Le veilleur dans l’ombre -20-

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Disclaimer : L’univers et les personnages d’Harry Potter ne m’appartient pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés. Personnages : S.Snape, R.Lupin, et les autres… Résumé : Après la mort de Dumbledore… Je sais, ce n’est pas grand chose, mais ça résume assez bien la situation

La bataille de Poudlard

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Au milieu de la matinée, le temps s’était brusquement assombri. D’épais nuages noirs avaient occulté le soleil, faisant rapidement chuter la température, et plongeant la terre dans un épais crépuscule. La présence des détraqueurs tout proches rendait l’atmosphère encore plus oppressante. L’angoisse était palpable. D’ici ce soir, quelle que soit l’issue du combat, beaucoup d’entre eux seraient morts, et si Voldemort était vainqueur, ils seraient sans aucun doute les plus chanceux. Tel un océan de ténèbres, une immense marée humaine encerclait le château, gardée à distance par l’infranchissable bouclier invisible élevé par ses défenseurs. Soudain, un premier éclair de lumière bleutée jaillit d’une petite éminence située à peu de distance, près de la forêt interdite, suivi de ce qui aurait semblé une pluie d’étoiles filantes à un Moldu qui se serait aventuré dans les parages. Mais une pluie étrangement localisée. Les protections mises en place, unies à  celles attachées au château depuis sa construction, et sans cesse renforcées, au cours des siècles par les puissants sorciers qui en avaient eu la garde, imprégnaient chaque pierre de l’édifice, chaque molécule d’air. Le bombardement se prolongea pendant une grande partie de la journée. Chaque sort de magie noire qui venait s’écraser contre le bouclier magique le craquelait imperceptiblement, mais les milliers d’éclairs conjugués finirent par le faire exploser dans un grondement qui évoquait une éruption volcanique. Le ciel était devenu cramoisi, comme si toutes les fusées d’un immense feu d’artifice avaient éclaté en même temps. La lueur avait du être visible à des miles à la ronde. Soudain, le sol s’était vraiment mis à trembler, et le château avait vacillé sur ses bases, comme un navire secoué par la tempête, mais tel un être doté de vie, l’édifice avait semblé se reprendre et s’accrocher au roc sur lequel il était construit. Lupin et Tonks avaient entrainé Draco au sommet d’une des tours. Le silence était retombé et paradoxalement, il semblait plus assourdissant que les cris de terreur qui avaient retenti un peu plus tôt. Après un instant d’irréelle immobilité, les assaillants se ruèrent en hurlant vers les murailles millénaires. Ils étaient des centaines, peut-être des milliers. Une multitude contre une poignée de résistants, retranchés dans ce qui était indubitablement la forteresse la mieux protégée du monde magique britannique. Mais le nombre, combiné aux forces obscures de la magie noire, menaçait d’avoir raison des défenses de Poudlard et de ses protecteurs. Jamais leur univers n’avait été aussi menacé qu’à cet instant. Le château avait fini par être investi et le combat se déroulait maintenant pied à pied, dans les moindres recoins de l’antique bâtisse. Harry, Ron et Hermione s’étaient réfugiés sous un escalier extérieur, entraînant avec eux Neville et Luna. Le Survivant tira de sa poche un parchemin, qu’il déplia devant lui. —Il faut trouver le serpent. Il faut le tuer avant de s’attaquer à Vous-savez-qui, c’est capital. Nous allons nous séparer et… Les yeux fixé sur la Carte du Maraudeur, ils ne voyaient aucune trace ni de Voldemort, ni de Nagini. Le ton du garçon se fit soudain haineux. —Snape est dans la Cabane Hurlante ! Ce lâche se cache, il n’a même pas le cran d’aller se battre ! Je vais… —Tu ne devrais peut-être pas dire ça, Harry. La voix douce de Luna le fit tressaillir. Il lui lança un regard meurtrier. —Luna ! Tu… —Laisse-là tranquille, Harry ! Elle a raison. Snape n’est pas notre priorité pour le moment, tu l’as dit toi-même, nous devons trouver le serpent ! Neville avait parlé sur un ton d’autorité que personne ne lui avait encore jamais connu, et même Harry n’osa pas protester. Mais qu’avaient-ils donc tous avec Snape ? Même Hermione qui depuis quelques