Le veilleur dans l’ombre -16-

Harry Potter Add comments

Disclaimer : L’univers et les personnages d’Harry Potter ne m’appartient pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés. Personnages : S.Snape, R.Lupin, et les autres… Résumé : Après la mort de Dumbledore… Je sais, ce n’est pas grand chose, mais ça résume assez bien la situation

Doutes

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—Bella ! Ne reste pas plantée là ! Aide-nous ! Bellatrix n’avait pas bougé d’un pouce depuis que Voldemort avait quitté la pièce. Cette fois, elle avait compris que cette fois, la torture infligée n’avait pas suffi à apaiser le Maître, et que même sa position de favorite ne la protègerait pas de son courroux. Elle n’était pas assez stupide pour tenter de le suivre tant qu’il était dans cette disposition d’esprit. Draco et Narcissa étaient penchés au-dessus du corps de Lucius, qui gisait, privé de conscience mais secoué de spasmes violents, au milieu du salon. Ce n’était pas la première fois qu’il subissait les effets de la colère du Maître, les fidèles du premier cercle, étant plus souvent en contact avec lui,  y étaient même nettement plus exposés que les autres Mangemorts. Mais jamais encore avec une telle intensité. —Va chercher la potion que Severus nous a laissée, la dernière fois. —Il a laissé la potion pour Draco, parce que cela ne lui est jamais encore arrivé et qu’on ne sait pas comment il réagirait. Pas pour ta mauviette de mari ! —Tu es injuste, Bella ! Lucius a toujours supporté le sortilège sans se plaindre, mais le Seigneur des Ténèbres ne s’était encore jamais acharné à ce point ! Je suis sure qu’il ne nous refusera pas d’en préparer d’autre lorsqu’il saura. Severus est un véritable ami, il ne nous a jamais laissés tomber. Il aurait pu continuer à protéger Draco comme il l’avait toujours fait, mais il n’a pas hésité à accepter de prêter le serment inviolable pour te prouver sa bonne foi. Je ne sais pas ce que tu as contre lui, mais… —Je ne lui fais pas confiance, je n’ai jamais fait confiance à ce fils de Moldu! Ni maintenant, ni autrefois. Je ne comprends pas pourquoi le Maître a une telle foi en lui ! —Peut-être parce que ton Maître est lui-aussi de sang-mêlé, et qu’il a du mal à se reposer uniquement sur des sang-purs qui pourraient le renier… Avoue que tu es simplement jalouse de devoir partager avec lui la place de favori ! —Jalouse ! Moi ? D’un Severus Snape ? Elle avait craché le nom avec un mépris hautain. « Fais attention Narcissa, poursuivit-t-elle d’un ton sifflant, « tu as de la chance d’être ma petite sœur, mais je t’avertis, à partir de maintenant, je ne tolèrerai plus jamais que tu parles ainsi du Seigneur des Ténèbres. Et tu ferais bien de ne pas oublier qu’il est aussi ton Maître… Dans l’intérêt de ta famille ! » —Je t’en prie Bella, ce n’est pas le moment de se disputer ! Va chercher la potion, s’il te plait. Toute à son angoisse pour le sort de son mari, Narcissa n’avait pas semblé discerner la menace explicite contenue dans la réponse de sa sœur, mais les épaules du jeune homme à ses côtés, s’étaient raidies. —j’y vais, mère. Draco se releva et sortit de la pièce presque en courant. Bellatrix le suivit du regard d’un air mauvais. —Estime-toi heureuse que le Seigneur des Ténèbres n’ait pas fait subir la même chose à Draco. Ton fils me déçoit, Cissy. Il n’aurait pas agi autrement, tout à l’heure, s’il avait cherché à protéger Potter ! J’en viens presque à regretter tout ce que je lui ai appris l’année dernière. —Ce n’est encore qu’un enfant ! —Un enfant ? Ouvre les yeux, il est majeur. Beaucoup d’entre nous n’étaient pas plus âgés lors de la première guerre. Il doit se comporter en Sang-Pur responsable ! Quant à ton