Le veilleur dans l’ombre -11-

Harry Potter Add comments

Disclaimer : L’univers et les personnages d’Harry Potter ne m’appartient pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés. Personnages : S.Snape, R.Lupin, et les autres… Résumé : Après la mort de Dumbledore… Je sais, ce n’est pas grand chose, mais ça résume assez bien la situation

La deuxième alliance

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—Je… J’ai trébuché dans le noir. Tenta t-il de se justifier en se relevant. Il était conscient des larmes sur son visage, mais il espérait que Lupin ne remarquerait rien dans l’obscurité. Il récupéra le sac qu’il avait amené avec  lui, et tenta d’affermir sa voix, de prendre un ton neutre. « Tu connais les lieux. Je suppose qu’il y a une pièce, au rez-de-chaussée, ou l’on pourra être tranquille pendant quelques heures ? » —Pourquoi ici ? —Parce que Potter a apparemment eu la bonne idée de venir passer Noël à la maison, et que c’est encore ici que nous nous ferons le moins remarquer, tout bêtement. Remus continuait à le regarder d’un air dubitatif, il n’était visiblement pas dupe de son apparent détachement, ni de l’ironie de ses propos, mais Dieu merci, il s’abstint de la moindre question. Un rapide sort de nettoyage avait débarrassé le salon de la plupart des toiles d’araignées, et de la poussière accumulée au fil des ans. Plusieurs sortilèges de protection et de silence leur permettraient de passer inaperçus d’éventuels ‘pèlerins’. Lupin avait lancé un sort anti-fumée sur la cheminée avant d’y allumer un feu. A présent, ils étaient installés dans deux fauteuils, de part et d’autre de l’âtre, et pendant un moment, on n’entendit que le crépitement des flammes. —Tu as réfléchi ? Remus n’avait pas besoin de précisions. Il hocha la tête. —Je crois t’avoir déjà démontré que j’ai confiance en toi… Et je suppose que c’est maintenant réciproque puisque c’est la première fois que tu ne m’emmènes pas toi-même dans un endroit sûr pour toi. —Bien, alors j’irai droit au but. Je t’ai déjà expliqué ce que sont les Horcruxes et comment on peut les détruire. Tu sais, comme tout le monde, ce qui s’est passé ici, il y a seize ans, mais ce que tu ne sais pas, ce que personne ne sait, à l’exception de Dumbledore et de moi, c’est que lorsque le sort de mort à ricoché et s’est retourné contre son auteur, une partie de son âme à été arrachée et s’est accrochée au seul être encore en vie dans la pièce, Harry lui-même, faisant ainsi du gamin un Horcruxe vivant, un Horcruxe dont il n’a jamais soupçonné l’existence. C’est pour ça qu’Harry parle Fourchelang et qu’il est en connexion avec l’esprit de Qui-tu-sais. Tant qu’Harry sera vivant, même en ayant détruit tous les autres Horcruxes, le Seigneur des Ténèbres ne pourra être définitivement vaincu. Jusqu’à maintenant, les seules solutions à ce problème, étaient soit de détruire Harry de la même manière que les autres, soit que le Seigneur des Ténèbres ne le tue lui-même, réduisant ainsi à néant, sans le savoir, son dernier espoir de survie. —Tu ne veux tout de même pas… —Crois-tu vraiment que si j’avais eu l’intention de tuer le garçon, je t’aurais demandé de me rejoindre ? D’autant plus que j’ai en ma possession l’un des rares objets permettant de détruire ces abominations ? Il ouvrit le sac qu’il trainait avec lui, et en tira l’épée de Gryffondor, qu’il déposa sur un guéridon à sa portée. « Je sais de source sure que les gamins ont l’intention de venir à Godric’s Hollow ce soir. En toute logique, les deux endroits où Potter devrait vouloir se rendre sont le cimetière et cette maison, bien que je soupçonne une autre raison qui aurait pu l’attirer dans cet endroit précis. En tout état de cause, il va falloir s’arranger, d’une façon ou d’une autre, pour le trouver, l’isoler et l’amener ici. Tout en parlant, il sortait du sac plusieurs fioles de potions, ainsi qu’un attirail, de toute évidence moldu, dont Lupin ne comprenait pas l’utilité. « Nous allons devoir nous partag… » Soudain, le bruit d’une explosion déchira l’air, suivi d’un hurlement à glacer le sang, qui domina le tintement des cloches de l’église qui célébraient Noël. Les deux hommes se précipitèrent à l’extérieur juste à temps pour apercevoir,  à la lumière