Une simple parenthèse -2

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Titre : Une simple parenthèse – chapitre 2 : “Une fois… Juste une fois!”
Auteur : Lilou
Disclaimers : Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée “House md”
Genre : House/Cuddy
Classification : NC-17
Avertissement : Scène à caractère sexuel
Résumé : “Ce soir, elle vivrait son rêve jusqu’au bout!”
Fic écrite pour le 1er challenge de hmd_frenchfics
Item : 20 expressions
#45 : « chose promise, chose due »

N/A : Cette fic fait suite à “Coup de chaleur”

Publiée le 22-02-09

***

Chapitre 2 – Une fois, juste une fois…

*

Elle se demandait combien de temps elle pourrait encore tenir.

Depuis qu’elle s’était réveillée entre ses bras, elle tentait de résister à la tentation de le toucher. De poser ses mains, ses lèvres, sur cette poitrine offerte dans l’abandon du sommeil.
Elle essaya de penser à autre chose. Mais les problèmes administratifs de l’hôpital lui semblaient dérisoirement abstraits à côté de la chaleur et du magnétisme dégagés par l’homme étendu à côté d’elle. Il bougea et roula sur le dos, l’entourant toujours de son bras droit, resserrant même son étreinte, comme pour la garder au plus près de lui. Il était pourtant bel et bien endormi, le souffle régulier, totalement abandonné, et le visage détendu comme elle ne l’avait jamais vu auparavant.

Se soulevant légèrement sur un coude, elle posa presque timidement le bout de ses doigts sur le haut de sa pommette, là où des rides de souffrance apparaissaient d’habitude au coin de ses yeux. Elle laissa doucement sa main descendre le long de sa joue, suivant la ligne du maxillaire, glissant sur ses lèvres comme une brise légère, effleurant son menton et coulant le long de son cou, pour finir son chemin aérien sur le haut de sa poitrine.
Elle s’immobilisa soudain. “Qu’est ce que je suis en train de faire!” Il n’y avait pas d’issue, pas de chemin possible pour eux. Ils étaient condamnés à suivre des routes différentes, quoique parallèles. Il voulait affronter tout seul les écueils de son chemin de croix. Elle le savait. Entre eux, il ne pouvait y avoir que de brèves parenthèses. Elle voulait plus, beaucoup plus que ce qu’il était disposé a lui donner… Mais d’un autre côté…

Son torse se soulevait et s’abaissait régulièrement sous sa main, au rythme de sa respiration, redevenue tout à fait normale maintenant… Elle avait eu si peur pour lui, cet après-midi! Ses doigts commencèrent malgré elle à dessiner de petits cercles sur la poitrine de l’homme, qui émit un léger grognement dans son sommeil. Une ombre de sourire détendait maintenant les coins de ses lèvres et elle eut envie de l’embrasser. Il était à sa merci et cette pensée la fit sourire à son tour… Une spirale brûlante montait dans son ventre. “Une fois… Juste une fois!”

Elle se rapprocha encore de lui et sa bouche se posa à la naissance de son cou, là où palpitait la carotide. Elle pouvait sentir battre son cœur sous ses lèvres. Elle ferma les yeux, savourant un instant cette sensation tandis que sa main, poursuivant son exploration, arrivait maintenant à la frontière de sa ceinture, sous laquelle elle s’insinuait pour caresser son ventre ferme du bout des doigts. Le souffle de House s’accéléra et sa tête s’agita sur l’oreiller. Il n’allait pas tarder à se réveiller. Sa décision était prise : ce soir, elle vivrait son rêve jusqu’au bout, et tant pis si le réveil était rude. Demain serait un autre jour! Se redressant légèrement, elle passa sa jambe droite au dessus de lui et posa ses lèvres sur les siennes.

Il rêvait! Il était forcément en train de rêver! Pourtant ces lèvres souples et douces plaquées contre les siennes paraissaient bien réelles et les mèches de cheveux qui lui chatouillaient le cou étaient encore humides… Sans ouvrir les yeux, pour mieux goûter chaque instant de ce délicieux réveil, il referma ses bras sur la femme au moment où sa langue forçait la barrière de ses lèvres. Elle était à moitié allongée sur lui, une de ses mains s’affairait sur la ceinture de son jeans, l’autre lui caressait doucement la nuque, et les mouvements de sa cuisse, posée sur son bassin, commençaient à le mettre au supplice. Un délicieux supplice.