mari… A cause de lui, nous sommes tous consignés ici jusqu’à nouvel ordre, il ne mérite aucune pitié ! Après un ultime regard méprisant à Lucius qui commençait lentement à reprendre conscience en gémissant, elle se détourna et s’en fut en claquant la porte derrière elle, abandonnant une Narcissa désemparée par son attitude. Au travers de ses larmes, elle regardait partir sa sœur, une lueur nouvelle dans le regard. Il était vrai que leur sort n’avait pas grand-chose d’enviable. Ils étaient prisonniers sur parole dans leur propre demeure,  sans armes à l’exception de sa propre baguette et de celle de Rodolphus, l’époux de Bella. Voldemort avait réquisitionné celle de Lucius, qui avait été détruite peu après par Potter lors de l’affrontement aérien, et Draco et Bellatrix avaient perdu les leurs lors de l’évasion de leurs prisonniers. Comment et dans combien de temps pourraient-ils s’en procurer de nouvelles, puisqu’Ollivander, lui aussi, était en fuite ? Sous ses dehors sophistiqués d’aristocrate fragile, Narcissa pouvait se transformer en tigresse lorsqu’il s’agissait de sa famille. Lorsque Lucius avait été emprisonné, elle avait fait le nécessaire pour assurer la sécurité de son fils. Depuis son retour, elle assistait chaque jour à la lente descente aux enfers de son époux, elle savait qu’il avait perdu sa foi dans le Seigneur des Ténèbres. Elle comprenait sa peur, il restait le seul rempart entre son fils et le mage noir, mais il était au bord de l’abîme. Au moindre faux-pas supplémentaire, récupérer d’un Doloris serait le moindre de ses soucis et Draco se retrouverait en pleine ligne de mire. Elle devait protéger son petit. Après tout, elle, elle n’avait pas prêté allégeance… Bellatrix, n’aurait jamais dû menacer les siens ! Draco avait juste eu le temps d’arriver à la salle de bains avant d’être secoué par une violente nausée. Les belles théories étaient une chose, mais regarder d’anciens camarades de classe, même s’ils s’étaient toujours cordialement détestés, être torturés devant soi en était une autre. Surtout lorsque cette torture était immédiatement suivie de celle de son père. A présent, couvert d’une transpiration glacée, il était assis par terre, adossé à la baignoire, grelottant et claquant des dents. Le front posé sur ses genoux repliés, les mains sur sa tête, il éclata en sanglots. Il n’avait jamais autant regretté sa décision. Pourtant, un peu plus d’un an plus tôt, à la grande fierté de son père, c’était avec orgueil qu’il arborait sa Marque toute neuve. A cette époque, il se sentait invincible, investi d’un pouvoir nouveau, le monde lui appartenait ! Foutaises ! Très vite, il avait déchanté face aux exactions auxquelles il avait dû assister et aux exigences de plus en plus irrationnelles du Seigneur des Ténèbres. Il avait encore la Trace sur lui, et son initiation avait donc été reportée jusqu’à sa majorité. Lorsque sa tâche, tuer Dumbledore, lui avait été signifiée, il s’était aperçu avec une horreur grandissante qu’il s’était mis, sans espoir de retour, au service d’un dangereux psychopathe à l’esprit dérangé. Entre temps, après le raid manqué au ministère, Lucius avait été arrêté et envoyé à Azkaban. Lorsqu’il en était revenu, quelques mois plus tard, il n’était plus le même. On aurait dit que quelque chose s’était brisé en lui. Extérieurement, il semblait n’avoir pas changé, il était toujours aussi racé et élégant, mais ses yeux étaient éteints. Puis il avait commencé à boire, à se négliger, parfois il passait trois jours sans se raser. Draco ne supportait pas de voir la lente déchéance de l’homme qu’il avait tant admiré, et pour qui il avait vendu son âme au diable. L’exécution de Charity Burbage et la terreur qu’il avait alors  lue