temps prenait un air excédé et détournait les conversations dès que son nom était prononcé… Il s’en sentait offensé, presque trahi. Pendant ce temps, la bataille faisait rage. Les géants dévastaient tout sur leur passage et les guerriers de pierre invoqués par Minerva volaient en éclat sous leurs coups de massues. Les barrières anti-transplanage étaient tombées avec toutes les autres protections, et les Mangemorts investissaient la place en vagues successives. Des éclairs rouges et verts venant des deux camps se croisaient sans relâche et les maléfices explosifs faisaient des ravages autant parmi les défenseurs du château que parmi les attaquants. Deux trainées de fumée noire se matérialisèrent sur le palier, et Lupin esquiva d’extrême justesse le sortilège de mort de son assaillant. C’était la deuxième fois que Dolohov manquait de peu de le tuer : c’était également lui, qui avait lancé le maléfice qui avait failli l’atteindre dans le dos, lors du transfert d’Harry, l’été précédent. —Draco ! Lucius Malfoy fixait sur son fils un regard désespéré, en abaissant la baguette qu’il avait récupérée un peu plus tôt, sur un des corps sans vie qui jonchaient la cour. Le temps d’un battement de cils, le temps sembla se suspendre. En voyant son père face à lui, le jeune homme blond, qui se battait comme un beau diable aux côtés de Remus eut une imperceptible hésitation, dont profita le Mangemort brun à l’air fou qui s’était tourné vers lui, baguette pointée, en sifflant entre ses dents « Traitre ! ». « Avada-da… » Lucius se jeta devant son fils. « …Kedavra-vra ! » Lupin et  Dolohov avaient lancé l’impardonnable quasi simultanément, si bien que chacune des deux malédictions avait semblé être un écho de l’autre. L’homme aux longs cheveux de lune s’écroula en même temps que son assassin. Draco, en état de choc, contemplait sans encore paraître vraiment réaliser ce qui venait de se passer, les cadavres de son père, qui venait de lui sauver la vie, et de celui qui l’avait tué. Tonks attrapa son jeune cousin par le bras, et l’entraina de force dans l’escalier. Le chaos était indescriptible. Des araignées gigantesques couraient parmi les combattants, faisant sinistrement cliqueter leurs mandibules et semant la panique autour d’elles, et les géants ne faisaient aucune distinction entre leurs alliés et leurs ennemis. Autour d’un des escaliers extérieurs, Mangemorts et défenseurs de Poudlard avaient baissé leurs baguettes autour d’un duel surréaliste. Dans un déchainement de fureur et de haine, Molly Weasley, que personne n’aurait jamais imaginée dans le rôle d’une duelliste accomplie, affrontait seule une Bellatrix Lestrange qui perdait peu à peu de son arrogante assurance, sous les yeux de sa famille, réunie autour du corps de Fred, étendu sur le sol. On avait tué un des ses petits, la lionne s’était métamorphosée en furie. —Tu… ne… toucheras… plus jamais… à nos… enfants ! Hurla Mrs Weasley. Bellatrix éclata du même rire exaltant qu’avait eu son cousin Sirius avant de basculer à travers le Voile. Mais Molly rendait impardonnable pour impardonnable jusqu’à ce que la meurtrière de son fils et de ses frères s’écroule, touchée en plein cœur. Un froid glacial tomba sur les belligérants. Les détraqueurs arrivaient à la rescousse. Repoussés par un mur de Patronus, ils reculèrent et se retournèrent contre les seuls qui ne pouvaient pas leur résister, semant la terreur et le désespoir parmi les Mangemorts qui n’avaient aucun moyen de lutter contre eux. Ils aspiraient les âmes de tous ceux qui passaient à leur portée, ne laissant derrière eux que des coquilles vides aux regards creux. Harry se jeta dans un coin d’ombre pour consulter encore une fois la Carte du Maraudeur et poussa une exclamation de satisfaction. Trois noms venaient d’apparaître dans une petite cour intérieure, au pied de la tour qui abritait le bureau du directeur : Severus Snape, Tom Jedusor et Nagini. De loin, il héla Hermione qui avait repris le combat auprès d’un Ron plus déterminé que jamais, et lui montra la tour en hurlant « la cour ! » Avant de partir en courant dans la direction qu’il venait d’indiquer. Neville et Luna avaient eux-aussi entendu, et se frayant un chemin à coup de Stupefix, se précipitèrent vers le même côté.