d’un réverbère, une femme qui tentait de relever un corps inerte. Severus fut le seul à remarquer la trainée de fumée noire, qui s’éloignait à une vitesse incroyable dans la nuit. Hermione se rendit compte trop tard de leur présence, elle n’eut même pas le temps de lever sa baguette avant que l’Expelliarmus informulé ne la fasse s’envoler directement dans la main de Severus Snape. La jeune fille ne baissa pas le regard, déterminée à montrer au Mangemort qu’une sang de bourbe pouvait regarder la mort en face sans fléchir. L’homme en noir haussa un sourcil, avec une expression presqu’amusée. —Relevez-vous, miss Granger, je ne compte pas vous tuer tout de suite. Le ton contenait une nuance de sarcasme non dissimulée, qui se transforma toutefois en réelle inquiétude lorsqu’il s’adressa à son compagnon. « Est-ce qu’il est… ? » —Il est vivant ! Hermione sursauta au son de cette voix, et se tourna vers l’homme qui venait de parler. Lupin ! Remus Lupin en compagnie de Severus Snape ! Remus en qui ils avaient une confiance absolue, était un traitre… Comme Pettigrew ! —Tu peux le porter ? Miss Granger, je vous crois assez intelligente pour nous suivre sans tenter de folies. Je vous assure que je n’hésiterai pas un instant à employer la force, mais je préfèrerais que nous n’en arrivions pas à cette extrémité. Hermione ne protesta pas. Harry était inconscient, et Snape avait sa baguette, elle ne pouvait rien tenter dans l’immédiat. Ils n’avaient pas l’air trop mal disposés à leur égard, il valait mieux attendre que le bon moment se présente. Sa stupéfaction monta d’un cran lorsqu’elle reconnut le cottage vers lequel ils se dirigeaient. Une fois dans le salon et Harry, toujours inconscient, allongé sur le canapé, Snape s’adressa de nouveau à elle. —Je pourrais vous pétrifier ou tout simplement vous attacher et vous bâillonner à la bonne vieille manière moldue, mais je pense que vous préfèrerez aider Potter plutôt que de risquer idiotement votre vie à tous les deux en tentant de vous enfuir tant qu’il est dans cet état. Je pense que vous devez déjà avoir compris que si j’avais voulu vous tuer ou vous livrer au Seigneur des Ténèbres, ce serait déjà fait depuis un bon moment. —Que voulez-vous ? —Je viens de vous le dire. Que vous nous aidiez à sauver votre ami. —Comment ? —Tout d’abord, je dois savoir exactement ce qui s’est passé. Le plus simple est de me laisser entrer dans votre esprit, ce sera plus rapide et plus précis qu’un récit. Si vous n’essayez pas de me résister, je ne vous ferai aucun mal. Inutile de vous préciser que je pourrais le faire sans votre accord, mais je tiens à préserver, disons… un climat de non-agression entre nous. Une sorte de trêve si vous préférez. La jeune fille savait qu’il avait raison, et étrangement, son instinct lui soufflait qu’il ne mentait pas en lui affirmant qu’il ne leur voulait pas de mal. Elle jeta un regard à Lupin qui s’affairait à retirer le blouson d’Harry, un air soucieux sur le visage, puis planta ses yeux dans le regard d’obsidienne qui lui faisait face. Il tint parole et n’essaya pas de forcer sa volonté. —Allez-y ! Elle savait ce qu’était la Légilimencie, et malgré son appréhension, une part d’elle-même était curieuse de ce qui allait se passer. Elle entendit le sort, à peine murmuré : « Legilimens ! » Ainsi qu’il le lui avait promis, ce ne fut pas douloureux, mais elle sentit nettement l’intrusion. Le souvenir était récent et elle fut soulagée que Snape la libère aussi rapidement. Elle avait eu peur qu’il n’en profite pour lui extorquer tout ce qu’elle savait sur l’Ordre et leur mission, mais après tout, elle ne savait pas vraiment comment cela fonctionnait, il aurait aussi bien pu absorber tous ses souvenirs d’un seul coup. —Merci miss Granger. Le ton redevint sarcastique tandis qu’il poursuivait. « Rassurez-vous, je n’ai pas abusé de votre… hospitalité. Mais même si je l’avais voulu, sachez qu’il n’y a rien que vous auriez pu m’apprendre que je ne sache déjà ». Elle ne lui laissa pas le temps de se retourner. Etonnée par sa propre audace, elle posa une main sur son bras. —Monsieur… Professeur ! Vous ne… Rien n’a changé, n’est-ce pas ? Les mots étaient sortis presque malgré elle, mais elle savait qu’elle ne se