dans les yeux de celui à qui il avait toujours tant voulu ressembler, avaient sonné le glas de ses dernières illusions. Lorsque Nagini s’était glissée sur la longue table, c’était au regard de Snape, qu’il s’était accroché comme à une bouée de sauvetage. Depuis son arrivée à Poudlard, le Maître des Potions avait été plus proche de lui que son propre père, il avait toujours veillé sur lui. Il se sentait maintenant honteux de la façon dont il l’avait traité au cours de l’année précédente, lui fermant son esprit et multipliant les imprudences, alors qu’il s’efforçait de le protéger malgré lui, au risque de sa propre vie. Depuis que Voldemort s’était installé au manoir, et avec lui les Lestrange, il avait pleinement pris la mesure de sa folie mégalomane et de sa froide cruauté, ainsi que de l’instabilité mentale et du sadisme de sa tante Bellatrix. C’était la deuxième fois qu’il assistait aux effets du Doloris sur des personnes qui lui étaient proches. La première fois, c’était Severus qui l’avait subi -à sa place- quelques mois plus tôt, après avoir assumé –à sa place- la mort du vieux sorcier. Il n’aimait pas particulièrement Dumbledore, mais, s’était-il aperçu alors qu’il l’avait à sa merci, pas au point de le tuer, et il avait finalement été soulagé par l’intervention du professeur. Malgré tout, il avait décelé comme une fêlure dans leurs relations après cela. Severus avait tué le vieux mage pour respecter le Serment qu’il avait fait à sa mère, mais il percevait qu’il n’était pas plus heureux que lui d’avoir été contraint à cet acte, et cela ne faisait qu’augmenter la culpabilité qu’il éprouvait à son égard. Partageraient-ils le même sentiment concernant leur allégeance ? Comment savoir ? Il était pris dans un piège inextricable. Personne ne pouvait se fier à personne. La peine la plus clémente pour tout soupçon, même erroné, de trahison ou même simplement de désaccord, était la mort, tous en étaient conscients. Comme ils étaient également conscients que la clémence n’était pas la qualité primordiale du Seigneur des Ténèbres. A qui se confier ? A qui se fier ? Il avait passé un pacte avec le Diable, et  il en payait déjà le prix. Une rédemption était-elle possible ? Il se releva, et aspergea son visage d’eau froide. Il avait dix-sept ans, et il avait déjà vu trop de morts. Il trouva la fiole de potion et redescendit au salon. Il était fatigué. Assis près du petit monticule de terre qui marquait la tombe de l’elfe, Harry laissait son regard errer sur l’océan. Tous ces morts autour de lui… Ceux qu’il avait connus, Dumbledore, Sirius, Fol-Œil, Dobby… Ceux qu’il n’avait pas connus, ses parents et tous ceux de la première guerre, BathildaTourdesac, Grigorovitch… Tous ces Moldus anonymes qui ne savaient même pas qu’ils étaient victimes d’un conflit dont ils ignoraient tout. Tous ces sorciers dont le seul tort était de ne pas être de sang pur. Tous ceux enfin, qui avaient eu le malheur de déplaire au Lord noir, ou tout simplement de croiser son chemin au mauvais moment… Pourquoi continuer à lutter, ils n’étaient qu’une poignée, face à une armée immense, et la seule chose que Voldemort voulait, c’était lui ! Pourquoi ne pas lui donner cette satisfaction, et en finir une fois pour toutes ? La quête que lui avait confiée Dumbledore lui semblait de plus en plus vaine et dérisoire. Ils ne savaient même pas au juste ce qu’ils cherchaient, et malgré ça, sur une simple supposition, ils s’apprêtaient à  tenter de cambrioler la place forte la mieux défendue du monde sorcier, pour ce qui avait toutes les chances de s’avérer une utopie ! Il ne l’avait pas entendu arriver. Il tourna à peine la tête lorsque son ombre s’interposa entre lui et le soleil déclinant, avant de ramener