Severus luttait contre la douleur qui lui vrillait le crâne. Il était sorti de la cabane hurlante peu après le début des hostilités et, dissimulé sous un sortilège de Desillusion, se tenait maintenant dos à une muraille de la grande cour. Il ne voulait pas se battre aux côtés des Mangemorts, mais il ne voulait pas non plus tuer ceux qui avaient après tout été des camarades de classe, et avec qui, pour certains, il entretenait des relations cordiales, même s’ils étaient dans le mauvais camp. On ne passe pas plus de vingt cinq ans à côtoyer les mêmes personnes sans créer quelques liens. Il en avait assez de la violence, assez de trahir tout le monde au nom de grands idéaux dont il n’était pas certain qu’ils soient si éloignés de ceux de Voldemort. Le monde ne se limitait pas à la Lumière et aux Ténèbres. Les choses étaient loin d’être aussi simples que ça. Au cours de ces dernières années il avait pu constater que même les plus libéraux des sorciers n’étaient pour la plupart pas prêts à considérer les Moldus, les Cracmols, ou les autres créatures magiques comme tout à fait leurs égaux. Un pas avait peut-être été franchi, mais on était loin de l’utopie d’un monde idéal, et il doutait qu’on y arrive un jour… Il avait donc concentré ses efforts à éliminer le plus possible des monstres alliés à l’armée du mage noir. Les inferi ne pouvaient être détruits que par ceux qui les avaient créés, ou lorsque ceux-ci mourraient, mais ils pouvaient être pétrifiés, contrairement aux géants. Mais contre ceux-ci, le sortilège de Jambencoton fonctionnait assez bien. Une fois à terre, incapables de se relever et embarrassés par leur propre masse, ils ne pouvaient plus faire grand  chose et devenaient aussi vulnérables que de grosses tortues sur le dos. Il avait moins de scrupules pour les araignées, qu’il avait toujours détestées. Mais lorsqu’il aperçut Fenryr Greyback, qui venait de tuer la petite Brown, qui avait été son élève, au mépris de toute prudence, il annula le sortilège qui le dissimulait, afin que l’immonde créature sache que son prochain adversaire serait moins facile à terrasser qu’une adolescente. Son aversion pour les loups-garous, et celui-là en particulier, ne datait pas d’hier et il était encore étonné de la facilité avec laquelle il avait pu tisser des liens aussi solides avec Lupin, qui avait pourtant été à l’origine de sa phobie. Mais si Greyback était un sadique de la pire espèce qui prenait son plaisir en égorgeant des enfants avec ses dents, même en dehors des périodes de transformation, Remus n’était, lui, qu’une de ses trop nombreuses victimes. En débarrassant le monde de cet être immonde, il avait aussi l’occasion de venger son ami. L’Avada Kedavra qu’il avait eu tellement de mal à lancer face à Dumbledore jaillit avec une telle détermination que le monstre fut projeté plusieurs mètres en arrière. Il n’avait pas encore touché le sol que Severus s’était rejeté dans l’ombre d’un porche discret, qui donnait sur une petite cour intérieure déserte, au pied de la tour directoriale. Il titubait. Malgré ses boucliers mentaux, il lui semblait que sa tête était sur le point d’exploser. Il refusait de succomber à l’emprise du mage noir, mais il fallait qu’il sache. Il s’appuya contre le mur, et se concentra sur la dissociation de leurs deux esprits. Il se tenait à l’orée de la forêt interdite. Ces idiots ne voulaient pas céder, pourtant, il ne leur demandait pas grand-chose, somme toute. Que valait la vie d’un adolescent face à celle de centaines d’autres ? Le fait qu’il n’avait aucune intention de les épargner n’entrait même pas en compte, ces abrutis étaient tellement imbus de leur notion d’honneur qu’il ne leur serait  même pas venu à l’idée qu’il pourrait leur avoir menti en leur promettant de leur accorder la vie sauve et son pardon… Son pardon, Lui ! Ceux qui s’étaient dressés contre lui ne méritaient pas un meilleur sort que les Moldus ! Il les exterminerait tous, et réduirait les autres en esclavage, il établirait le règne des sang-purs et de la magie noire. Il deviendrait le Maître du Monde, immortel et invulnérable. Ne possédait-il pas, lui, Lord Voldemort la baguette de la destinée, qu’il avait prise, dans son tombeau, des mains de son dernier maître? Il ne lui restait plus qu’a anéantir l’Obstacle, le seul obstacle qui comptait vraiment. Celui qui, encore bébé, l’avait tenu en échec seize ans auparavant, et encore trois ans plus tôt dans le cimetière où il avait retrouvé un corps. Celui qui lui avait volé ses trésors, ses précieux Horcruxes. Qui les avait peut-être détruits… Il n’avait pas compris comment de telles choses avaient pu se produire, quelle magie habitait cet enfant, mais il savait qu’il devait l’éliminer coute que coute. Il avait cherché longtemps avant de découvrir l’existence de la baguette de sureau. Profaner la tombe de son vieil ennemi lui avait procuré une jouissance inégalable. Il était devenu invincible, plus rien ne pourrait l’arrêter, mais à cause de la résistance de ces stupides cloportes, il allait