Le veilleur dans l’ombre -24-

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Disclaimer : L’univers et les personnages d’Harry Potter ne m’appartient pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés. Personnages : S.Snape, R.Lupin, et les autres… Résumé : Après la mort de Dumbledore… Je sais, ce n’est pas grand chose, mais ça résume assez bien la situation

Les larmes du Phénix

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La peine et le remords se lisaient sur leurs visages. Jusqu’à l’année précédente, ils avaient été, avec Dumbledore, les collègues les plus proches du professeur. ‘La chauve-souris des cachots’ était détesté par ses élèves, mais apprécié par ses pairs. Dans l’intimité de la salle des professeurs, il se laissait même parfois aller à plaisanter, à sa  manière caustique que tous avaient vite appris à décoder, et il ne rechignait jamais que pour la forme, lorsqu’il y avait un service à rendre. La rivalité souterraine qu’il entretenait avec obstination avec Minerva pour la prééminence de leurs Maisons respectives était teintée d’un solide respect réciproque, un jeu du chat et de la (chauve) souris dont ils se délectaient et s’amusaient tous les deux en sous-main. Flitwick avait été un bon camarade, dont il appréciait la vive intelligence, et avec lequel il s’abandonnait parfois volontiers à de longues causeries, ou à une partie d’échecs magiques, accompagnées d’un verre de whisky Purfeu, dans la quiétude d’une soirée au coin de la cheminée. Parce qu’ils avaient été les plus proches de lui, c’étaient eux deux, qui avaient été les plus virulents à son encontre pendant cette dernière année. Et la culpabilité qu’ils en éprouvaient maintenant qu’ils connaissaient la vérité, s’en trouvait décuplée. Poppy, elle, ne cherchait à dissimuler ni son chagrin, ni ses larmes. Elle avait été la seule à tenter de trouver des explications à son comportement. La seule qui en avait été plus attristée qu’en colère. Elle le connaissait peut-être mieux que n’importe qui d’autre à Poudlard, hormis Dumbledore. Depuis son arrivée à l’école, elle l’avait soigné, les rares fois où ce satané Serpentard orgueilleux n’avait pas pu se débrouiller tout seul pour panser les blessures dues à son ivrogne de père ou aux ‘plaisanteries’ douteuses des maraudeurs. Elle avait vu les marques de la maltraitance, profondément incrustées dans sa chair, elle avait su lire la détresse et la peur dans son regard, les premières fois où elle l’avait interrogé, essayant de comprendre. Très vite, elle avait cessé de le questionner, elle avait compris que tenter de percer ses défenses était la meilleure chose à faire pour qu’il se replie encore plus sur lui-même, mais à force de patience, elle était parvenue à assez l’apprivoiser pour qu’il accepte —parfois— de se laisser aider. Les regards reconnaissants et… affectueux dont il la gratifiait alors, ses rares sourires, dont elle partageait l’exclusivité avec la petite Evans, elle les gardait au fond du cœur comme des perles précieuses. Oui, elle avait éprouvé de l’affection pour cet enfant solitaire, et à sa manière, il la lui avait rendue. Depuis plus de seize ans, il préparait tous les remèdes, onguents, crèmes et potions dont l’infirmerie avait besoin, sur son temps libre, sans jamais songer à s’en plaindre et il assistait volontiers la guérisseuse pour les cas les plus difficiles. Il s’arrangeait souvent, même cette dernière année, pour trouver le temps de passer lui dire un petit bonjour sans en avoir l’air, sous le prétexte de vérifier les stocks ou de s’enquérir à demi-mots de l’état d’un élève. Après qu’elle l’ait eu alerté des méthodes d’éducation et des punitions plus que discutables des Carrow, le nombre de pensionnaires de l’infirmerie avait rapidement chuté, inversement aux ‘retenues’ chez Hagrid qui se transformaient en promenades de santé. Non, elle n’avait jamais pu vraiment croire qu’il était subitement devenu le monstre que ses collègues décrivaient si complaisamment. Lorsqu’ils eurent transporté le corps du professeur dans son laboratoire personnel, qu’il n’avait jamais abandonné même lorsqu’il avait cédé la classe de potions à Slughorn, Poppy et Remus renvoyèrent tous les autres, ils voulaient rester seuls pour s’occuper de lui. Ils ne pouvaient pas le laisser dans cet état, ses cheveux poissés, ses vêtements déchirés, imbibés de sang et de boue. Il n’avait personne pour prendre soin de lui, ce soir, ils seraient sa famille. Après quelques courtes heures d’un sommeil agité, Harry avait rejoint