ses yeux sur l’océan. —Pourquoi ? Remus s’assit à côté de lui sans répondre. —Pourquoi continuer ? Répéta-t-il. « Le mal ne disparaitra jamais. » —Le mal a toujours existé, mais tant que des homme se lèveront contre lui et  se battront pour la Lumière, l’espoir subsistera, et l’espoir est la graine de la liberté… Pourquoi lutter ? Regarde autour de toi, Harry. Il montra l’horizon dans un grand geste circulaire. « Pour que ce monde reste libre et beau. Pour que tous ceux qui y vivent puissent le faire en paix et sans peur. Pour que nos enfants ne connaissent pas ce que nous sommes en train de vivre. Pour que le sacrifice de ceux qui sont morts, de tous ceux qui sont prêts à mourir, ne reste pas vain. Non, le mal ne disparaîtra jamais, mais Qui-tu-sais, oui ! Et après lui, tous ceux qui s’élèveront pour répandre les ténèbres et qui se heurteront à des hommes comme toi, comme… Comme tous ceux qui luttent à tes côtés, tous ceux qui comptent sur toi. ‘Elu’ ou pas, tu es leur Espoir, Harry, tu es Celui-qui-a-survécu, le symbole vivant qu’il est possible de vaincre ce fléau. Tu n’as pas le droit de baisser les bras, tu le leur dois à tous, tu le dois à la mère, qui est morte pour que tu vives ! Harry se tourna vers lui. —Quand êtes-vous arrivé ? —Il n’y a pas longtemps. J’étais absent, une mission en Irlande, lorsque Bill a envoyé son Patronus pour annoncer que tu étais ici. Je viens juste de rentrer, et d’apprendre, pour votre capture. J’ai voulu voir par moi-même si tout allait bien. Il m’a dit que vous comptiez repartir demain ? —Oui… Je… Nous avons encore… —Je ne te demande rien, Harry, je sais qu’il y a des choses dont tu ne veux pas parler. Mais il y a beaucoup de personnes qui se soucient de toi, bien plus que tu ne peux l’imaginer… Harry semblait sur le point de dire quelque chose, mais il hésitait, ne sachant pas comment aborder le sujet. Soudain il se lança. —Que s’est-il passé à Godric’s Hollow ? —On te l’a déjà rac… —Non ! A Noël, lorsque j’y suis allé avec Hermione. —Ce serait plutôt à moi de te poser cette question, si je ne savais pas que tu refuserais de me répondre… Il y a quelque chose qui ne va pas, Harry ? Quelque chose dont tu voudrais parler ? —Je… C’est étrange. Je n’arrive pas à me souvenir de tout. Hermione m’a dit que j’avais été malade, après avoir été mordu par le serpent, que j’avais eu des hallucinations, mais tout semblait tellement réel… Il y avait… Vous, et Dumbledore, et… Snape ! —Dumbledore est mort, Harry, quant à Snape… Et bien étant donné que c’est lui qui l’a tué, il semble normal que ton esprit les associe. —Ce n’est pas ça. C’était… Nous étions… Ailleurs. Ça ressemblait à un hall de gare. Snape était seul avec moi, il disait que nous étions presque morts, et il m’ordonnait de repartir, de retourner dans mon corps. Mais je… —Tu ne voulais pas… Evidemment ! —Hum !… Et puis Dumbledore est arrivé. Ils étaient toujours alliés, Dumbledore avait même l’air de dire qu’il l’avait obligé à le tuer ! Ils insistaient pour que je parte, pour que j’abandonne quelque chose… Que je laisse Snape s’en occuper… Je n’arrive pas à me rappeler de ce que… Et puis je me suis senti comme aspiré en arrière, et… et vous étiez là… Et puis plus rien, jusqu’à ce que je reprenne conscience devant le cimetière. Lorsque je me suis réveillé de nouveau, sous la tente, il n’y avait qu’Hermione, qui me disait que j’avais déliré. —Tu avais sûrement beaucoup de fièvre, le délire peut parfois sembler très réaliste. Mais tu comprends bien que ce que tu me racontes, à tête reposée, n’a pas beaucoup de sens ! —Il y a autre chose. —Oui ? —Je n’ai jamais plus fait de cauchemars après ça ! Remus cilla rapidement sous le regard inquisiteur de l’adolescent, mais