Le broyeur d’âmes -2-

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Disclaimer : L’univers et les personnages d’Harry Potter ne m’appartient pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés. Personnages : S.Snape, Regulus Black, Lily Evans, Albus Dumbledore… et les autres. Résumé : 1er novembre 1981, dans le bureau d'Albus Dumbledore, un homme brisé se prépare à entamer le long chemin qui le conduira peut-être vers sa rédemption. Mais comment en est-il arrivé là?

Noces de sang

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1er novembre 1979

Un coup de tonnerre retentit au-dessus des toits et la pluie se mit à tomber comme si une vanne céleste avait brusquement été ouverte. Un éclair déchira la nuit et la foudre tomba quelque part. L’homme sursauta. L’orage se déchainait au-dehors, malgré la saison avancée. De temps à autre, un éclair illuminait le cadre rassurant de la chambre comme en plein jour. Il était en sécurité.

Lucius avait insisté pour qu’il passe la nuit au manoir. La première fois pouvait s’avérer très dangereuse, et le Maître ne l’avait pas épargné… même s’il avait préféré ça à l’épreuve d’initiation habituelle.

Assis tout droit dans son lit, la respiration haletante et les yeux exorbités, il grelottait, le corps recouvert d’une sueur glacée. Il regardait fixement devant lui d’un air égaré, cherchant à percer l’obscurité qui l’entourait. Le hurlement résonnait encore dans sa tête… son hurlement ?  Il se félicita d’avoir jeté un sort de silence sur la chambre avant de s’allonger sur le lit pour essayer de se reposer un peu.

La douleur lancinante qui irradiait de son avant-bras gauche, et les tremblements spasmodiques qui continuaient encore maintenant, après plusieurs heures, à le secouer régulièrement, lui rappelaient amèrement les évènements de la soirée précédente. Jamais il n’avait autant regretté, lui, le Serpentard qui ne prenait jamais aucune décision à la légère ! Oh, bien sûr, il ne pouvait pas dire qu’on ne lui avait pas donné le temps de la réflexion… cela faisait déjà quatre ans qu’ils l’avaient approché pour la première fois au nom de leur maître, au début de sa cinquième année. Mais pour être tout à fait honnête avec lui-même, aurait-il fini par franchir le pas si… 

Une nausée le plia en deux, et il n’eut que le temps de se pencher hors du lit, mais il n’avait plus rien à vomir, plus rien que lui-même, peut-être !  Merlin, qu’aurait dit Lily ? Mais Lily n’était plus là. Lily n’était plus son amie et il ne pouvait s’en prendre qu’à lui. Lily venait d’épouser cet abruti de joli-cœur de Potter qui la convoitait ouvertement depuis leur troisième année. Il aurait voulu mourir. Il avait dix-neuf ans, et il venait de mettre sa vie en l’air. À jamais.

Pourtant… quatre mois plus tôt, pour la première fois de sa vie, son futur s’annonçait souriant. Il venait  de devenir le plus jeune Maître en Potions et en Sortilèges que le Royaume-Uni ait jamais connu, et ses maîtres de spécialisations lui prédisaient le plus grand avenir.

 Depuis sa sortie de Poudlard, ASPICs brillamment obtenus avec mention spéciale et félicitations du jury en poche, il s’était coupé du monde, accumulant les heures de travail, afin de réussir en un an ce que d’autres mettaient deux, voire trois ou quatre à obtenir. Les études supérieures ne fonctionnaient pas comme chez les Moldus. L’apprentissage de Maîtrise se faisait avec un Maître, qui présentait son élève à l’examen lorsqu’il estimait le niveau atteint suffisant. La longueur des études était donc directement proportionnée aux capacités et au travail des étudiants. Il avait passé son enfance et son adolescence dans le mépris et le rejet. Il voulait une revanche éclatante. Il s’était promis de devenir le plus jeune Maître qui ait jamais existé.

Le pari de la double spécialisation, qui de prime-abord avait semblé complètement insensé à ses enseignants, ne lui avait posé aucun problème. Il en savait déjà bien plus en sortilèges que les plus grands Maîtres existants, et n’avait guère eu que les potions à perfectionner, certaines n’étant pas enseignées aux élèves de Poudlard, et la formation simplifiée de Médicomagie qui donnait le droit aux Maîtres en Potions de soigner les maux courants sans faire appel aux guérisseurs officiels. Il était parfaitement conscient de sa valeur, mais comme beaucoup de ceux qui ne devaient leur réussite qu’à leur mérite, il voulait une reconnaissance officielle de ses capacités. Oui, au début de l’été, l’avenir semblait enfin vouloir lui sourire pour la première fois de sa vie.

Déjà à Poudlard, il était considéré comme un petit génie des potions, quant aux sortilèges, il s’était toujours efforcé  de ne jamais montrer la réelle étendu de ses connaissances réelles. A onze ans, il n’avait déjà plus rien à apprendre. Dès qu’il avait su lire, il avait dévoré, et appris par cœur avec avidité, tous les livres de la bibliothèque secrète de sa mère, ceux qu’elle avait pu emporter de chez les Prince avant d’être reniée par sa famille, et dont certains n’auraient certainement pas été approuvés par le ministère. Eileen voulait que son fils puisse se défendre, et avait pris son éducation magique en mains depuis qu’il avait manifesté ses premiers dons, à l’âge exceptionnel de quatre ans. En arrivant à l’école, il connaissait, aux dires même de ses pires détracteurs, plus de sortilèges que beaucoup d’élèves de septième année. En outre, il avait très tôt été fasciné par la magie noire, non pour s’en servir en tant que telle, comme beaucoup le pensaient, mais pour tenter de trouver des parades à des sorts réputés imparables.