trompait pas. Sans pouvoir se l’expliquer, elle avait décidé de lui faire confiance. Il la considéra un instant d’un air songeur, sans répondre, avant de se tourner vers le canapé. —Il a été mordu par Nagini. Expliqua-t-il. « La bonne nouvelle c’est que le venin de ce serpent, bien que très douloureux, est relativement inoffensif sur un organisme sain. Il se rapprocherait plutôt des boas ou des anacondas qui préfèrent tuer leurs proies en les étouffant. Potter en sera quitte pour une bonne fièvre. Mais les blessures infligées par ses crochets peuvent par contre s’avérer très dangereuses, voire mortelles, suivant l’endroit où ils se sont plantés. » Remus avait enlevé le pull et le T-shirt du jeune homme. —Regarde ça ! La morsure du serpent sur son avant-bras ne semblait pas très sérieuse, par contre, le médaillon de Serpentard était profondément incrusté dans la chair de sa poitrine, il paraissait soudé et impossible à enlever. Snape avait l’air furieux. —Bon sang ! Mais quel imbécile s’amuserait à garder un tel objet non seulement autour du cou, mais en plus à même la peau ? Il se tourna vers Hermione. « Vous n’allez tout de même pas prétendre que vous ignorez ce qu’est ce médaillon ! » Elle eut la bonne grâce de paraitre gênée. —Nous avions peur de le perdre. Nous l’avons porté à tour de rôle, lorsque nous nous sommes aperçus qu’il modifiait l’humeur de ceux qui le gardaient trop longtemps, mais jusqu’à maintenant, il n’avait jamais… —Et vous n’aviez jamais non plus approché le Seigneur des Ténèbres d’aussi près ! Je le soupçonne d’avoir accompagné son petit animal de compagnie, ce soir. Il considérait le bijou avec une répugnance non dissimulée. « Bien sûr qu’il influe sur l’esprit de ceux qui le portent ! Il réveille en eux leurs pires craintes, et leurs instincts les plus noirs…Je ne doute pas de la stupidité de Weasley ou de Potter, mais vous, je vous croyais plus intelligente ! N’avez-vous jamais entendu parler de poches ou de sacs ? J’ai bien peur que nous n’ayons à nous occuper de ce problème avant d’essayer de résoudre l’autre. » Poursuivit-il en se tournant vers Remus. Harry s’agita et gémit. —Miss Granger, Mrs Potter était une experte en potions et elle avait un enfant en bas âge, vous devriez trouver dans la cuisine les ingrédients nécessaires à la l’élaboration d’un fébrifuge. Même après seize ans, ils devraient avoir conservé une certaine efficacité si comme je le suppose, elle les avait protégés par un sort de conservation, et de toute façon ce sera mieux que rien. Je pense que pour une préparation aussi simple vous n’avez pas besoin d’être supervisée, n’est-ce pas ? Lupin va vous montrer l’endroit. Resté seul avec Harry, Severus s’approcha de l’adolescent, et dirigeant sa baguette sur le médaillon, commença à psalmodier des formules obscures. La morsure n’était pas grave, elle pouvait attendre un peu. Le bijou était profondément incrusté dans les chairs, et résistait à toutes les incantations. Après plusieurs essais, il dut se résigner à utiliser un sortilège de Découpe pour pouvoir en débarrasser le jeune homme. Après quoi il agita sa baguette en prononçant « Accio Dictame ». Venant de la cuisine et du sac d’Hermione, deux flacons flottèrent vers lui. Il se servit de l’un d’entre eux pour soigner les plaies à vif, et remit l’autre dans le sac de la jeune fille. Après avoir vérifié le pouls d’Harry, il revint s’assoir dans son fauteuil. Qu’allait-il faire de Granger ? Etrangement, une sorte de courant, de compréhension tacite, était passé entre eux, il n’arrivait pas à se l’expliquer, et il n’aimait pas ne pas comprendre. Elle semblait avoir irrationnellement décidé de lui faire confiance et il avait compris tout aussi instinctivement qu’elle était sincère, mais pouvait-il vraiment se fier à une impression aussi subjective ? Son instinct ne le trompait généralement pas, mais cette fois, l’enjeu était énorme et le moindre faux-pas pouvait s’avérer fatal. Finalement, il haussa les épaules d’un air las et décida de suivre son intuition. La présence de la jeune fille aux côtés d’un Lupin ignorant tout de la technologie moldue, pourrait s’avérer être un atout pour la suite de son plan.

TBC

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