Lupin, qui veillait maintenant Severus avec Luna et Neville. Qui aurait pu se douter que sous la grande robe de professeur drapée autour de lui, il était vêtu d’un jean et d’un pull noirs ? Après la découverte de la disparition de sa Marque et le récit que lui avait fait Harry de l’Apparition, Remus avait pris l’initiative de le libérer de sa prison de tissu. Les familles de ceux qui étaient tombés les avaient ramenés chez eux. Tonks et Draco étaient partis avec Andromeda et Narcissa. Dans un premier temps, elles avaient ramené leurs époux au manoir des Malfoy. Il avait fallu une guerre et la mort de Bellatrix, Ted et Lucius pour que les sœurs Black se retrouvent. Les Weasley et Hermione avaient ramené le corps de Fred au Terrier. Il ne restait plus aucun mort au château, excepté Voldemort et ses Mangemorts, qui seraient pris en charge par des employés du ministère dans les premières heures de la matinée. Harry tira le coffret d’ébène de sa poche et leva un regard désemparé sur Remus. Il lui tendit la lettre et attendit qu’il ait fini de la lire. L’émotion du loup-garou était palpable. —Vous saviez ? —Pas tout. Au début, il m’a confié le minimum pour que je puisse lui faire confiance. Mais petit à petit, j’ai appris à connaître l’homme qu’il était vraiment, celui qu’il devait cacher à tout prix pour tenir son rôle. J’ai compris beaucoup de choses au cours de ces derniers mois, et lorsque nous sommes allés à Godric’s Hollow, à Noël, et que j’ai vu son Patronus dans le cimetière, tout est devenu clair. Peu d’hommes ont aimé et souffert comme lui, et quant à savoir combien d’autres auraient pu accomplir ce qu’il a fait pour se racheter… La vie l’avait blessé, rendu dur et amer, mais malgré tous ses défauts, c’était un homme droit et bon. C’était quelqu’un de bien. Harry avait sorti la photo et la lettre déchirées, pour atteindre les fragiles fleurs séchées protégées par un papier de soie. —Est-ce que vous savez ce que signifient ces fleurs ? —Non… peut-être des fleurs que Lily… Neville, qui les regardait depuis un moment, prit la parole : —Tu veux bien me les montrer Harry ? La botanique avait toujours été le point fort du jeune homme. Il prit délicatement les tiges séchées pour les examiner. —Celle-ci est un asphodèle, et l’autre une fleur d’absinthe, ça m’étonnerait que ça vienne d’un bouquet. Peut-être des ingrédients de potion… —‘Mes regrets te suivent dans la tombe’… Trois paires d’yeux interrogateurs se tournèrent vers Luna. « L’asphodèle représente le lien avec la mort et l’absinthe les peines de cœur, les épreuves, l’amertume, et le chagrin… le plus souvent la douleur causée par l’absence de l’être aimé. La jeune fille avait parlé de son habituelle voix douce, son regard rêveur fixé sur le visage apaisé du professeur. Il avait trouvé dans la mort, une sérénité que personne ne lui avait jamais connue de son vivant. Il paraissait plus jeune aussi. Le cœur serré, Remus songea qu’il avait à peine trente-huit ans. « Il devait l’aimer énormément et sa mort lui a brisé le cœur… j’espère qu’il a trouvé la paix. » —Seigneur ! Je me souviens maintenant de… la première chose que m’ait dite Sn… le professeur Snape, à mon premier cours de potions… Il m’a demandé ce que j’obtiendrais si j’ajoutais de la poudre de racine d'asphodèle à une infusion d'absinthe… Il y avait une réponse logique bien sûr, mais… —Il te disait ‘je regrette amèrement la mort de Lily’. Termina Lupin. —Oui… et moi, tout ce que je voyais c’était un homme effrayant qui me regardait fixement dans les yeux… C’est à ce moment-là que j’ai commencé à le détester, je crois, alors que lui… —Tu ne pouvais pas comprendre, Harry, tu avais onze ans et tu ne savais pratiquement rien de ton passé. Quant à lui, il était lié par le secret, il ne pouvait rien te dire. Et de toute façon, je pense qu’à l’époque ta vue devait lui faire plus de mal que de bien. Tu étais le portrait de James au même âge, et tes yeux lui rappelaient ce qu’il avait perdu à chaque fois qu’il te regardait… Il a dû lui falloir une sacré force de caractère pour dépasser tout ça, et veiller sur toi malgré tout. Poppy était retournée s’occuper des derniers blessés encore à l’infirmerie, la vie reprenait ses droits. Le château était presque vide, et les professeurs, aidés d’autres employés du ministère tentaient de réparer les dégâts, mais ceux-ci étaient considérables et il faudrait du temps avant que les cicatrices des hommes et des pierres ne s’estompent. De toute façon, les cours ne reprendraient pas avant la rentrée prochaine.