Au diable la raison, il réfléchirait plus tard! Il desserra son étreinte pour glisser ses mains à l’intérieur du peignoir éponge. Sa peau était douce et chaude. Elle se redressa un peu pour lui permettre de faire glisser le vêtement sur ses épaules, l’entraînant dans son mouvement, offrant ses seins à ses mains et à sa bouche avides, et lorsqu’il saisit un mamelon entre ses lèvres, elle se cambra avec un râle de plaisir. Ses longs doigts, qu’elle aimait tellement, traçaient maintenant sur sa peau un chemin de caresses toujours plus audacieuses. Leur souffle se faisait rauque et saccadé, à l’unisson des battements précipités de leur cœur. Elle ne se souviendrait jamais comment il s’était débarrassé de son jeans. N’y tenant plus, elle le repoussa sur le lit de la paume de sa main, plongeant ses yeux dans les siens, avant de se laisser glisser sur lui, son bassin entamant une danse lascive qui porta rapidement leurs sens au paroxysme. Le contact des mains de House, caressant ses seins, sa taille, ses hanches, décuplait son plaisir. Elle jouit très vite, dans un gémissement presque douloureux. La tension avait été si forte que ses yeux étaient remplis de larmes. Elle s’abattit sur lui, le cœur emballé et le souffle court. Il déposa un baiser dans son cou, allégeant pour un moment ses caresses, et lorsqu’il sentit ses muscles se relâcher un peu, il la fit basculer sur le dos. Son corps était voluptueux et affamé, il y plongea avec ferveur, dans un va et vient tantôt langoureux, tantôt presque brutal. Elle ondulait sous lui, balbutiant des mots sans suites, absorbée par son plaisir. Au moment suprême, leurs regards assombris se confondirent, et ils eurent un instant la sensation, tant leur osmose était totale, que leurs corps soudés n’en faisaient plus qu’un. Arc-boutée sous l’homme qui la comblait, les ongles plantés dans sa chair, Lisa cria sa jouissance pour la seconde fois tandis qu’il se déversait en elle dans un orgasme qui les laissa pantelants. Un long moment s’écoula avant que leur souffle ne redevienne normal, que se calment les battements désordonnés de leur cœur, et que leurs muscles se détendent.

Le silence s’était abattu sur la pièce. Un silence que ni l’un ni l’autre n’osait briser le premier.

- Lisa Cuddy… démon succube, Lilith réincarnée! En un après-midi vous trouvez le moyen de me faire rôtir dans les flammes de l’enfer, de me noyer sous des cataractes d’eau glacée, et de finir par abuser de moi dans mon sommeil!… Ça doit être ce qu’on appelle souffler le chaud et le froid… Si j’avais su, je vous aurais fait faire ma lessive plus tôt!

Il déposa un baiser sur la pointe de son sein gauche.

- Tu es…

Elle hésitait entre le rire et les larmes. Avant qu’il ne puisse continuer, elle lui coupa la parole :

- En ce qui concerne la lessive, chose promise, chose due, mais…

Son regard s’assombrit

- Pour le reste, je… je crois qu’on devrait en rester là!

House la regardait d’un air stupéfait.

- Mais… Je… Tu…

- Je t’en prie, laisse moi finir! C’était… Merveilleux… Magique! C’était… Un moment hors du temps, entre parenthèses… Mais… C’est fini!… Ça ne peut pas continuer, Tu… Vous le savez aussi bien que moi. Jamais ça ne marcherait!… Je… je veux plus que vous ne pouvez me donner. Nous finirions immanquablement par nous déchirer, et puis par nous détester. Et… Je ne veux pas te détester! Vous représentez trop de choses pour moi, Grégory House!… Alors je vous en prie… Je t’en supplie… Ne dites rien! Sinon… Sinon je vais me mettre à pleurer, et j’aurai encore l’air pathétique…!

L’attirant doucement à lui, il déposa un baiser léger sur son front et l’entoura de ses bras. Il ne trouvait rien à répondre. Elle avait raison… Mais d’un autre côté…

- J’aime les parenthèses! On n’en utilise pas assez… Si jamais… Si Lilith revient vous posséder, je… Je veux bien t’aider à l’exorciser de nouveau…

Ils se regardèrent en souriant. Le regard plein de tendresse qu’il posait sur elle la bouleversait.
Puis la petite étincelle ironique revint naître au fond de ses yeux et un sourire malicieux éclaira son visage. Il lui donna une petite claque sur les fesses en plantant un baiser sur ses lèvres :

- Et si avant de refermer la parenthèse on allait vérifier si le robinet d’eau chaude de la douche fonctionne?… Et cette fois, tu laisses ton peignoir au vestiaire!

FIN

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