Le veilleur dans l’ombre -25-

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Disclaimer : L’univers et les personnages d’Harry Potter ne m’appartient pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés. Personnages : S.Snape, R.Lupin, et les autres… Résumé : Après la mort de Dumbledore… Je sais, ce n’est pas grand chose, mais ça résume assez bien la situation

Epilogue – Après la tempête

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La vie avait repris son cours à Poudlard. Contrairement aux craintes de Remus, la plupart des élèves étaient revenus en septembre. Les étudiants qui auraient dû passer leurs ASPICs l’année précédente, y compris Harry, Ron et Hermione, avaient eu droit à un trimestre de cours de rattrapage intensifs avant d’être autorisés à se présenter l’examen, exceptionnellement organisé juste avant les vacances de Noël. Les fêtes avaient été entachées de nostalgie, elles avaient marqué le départ de beaucoup de ceux qui avaient survécu à la bataille. Les moyens mis en œuvre pour rattraper les Mangemorts en fuite avaient vu naître une collaboration sans précédent entre les services d’Aurors du monde entier. Cette fois, il n’y aurait plus d’excuses et ceux qui avaient tenté de prétendre, comme la fois précédente, avoir été sous influence de l’Imperium avaient fait l’objet d’enquêtes très approfondies et plusieurs fois soumis au  Veritaserum. Très peu s’en étaient tirés sans dommages. Draco, qui s’était vaillamment battu aux côtés de la Lumière pendant la dernière bataille, avait été mis hors de cause grâce aux témoignages de Remus et de Tonks. Même Harry était venu lui apporter son soutien lors de son procès, en racontant comment il avait tenté de faire en sorte qu’il ne soit pas reconnu lorsqu’il avait été capturé par Greyback. Il s’était mis à travailler d’arrache-pied, et ses ASPICs obtenus avec mention, il avait décidé de commencer une Maîtrise de potions. Ce qui faisait dire à certains que décidément, s’il devenait un jour professeur à Poudlard, les classes de potions étaient destinées à être tenues par d’anciens Mangemorts repentis ! Ron et Harry avaient entrepris une formation d’Aurors, et Hermione de Médicomage, tandis que Neville avait décidé de se consacrer à la botanique.