La cérémonie, simple et émouvante, se déroula le lendemain, sous un doux soleil printanier, comme si le temps lui-même avait voulu rendre hommage au Maître des potions. On avait décidé qu’il n’y aurait pas de funérailles officielles. Il n’aurait pas aimé ça. Ceux qui étaient réunis cet après-midi-là autour de la simple tombe de marbre noir qui se dressait maintenant à côté du mausolée de Dumbledore, ne se revendiquaient d’aucun titre officiel, à part Kingsley Shacklebolt, qui bien que venu à titre personnel, représentait officieusement le ministère de la magie, lequel avait décidé, après examen des faits, recoupements et témoignages, d’attribuer sa plus haute distinction au professeur Snape. Remus était assis au premier rang, entouré de Tonks, Harry, et Hermione. Derrière eux, Ginny, Ron, Neville, Luna et Poppy. Severus n’avait plus de famille, ceux qui avaient eu foi en lui, lui en tenaient lieu aujourd’hui. La nouvelle directrice, le ministre et les professeurs de Poudlard avaient pris place sur les autres chaises, au mépris de tout protocole. Les Weasley, Augusta Londubat, Andromeda Tonks, Draco et Narcissa Malfoy et une grande partie des élèves qui avaient participé à la bataille, avaient aussi tenu à lui rendre hommage. Au moment de sceller le tombeau, un grand oiseau couleur de feu apparut de nulle part et vint tournoyer au-dessus des personnes réunies. Fumseck avait disparu depuis la mort de Dumbledore, personne pas même Hagrid ne savait ce qu’il était devenu. Et voilà qu’il revenait, et que sa lamentation s’élevait une fois de plus dans les airs, pour Severus Snape. Déchirante et d’une beauté sublime. Le chant du phénix résonnait au plus profond d’eux-mêmes, apaisant leur peine et faisant naître une sérénité nouvelle dans leurs cœurs. Le temps semblait s’être arrêté et lorsque le phénix cessa de chanter, la tombe était fermée. Il se posa sur le marbre et inclina la tête, comme pour rendre hommage à l’homme qui dormait là. Une larme  tomba alors de ses yeux sur la pierre froide, où elle se transforma en un magnifique lys* de pur cristal de roche*, dont les facettes étincelantes irradiaient une douce lumière. Puis il prit son envol et disparut bientôt à l’horizon. Sur la stèle de marbre noir quelques mots étaient apparus, gravés en lettres d’argent :

Severus Snape

9 Janvier 1960 – 2 mai 1998

Maître des Potions Professeur de Défense contre les Forces du Mal Directeur de la Maison Serpentard Directeur de Poudlard

Membre de l’Ordre du Phénix

Ordre de Merlin de Première Classe pour services exceptionnels rendus au monde sorcier

 

Il fut l’un des plus grands défenseurs de la Lumière lors de la deuxième guerre du XXème siècle Son action, et son courage exemplaire, permirent la défaite et la destruction de celui qui se faisait appeler ‘Seigneur des Ténèbres’

Nous n’oublierons jamais

Remus, qui ne pouvait plus retenir ses larmes, se leva alors et s’approcha de la tombe, sa baguette à la main. Il marmonna quelques mots et trois lignes supplémentaires apparurent sous l’inscription :

Son cœur était fidèle et son âme loyale

Il alliait en lui toutes les qualités qui font la grandeur des quatre Maisons

Puissent les étoiles éclairer son chemin

Les voix pures d’un chœur d’enfants s’élevèrent alors dans le jour déclinant. Flitwick avait réussi à réunir une grande partie des élèves de sa chorale. Le simple chant* qu’il avait composé pour le Maître des potions fit venir des larmes au bord de bien des yeux.