devoir aller chercher Potter lui-même. Comment se faisait-il que Severus ne le lui ait pas encore amené ? C’était le rôle qui lui était dévolu, après tout ! Aurait-il été neutralisé ? Tué ? Il avait trop mal, il avait besoin de quelques instants de répit. Il s’arracha à l’esprit de Voldemort. On y était ! Le Seigneur des Ténèbres allait venir en personne. Ce serait bientôt  le moment pour lui, de rejoindre son destin. Un peu désorienté, il rouvrit les yeux et réalisa soudain qu’il était resté exposé à la vue de tous. Comment se faisait-il que personne ne l’ait encore pris pour cible ? Et encore plus intriguant : pourquoi un bouclier magique elfique était-il déployé devant lui ? Un coup d’œil à sa droite lui permit d’entrevoir une tignasse rose vif. Tonks faisait face à deux Mangemorts, il en stupéfixa un, et pivota brusquement en sentant une présence toute proche à sa gauche. —He ! Pas de blague, professeur, on est du même côté ! Londubat ! Londubat et la petite Lovegood ! Comment diable pouvaient-ils savoir… Ce ne pouvait pas être Remus, il avait juré ! Et il avait confiance en Remus. Finalement, tous les cornichons n’étaient peut-être pas aussi stupides qu’il le pensait… « Merci pour le Jambencoton, professeur, on ne savait plus quoi faire, on n’aurait jamais pensé qu’un truc aussi simple pouvait venir à bout d’un géant. » Lorsque Luna avait remarqué les éclairs lumineux qui semblaient jaillir de la muraille, ils avaient compris que quelqu’un les aidait tout en se dissimulant. Qui aurait-ce pu être d’autre ? Son intuition avait été confirmée lorsqu’ ils l’avaient vu réapparaitre, juste avant de neutraliser le loup-garou qui avait tué Lavande. En le voyant se plier en deux et s’agripper au mur avec une grimace de douleur, ils avaient pensé qu’il était peut-être blessé et ils avaient essayé de l’aider à leur tour du mieux possible. Au même moment, surgi de nulle part, un elfe de maison avait déployé un bouclier devant le maître des potions… Manifestement, ils n’étaient pas les seuls à avoir compris de quel côté allaient les véritables allégeances de Snape ! —Parce que vous pensez maintenant, Londubat ? Le demi-sourire et le ton léger démentaient l’aigreur du propos. « Merci à vous. Cent points pour Gryffondor, Poussouffle et Serdaigle ! Il perçut très nettement le hoquet de stupéfaction qui venait de sa droite. « On reste concentrée, Mrs Lupin ! Ce n’est pas le moment de se laisser distraire. » L’inferius qui se dirigeait vers Tonks s’écroula, frappé par un éclair rouge. Il jeta de nouveau sur lui le sortilège de Desillusion et entra dans la cour, il devait essayer de savoir où était Voldemort, il s’apprêtait à tenter de se reconnecter à son esprit, lorsque le bruit caractéristique du transplanage l’arrêta. Pourquoi le Seigneur des Ténèbres avait-il choisi cet endroit ? Cela resterait à jamais un mystère, il en avait peur, mais après tout quelle importance ? Non, ce qui était le plus frustrant c’était que Nagini était là, devant lui, à sa portée, et qu’il savait que seulement quelques mètres plus haut, sur le bureau de Dumbledore, était posée l’épée de Gryffondor qui aurait pu éliminer cette vermine. Il enrageait : transplaner ou voler le feraient immédiatement repérer, et Voldemort aurait tout le temps de s’enfuir. Pourrait-il gagner l’escalier de la tour sans se faire remarquer ? Mais surtout, même s’il y parvenait, il n’était pas certain que le mage noir soit encore là lorsqu’il redescendrait. Il commençait à progresser silencieusement vers le porche, lorsqu’Harry fit irruption en courant dans la cour, avec la discrétion d’un troupeau d’éléphants en train de charger. L’adolescent n’avait aucune chance. Pour gagner du temps, il annula le sortilège, surprenant aussi bien le mage noir que Potter, en apparaissant brusquement entre eux. —Severus ! Siffla Voldemort. « Je me demandais où tu étais passé.» —C’est ce que font les lâches, ils se cachent pendant que les autres se battent et meurent ! Cracha Harry. Voldemort se tourna vers lui. —Tu es bien insolent mon garçon, il me semble que bien des gens ici sont en train de mourir pour avoir refusé de te livrer. N’aurait-il pas été plus courageux de ta part d’épargner leurs vies en venant te rendre de ta propre initiative ? —Les auriez-vous épargnés pour autant ? —Je suppose que c’est une chose que tu ne sauras jamais, Harry Potter, tu mourras en emportant cette incertitude dans ta tombe. —Je mourrai ? Pouvez-vous en être sûr ? Vous avez déjà essayé plusieurs fois de me tuer, Voldemort, et je suis toujours là. Et Tom Jedusor n’y est pas parvenu plus que vous lorsque j’ai détruit son journal ! Le déferlement de rage qui fit rougir ses yeux reptiliens avec encore plus d’intensité que d’habitude fit chanceler le Maître des potions, qui conserva son équilibre de justesse. Des étincelles dansaient devant ses yeux, la proximité du mage noir accentuait les symptômes, il ne pourrait pas tenir longtemps de plus. Harry leva sa baguette…

TBC

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