Le neuf janvier mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, en plein milieu de la matinée, un Remus échevelé et fébrile fit irruption sans s’être annoncé dans le bureau de la directrice. Minerva fronça les sourcils devant l’état de surexcitation du professeur, mais se doutant de la raison de sa visite, elle ne  put retenir un léger sourire, tout en faisant semblant de le morigéner. —Je vous ai donné le mot de passe et autorisé à venir dans ce bureau chaque fois que vous le désirez, ce dont vous usez d’ailleurs au point que parfois je me demande qui est le directeur ici, mais cela ne vous dispense pas de faire preuve de courtoisie et de me prévenir, professeur Lupin ! Elle ne put se retenir plus longtemps. Avec un franc sourire, cette fois, elle se leva, fit le tour de son bureau, et posa une main sur son bras. « … Alors ? Ne nous faites pas languir ! » —C’est un garçon ! Il… il est magnifique, et il a les cheveux turquoise… enfin, lorsque je suis parti de l’infirmerie ! Poppy dit qu’il est Métamorphomage, comme sa mère… —Et on peut savoir ce que tu fais ici au lieu d’être avec Nym-pha-do-ra et ton fils ? —Severus ! Arrête de jouer les rabat-joie, ça ne marche plus ! Et tu sais bien  qu’elle n’aime pas que… C’était devenu une vieille plaisanterie entre eux, depuis qu’elle avait décidé de donner son nom à son fils. A chaque fois qu’il les voyait, Remus ou elle, Snape prenait un malin plaisir à lui donner son prénom entier, ce qu’elle détestait, de sa prononciation bien caractéristique, en étirant au maximum toutes les syllabes, ce qu’elle détestait encore plus. —Tant pis pour elle, elle n’avait qu’à pas vouloir appeler son fils Severus… elle est pourtant particulièrement bien placée pour savoir ce que ça fait de porter un nom ridicule ! —Notre fils s’appelle Ted… —Et bien voilà ! Elle est revenue à la raison, je savais bien qu’elle était plus intelligente que toi ! —Ted  Severus Lupin. Dumbledore, qui observait la scène d’un air amusé, éclata de rire, bientôt imité par Minerva et Lupin, devant le regard noir que Maître des potions levait vers le ciel. —Ne vous en faites pas Remus, au fond, je suis sûr qu’il en est très fier, mais il est bien trop tête de mule pour accepter de l’avouer. —Parfaitement ridicule ! Rétorqua la tête de mule, sans pouvoir toutefois dissimuler tout à fait la lueur émue qui brillait au fond de ses yeux. « En plus il est né le neuf janvier… vous mériteriez qu’il finisse à Serpentard ! » —Je ne suis pas sûr que ce serait la plus mauvaise chose qui pourrait lui arriver, sourit doucement Lupin. « Bon, j’y retourne, je ferai part de ta joie à Dora. Vous m’accompagnez, Minerva ?» —Avec plaisir, j’ai hâte  de faire la connaissance du jeune Severus. Répondit-elle avec un regard en coin au portrait. Un long silence suivit leur départ. —Vous ne regrettez vraiment rien, mon garçon ? —Et vous Albus ? —J’étais vieux et condamné, mon heure était venue. Mes seuls regrets vous concernent Severus. J’ai volontairement fermé les yeux sur votre souffrance, lorsque vous étiez étudiant. Je n’ai pas voulu reconnaitre vos talents à leur juste valeur. Vous me rappeliez tellement Tom, que j’avoue que j’ai eu peur que l’histoire ne se reproduise. Si j’avais été plus attentif, moins… partial, j’aurais vu dès le départ la différence entre vous. Toute la grandeur et la beauté de votre âme, et je ne vous aurais jamais abandonné, je me serais battu pour vous garder. Mais vous… vous étiez jeune, vous aviez encore toute la vie devant vous… Pourrez-vous un jour me pardonner ? —J’ai trop de choses à me pardonner à moi-même pour ne pas pardonner aux autres, Albus. Ces derniers mois ont été les pires de ma vie, et je ne sais pas si j’aurais pu aller jusqu’au bout sans l’amitié et le soutien de Lupin. Comment aurais-je pu continuer à vivre avec le souvenir de toutes les atrocités que j’avais été obligé de laisser exécuter, lorsque je n’étais pas forcé d’y participer… de tous les crimes que je n’avais pas pu empêcher ? —Vous auriez pu abandonner l’enseignement, devenir le chercheur que vous aviez toujours rêvé d’être, inventer de nouvelles potions, de nouveaux sortilèges de protection… —Et qui m’aurait encore fait confiance ? J’ai beau avoir été réhabilité publiquement, le doute subsistera toujours dans l’esprit des gens, vous le savez aussi bien que moi, Albus. ‘Mangemort un jour, Mangemort toujours’ ! Combien de fois ai-je entendu ces mots derrière mon dos, au sein même de l’Ordre ? —La nature humaine ne changera jamais mon garçon, mais vous auriez été de taille à leur tenir tête. —Je vais vous répondre comme je l’ai déjà fait à Lupin, Albus, vous me surestimez. Je n’étais qu’un homme, faillible et usé. Je n’avais pas les codes pour vivre dans un monde en paix, j’ai été trop longtemps consumé par la haine et le ressentiment. —Vous étiez consumé par l’amour et la culpabilité, Severus, et c’est vous que vous punissiez au travers d’Harry, vous que vous haïssiez au travers de Voldemort… Et c’est pour cela que vous avez choisi de mourir, pour vous punir encore. Arrêtez de vous mentir et regardez la réalité en face. Vous avez commis des erreurs, qui n’en commet pas ? Nous portons tous nos fardeaux… Mais ce qui est arrivé n’a jamais été uniquement de votre faute, vous n’étiez qu’un maillon de la chaîne, et si ce maillon n’avait pas existé, un autre aurait pris sa place. Si le monde est un peu meilleur aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à vous. —C’est votre manière de voir les choses, mais si ce maillon n’avait pas existé, la chaîne aurait peut-être été rompue, et Lily ne serait pas morte. —Non, Severus, elle n’aurait pas été rompue. Lily ne serait peut-être pas morte à ce moment-là, c’est vrai, mais combien de temps pouvez-vous honnêtement penser qu’elle aurait survécu ? Voldemort n’aurait pas disparu, la guerre aurait continué, et il l’aurait sans aucun doute gagnée… A l’époque, nous n’étions pas de taille à lui résister bien longtemps de plus… Croyez-vous qu’il aurait alors épargné ceux qui avaient été les plus acharnés à le combattre ? Lorsqu’il a tué Lily, ce soir-là, il a lui-même cassé le maillon qui a permis de finalement rompre la chaîne, dès lors, sa défaite n’était plus qu’une question de temps. Ces seize années de répit nous ont permis de renforcer nos défenses, vous ont permis de découvrir ses points faibles… La mort prématurée des Potter nous a donné notre meilleure arme : vous ! Elle vous a permis de vous ressaisir et de retrouver le chemin de la lumière. Je crois que Lily l’a bien compris… elle vous a d’autant mieux pardonné, qu’il n’y avait finalement pas grand-chose à pardonner … Ne vous l’a-t-elle d’ailleurs pas dit elle-même ? —Comment savez-vous… —Je vous l’ai déjà dit, mon garçon, vous seriez étonné par tout ce que je peux faire… Severus soupira. —Vous aurez toujours le dernier mot, n’est-ce pas ? Les yeux de Dumbledore pétillèrent derrière ses lunettes en demi-lune, tandis qu’un sourire malicieux se dessinait sur ses lèvres. —Mais j’y compte bien, Severus, j’y compte bien !

FIN

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