Carry my soul into the night May the stars light my way I glory in the sight As darkness takes the day

Ferte in noctem animam meam Illustrent stellae viam meam Aspectu illo glorior Dum capit nox diem

Cantate vitae canticum Sine dolore actae Dicite eis quos amabam Me numquam obliturum

 

 

 

Sing a song, a song of life Made without regret Tell the ones, the ones I loved I never will forget

Après la cérémonie, Minerva demanda à Lupin de la suivre dans son bureau. Shacklebolt leur emboita le pas. C’était une sensation étrange que de se retrouver face au portrait de Severus, qui trônait maintenant en bonne place à la droite de celui de Dumbledore, derrière le bureau de la directrice. Remus en eut un pincement au cœur. Les portraits magiques représentaient les directeurs de Poudlard tels qu’ils avaient été au moment de leur mort, et celui-là ne faisait pas exception. Le professeur était vêtu de sa redingote noire, boutonnée jusqu’au cou sous sa toge de professeur. Il paraissait s’ennuyer ferme, mais une ébauche de sourire éclaira brièvement son visage à l’entrée de son ami. —Monsieur Lupin, commença Minerva un peu solennellement, « avec l’accord de monsieur le ministre, ici présent, je voudrais vous demander si vous accepteriez de reprendre à la rentrée, le poste de professeur de Défense contre les Forces du Mal. —Vous savez bien que c’est impossible Minerva, quel parent accepterait un loup garou comme professeur pour son enfant ? —Il ne vous a sans doute pas échappé que bien des choses avaient récemment changé dans le monde sorcier, ces derniers temps. Les parents vous accepteront, comme ils ont accepté Firenze ou Hagrid, ou n’inscriront pas leurs enfants à Poudlard, voilà tout. De toute façon, cela constituera un excellent test pour savoir à quel point les familles sont ouvertes aux idées nouvelles. Il n’y a jamais eu d’incidents lorsque vous étiez en charge de cette matière, je ne vois pas pourquoi il y en aurait plus dans l’avenir. —Severus préparait ma potion tous les mois, alors… —Très mauvaise excuse, il m’a lui-même affirmé par l’intermédiaire de son portrait, vous avoir donné la recette, et vous communiquera l’adresse de son ancien directeur d’études lors de sa formation de Maîtrise, qui vous la préparera aussi  bien qu’il le faisait. Vous avez été de très loin un des meilleurs professeurs de cette matière depuis des années, elle jeta un coup d’œil  en biais au portrait, qui la regardait d’un air narquois « à l’exception du professeur Snape, peut-être… Et en tout cas, le plus apprécié des élèves. » Termina-t-elle en se tournant carrément vers lui d’un air de défi. Snape s’était drapé dans sa robe d’un air hautain et faisait semblant de bouder. Remus se retenait à grand peine d’éclater de rire. Entre Dumbledore, Snape et Black, la vie dans ce bureau devait être pour le moins… folklorique pour McGonagall. Shacklebolt se taisait, il n’était là que pour la forme, la décision ayant apparemment déjà été approuvée. —Si le ministère est d’accord, je veux bien faire un essai pendant un an, s’il est concluant, je me ferai une joie d’accepter le poste définitivement. —Je n’en attendais pas moins de vous Remus. Poudlard est à reconstruire dans tous les sens du terme, et je crois que vous pouvez grandement y contribuer. D’autre part, je vous propose d’avoir la possibilité de vous faire remplacer par votre épouse au cas où vous seriez dans l’impossibilité, certains jours, d’assumer vos cours. Elle se leva et fit le tour du bureau directorial. « Nous allons vous laisser à présent, le professeur Snape a émis le souhait de vous parler en privé. » Une fois que Minerva et Shacklebolt eurent refermé la porte derrière eux, Lupin se tourna brusquement vers le portrait. Il avait des larmes plein les yeux, et la colère montait en lui, il la sentait bouillonner, déborder comme un fleuve en crue, maintenant qu’il était en face de son ami. —Merde, Severus ! Tu étais vraiment obligé de faire ça ? Foutu égoïste, tu n’as pas pensé que ça pourrait… que ça pourrait… sa voix se brisa dans un sanglot qu’il ne put retenir. —Remus ! Je suis désolé. Vraiment ! Je n’aurai jamais pensé que… Mais tu sais aussi bien que moi que c’était nécessaire ! Nous savions tous les deux comment cela devait finir, depuis Godric’s Hollow. Le loup-garou passa une main rageuse sur son visage pour essuyer ses larmes. Bien sûr… avec la mauvaise opinion qu’il avait de lui-même, il n’aurait pas pensé que sa mort puisse affecter qui que ce soit ! —Je ne peux pas croire que toi, tu n’aies pas pu trouver un moyen… —Tu me surestimes, Remus. Non, je