraient jamais. Lorsqu’elle le fit enfin assoir sur l’abattant de la cuvette des toilettes, elle était épuisée. Il n’avait toujours pas prononcé un mot et son regard était toujours aussi vide.

Elle s’agenouilla devant lui pour déboutonner son jeans, ironisant en elle-même sur le fait qu’il devait être bien mal en point pour ne pas faire de réflexions libidineuses sur leurs positions respectives. Puis elle l’aida à se relever et réussit à faire glisser le pantalon à ses pieds. Son cœur se serra, comme à chaque fois que la cicatrice de sa cuisse droite  lui rappelait qu’elle était en grande partie responsable de son handicap.

La baignoire était hors de question : le rebord était bien trop haut pour qu’il arrive à le franchir dans son état. Elle réussit à le faire entrer dans la cabine de douche. Lui appuyant le dos contre le carrelage, elle réalisa alors qu’elle allait devoir rester avec lui pour le soutenir - finalement, elle allait bel et bien la prendre, sa douche froide… Ironie, ils allaient même la prendre ensemble! - . C’est seulement à ce moment-là qu’elle se souvint qu’elle était vêtue d’un épais peignoir éponge, qu’elle avait enfilé à la hâte à la place de sa serviette de bain. - Tant pis! -

Elle ouvrit le robinet, s’efforçant de l’aider à rester debout, plaquée contre lui, l’entourant de ses bras, se concentrant sur l’effort à accomplir pour l’empêcher de glisser le long du mur, oubliant la cataracte d’eau glacée qui s’abattait sur eux.

Du temps s’était écoulé. Les larmes s’étaient mises à couler sur son visage, elle grelotait en claquant des dents. Elle ne s’aperçut pas tout de suite que sa charge s’était allégée, et c’est seulement lorsque l’eau cessa brusquement de tomber qu’elle prit conscience qu’il l’avait libérée de son poids et avait arrêté la douche.

Sa main remonta jusqu’à son visage, il lui releva doucement le menton et écarta les cheveux plaqués sur son visage. Ses yeux avaient repris leur clarté azuréenne, et plongeaient dans les siens avec une expression qu’elle n’y avait jamais vue… reconnaissance?… Tendresse?… Cela dura quelques secondes à peine, avant que l’habituelle lueur ironique ne prenne le relais :

- « Oh… mon… Dieu!… C’est la chose la plus désérotique que j’ai jamais vue!… Pour une fois qu’on prend une douche ensemble… Vous ressemblez à une éponge trop imbibée!…  Allez vous sécher! »

Un rire nerveux la secoua. Elle savait que c’était sa manière à lui de cacher sa gêne de s’être montré si vulnérable… Et de se soucier d’elle à son tour.

- « Vous êtes sur que… ça va aller? »

- « Allez vous sécher… Et passez-moi ma canne! »

Lorsqu’il la rejoignit un peu plus tard, d’une démarche encore mal assurée, après avoir ré-enfilé son jeans, elle était assise au bord de son lit, les bras croisés sur l’estomac. Le peignoir trempé, qu’elle avait remplacé par son jumeau, gisait abandonné par terre. Elle était vidée, moralement et physiquement.

Il s’assit à côté d’elle et passant son bras autour de ses épaules, il l’embrassa sur la joue.

- « Merci, dr Cuddy! »

Puis avec un léger sourire en coin destiné à désamorcer la tension :

- « … Mais ne vous imaginez pas que vous détenez le pouvoir absolu sur moi parce que vous m’avez presque ressuscité, après m’avoir presque tué, espèce de Frankestein femelle! »

Raté!… Elle éclata en sanglots convulsifs, se blottissant contre sa poitrine tandis qu’il caressait maladroitement ses cheveux mouillés, ne sachant pas comment la consoler. Finalement, il l’allongea doucement sur le lit, la tenant toujours entre ses bras, et elle finit par sombrer dans le sommeil, où il ne tarda pas à la rejoindre.

A moitié endormi, il eut une pensée amusée pour Wilson : - Eh bien finalement, ça ne l’a peut-être pas conduite dans mon lit, mais ça m’a conduit sur le sien… En attendant mieux… -

C’est vraiment crevant, une journée de lessive!

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