ne dit rien. « Il y a quelque chose que j’ignore ? » —Je ne sais pas ce que tu essaies de me faire dire, je ne sais pas ce qui a pu se passer dans ton esprit, je suis un simple sorcier, ni psychomage, ni devin. Harry soutint son regard pendant quelques secondes, avant d’abandonner la partie. —Je suis désolé, vous avez raison, c’était sûrement le délire. Excusez-moi, c’était idiot. Fit-il d’un ton las. —C’était certainement le délire, mais ce n’est pas pour ça que c’était idiot. Parfois, l’esprit à des façons de fonctionner que nous ne comprenons pas toujours. Peut-être devrais-tu essayer d’analyser ce dont tu penses te souvenir. Les clés de nos problèmes se cachent souvent au fond de notre inconscient. —Je ne pourrai jamais penser consciemment que Snape n’est pas un salaud ! Lupin détourna la tête en soupirant. ‘’Si seulement tu savais, Harry, ce que ce ‘salaud’ a fait pour toi !’’ —Tu es vraiment obsédé par cet homme ! —Il a tué Dumbledore ! —Pas jusqu’à l’année dernière… Tu as toujours haï Snape, même avant de le connaître, dès ton arrivée à Poudlard. Tu sais comment les Moldus appellent ça ? Un ‘délit de sale gueule’. —Il me le rendait bien, non ? —Peut-être. Je ne sais pas. C’est quelqu’un de tellement… complexe !  Snape haïssait ton père, et il faut bien reconnaitre que lui, il avait de bonnes raisons pour ça, mais il ne t’a jamais traité bien différemment des autres Gryffondors. Il t’a même très régulièrement évité de gros ennuis, voire pire, si je me souviens bien… Tu sais Harry, les choses ne sont pas toujours ce qu’elles paraissent être ! —Pourquoi me dites-vous ça ? —Parce que c’est souvent la vérité…  Et qu’à ton âge, on a un peu trop tendance à foncer tête baissée, en se focalisant sur ce qui crève les yeux sans chercher à savoir si cela ne cache pas des choses plus importantes. —C’est que… Dans mon… Délire ? Hallucination ? Dumbledore m’a dit exactement la même chose, et également à propos de Snape. —Ce qui tendrait à prouver que ce n’est peut-être pas aussi bête que ça en a l’air ! Peut-être que ton subconscient cherche à te faire comprendre quelque chose ? —Il l’a assassiné ! Vous allez me traiter de menteur, vous aussi, comme Ombrage ? Harry s’était levé d’un bond, soudain agressif. Remus fit de même plus calmement et posa une main sur son épaule. —Je n’ai jamais douté de toi, Harry, mais es-tu bien certain d’avoir tout vu ? Tout appréhendé ? D’avoir toutes les clés en main ? Tu étais caché, tu n’avais pas une vision d’ensemble de la scène, et il y avait d’autres personnes présentes. —Il a jeté le sort, j’ai entendu sa voix ! Je connais sa voix ! Et lorsqu’il s’est déplacé, il y avait cette expression sur son visage… Dégoût, haine ! —Sa voix ! Harry ! Tu as toujours dit l’avoir vu… Pas entendu ! Je ne suis pas en train de dire que ce n’était pas lui, et ça l’était certainement, mais est-ce que tu te rends compte de ce que cela pourrait impliquer si ça tombait dans d’autres oreilles ? Et même si tu as raison, connaissais-tu tous les plans de Dumbledore ? Il n’a jamais cessé d’affirmer qu’il avait une confiance absolue en Severus ! —Vous n’insinuez tout de même pas qu’il ait vraiment pu… —Je ne sais pas, Harry, mais plus rien ne pourrait plus m’étonner venant de lui. Il était très affaibli, mourant. Quitte à mourir, qui sait s’il n’aurait pas pu vouloir faire d’une pierre deux coups, en confortant la position de Snape auprès de Qui-tu-sais ? Harry avait l’air ébranlé. Mais il reprit bien vite son visage buté. —Non ! Je… Par Merlin, Remus ! Snape est un meurtrier ! Mais cette fois, cela sonnait plus comme une tentative de se convaincre lui-même que comme une affirmation pure et dure.

TBC

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