pensais vraiment qu’il n’y avait pas d’autre issue. Mais je ne veux pas te mentir. J’aurais peut-être pu… ne pas lâcher prise, m’accrocher, il y a eu un moment… un bref moment où les choses auraient peut-être pu basculer… Mais je n’avais plus rien à faire ici, ma tâche était terminée… —Rien ? Alors notre amitié, cela n’a jamais compté pour toi ? C’était aussi un rôle ? Une comédie ? —Je t’interdis de dire ça, Remus ! Notre amitié… notre amitié est la meilleure chose qui me soit arrivée dans cette vie depuis… Lily. Je ne te permets pas d’en douter ! C’est la seule chose qui aurait pu… qui a failli, me retenir… Essaye de me comprendre. Je ne suis pas mort avant-hier, je suis mort le 31 octobre 1981. Depuis, j’existais comme une  coquille vide, uniquement parce que j’avais fait le serment de protéger le fils de Lily. Mais j’étais si fatigué, Remus, si fatigué… Je n’ai pas eu le courage de continuer. Tu peux me traiter de lâche, si tu veux, mais je ne pouvais pas supporter l’idée de continuer cette existence, comme si rien ne s’était passé, de retrouver cette solitude, ce… vide … Mais tu n’as pas le droit de douter de la sincérité de mon amitié. Sans elle, je n’aurais peut-être pas réussi à supporter tous ces derniers mois, elle est mon trésor le plus précieux, elle m’a rendu mon humanité. —Mais tu n’aurais pas été seul ! Nous… —Tu as une famille, les jeunes vont construire leur vie, ‘la chauve-souris graisseuse’ aurait encombré votre existence plus qu’autre chose. Il vaut mieux que vous gardiez le souvenir de ces quelques moments où j’ai pu être autre chose qu’un professeur détesté, ou un collègue aigri… Et puis Minerva ne t’empêchera jamais de venir discuter un moment avec moi, sinon je suis prêt à lui rendre la vie encore plus impossible que de mon vivant, elle le sait pertinemment. Elle a beaucoup à se faire pardonner, et je suis tout à fait disposé à jouer là-dessus ! Termina-t-il avec un sourire sarcastique. —Vous ne vous en privez déjà pas, d’ailleurs ! Renchérit Dumbledore, qui jusque-là avait fait semblant de somnoler dans son cadre, avec un petit rire. « Depuis qu’elle a pris ses fonctions, sa principale préoccupation est de trouver un prétexte pour sortir de ce bureau ! » —Pourquoi se priver des petits avantages que la situation peut m’apporter, Albus ? Vous-même ne m’avez guère épargné au long de cette dernière année. —Croyez bien que ce n’était pas par plaisir, mon garçon ! Fit le vieil homme soudain redevenu sérieux. « Je sais que j’ai, moi aussi, beaucoup à me faire pardonner… Un silence un peu gêné tomba sur la pièce, puis le vieux mage s’éclaircit la gorge et dévia la conversation en se tournant vers Lupin. « Et comment se porte votre charmante épouse, Remus ? » —Dora va très bien. Elle va avoir un bébé, ajouta-t-il avec un grand sourire à Severus. « Si c’est un garçon, nous avons décidé… » —N’y pense même pas un instant ! Tu ne vas tout de même pas infliger ça à un enfant, non ? Je me demande encore ce qui est passé par la tête de ma mère lorsqu’elle a choisi de me donner le prénom de son grand-père, et comment mon père a pu, pour une fois, être d’accord avec elle ! Il devait être particulièrement saoul ce jour-là ! —Mais… —J’ai porté ce poids pendant trente-huit ans, Remus, crois-moi, n’inflige pas ça à ton fils. Ted ira très bien, et ça fera plaisir à Nymphadora, parce que je ne doute pas un instant qu’elle aurait accepté cette absurdité, pour toi. —Non, Severus, pour toi ! Et c’est elle qui l’a proposé… Le Maître des potions en resta muet, tandis que Dumbledore éclatait de rire sans vergogne.

TBC

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*Le lys blanc peut représenter le deuil. Les fleurs peuvent être offertes pour exprimer nos émotions, le lys dégage une espèce d’ambiance sereine et pure, ce qui permet à l’individu en deuil d’apaiser ses souffrances et d’exprimer en même temps son chagrin. * Le cristal de roche est une pierre de lumière blanche à la forme géométrique bien définie. De ce fait, il s'oppose aux ténèbres. Néanmoins, le cristal est un diamant inachevé, à la pureté imparfaite. Ainsi, plutôt que d'exprimer la pureté naturelle comme le diamant (le cristal de carbone pur), le cristal de roche évoque davantage l'élévation vers la pureté. * « In Noctem » extrait de la BO de « Harry Potter et le Prince de sang mêlé »  : Youtube(point)com(slash)watch?v=8Ro-vL4KLDY que j’ai utilisé -au milieu du clip-(instant pub J ) pour cette petite vidéo sans prétention : Youtube(point)com(slash)watch?v=kGapAtDE1cc




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