Sa double Maîtrise, qu’il avait obtenue haut la main, lui ouvrait déjà la porte à une carrière assurée de professeur, au cas où…

Non qu’il ait jamais eu l’ambition d’enseigner, rien que cette idée lui donnait des frissons d’horreur ! Se retrouver six heures par jour devant des classes de gamins aux cerveaux dégénérés lui donnait une idée assez précise de l’enfer. Non, la Maîtrise n’avait été qu’une première étape, une sécurité qui en cas de besoin lui garantirait au moins un salaire convenable et un statut qui lui vaudrait enfin le respect qu’il méritait. Ce qu’il voulait vraiment, c’était faire de la recherche, inventer de nouveaux mélanges, améliorer ceux qui existaient déjà, leur trouver de nouvelles applications, combiner potions et sortilèges… Il voulait devenir le meilleur. Le meilleur potioniste, le meilleur briseur de sorts, être renommé dans le monde entier… Et peut-être, peut-être alors Lily consentirait-elle à lui reparler, à lui pardonner. Peut-être Lily le regarderait-elle enfin comme…

La Gazette, rageusement froissée et roulée en boule avait fini de l’autre côté du salon. Une douleur lancinante lui vrillait la poitrine. Pourquoi ? Ils n’avaient que dix-neuf ans, ils étaient beaucoup trop jeunes pour se marier ! Sa rage s’était déchainée sur les meubles et la vaisselle, même ses chers livres n’avaient pas été épargnés, avant qu’il ne s’écroule au milieu des débris, une horrible sensation de vide dans la poitrine. Pourquoi pleurait-il ? Elle n’en valait pas la peine ! Pourquoi continuait-il à l’aimer, pourquoi continuait-elle à l’obséder?

Il était sorti, il était allé se saouler dans le pub le plus proche, celui-là même que son père hantait avec assiduité, avant… Mais il n’avait pas réussi à se débarrasser de l’image de Lily. Il ne saurait jamais comment il avait réussi à rentrer chez lui, il n’avait pas l’habitude de boire et il se dégoutait lui-même. Non, jamais il ne deviendrait comme Tobias ! Après avoir repris ses esprits et réparé les dégâts, il avait envoyé un hibou à Lucius. Cela faisait quatre ans que les partisans du Seigneur des Ténèbres essayaient de le recruter, de le présenter à leur Maître, il n’y avait plus rien pour le retenir, sauf une chose, mais si Voldemort le voulait vraiment, il accepterait peut-être quelques compromis…

Il respira plusieurs fois à fond, en essayant de vider son esprit et d’occulter la douleur. Il ne pourrait plus jamais retourner en arrière, mais il avait au moins pu préserver une partie de sa fierté. Pour ce qu’elle valait, maintenant ! Il avait beau haïr les Moldus, il avait beau haïr Potter et les autres, il n’était pas encore tombé assez bas pour accepter de tuer pour cette seule raison. La seule personne qu’il aurait vraiment voulu tuer de sa main, son père, s’était suicidée dans sa prison, bien des années auparavant. Tuer dans le feu de l’action, tuer pour ne pas être tué, cela, il pouvait encore s’en accommoder avec sa conscience, mais tuer de sang-froid, c’était une autre histoire… même s’il reconnaissait l’hypocrisie sous-jacente d’un tel raisonnement. Le simple fait de savoir, faisait de lui un complice, sinon un coupable au même titre que les autres… Si seulement le Seigneur des Ténèbres s’était montré intransigeant sur ce point, il n’en serait pas là, maintenant !

L’homme aux yeux rouges laissait planer un regard plein de morgue et de dégout sur le groupe d’hommes, et de femmes, revêtus de leurs capes noires et de leurs masques d’ivoire. Serviles, dégénérés, dépourvus de la moindre parcelle de morale, ils lui étaient utiles pour effectuer les basses besognes, mais bien peu s’étaient révélés assez intelligents pour se tailler une place de choix auprès de lui, surtout dans la jeune génération ! Et surtout, aucun n’avait les compétences pour assurer la tâche de se faire accepter par Dumbledore, de devenir ses yeux et ses oreilles à Poudlard. S’il était aussi brillant qu’on le lui avait dit, le jeune Maître des potions pouvait se révéler d’une utilité incontestable.

Voldemort attendait ce moment depuis quatre ans. Depuis que Lucius lui avait parlé du jeune surdoué, dont le seul défaut était d’être de Sang-Mêlé. A chaque rapport  élogieux  sur les compétentes du jeune homme, l’importance de ce détail diminuait un peu plus, n’était-il pas, après tout, l’héritier des Prince, vieille lignée de Sang-Pur ? Il était particulièrement bien placé pour reconnaître que parfois, On pouvait passer sur quelques gouttes de sang moldu, en regard des qualités de la personne, et au fil des années, il n’avait pu que se persuader que le sang des Prince prévalait chez ce jeune sorcier, comme celui des Gaunt prévalait chez lui.

Dans quelques minutes, il pourrait vérifier jusqu’à quel point l’intelligence et les capacités de Severus Snape pourraient lui être utiles. Malfoy lui avait parlé des principaux motifs de ses hésitations, et il était prêt à faire quelques arrangements au rituel, si la future recrue en valait la peine. Après tout, c’était lui qui l’avait instauré, il pouvait en jouer selon son bon vouloir ! Ce ne serait d’ailleurs peut-être pas une si mauvaise chose, pour s’assurer de la fidélité des plus tièdes, que de les menacer de ce qu’il s’apprêtait à lui faire subir. La plupart de ses recrues étant des êtres sans aucune conscience, à qui la perspective d’un crime ne faisait ni chaud ni froid, alors que celle de leur propre douleur… Et puis il ne voulait pas en faire un homme de main, il avait des qualités bien trop précieuses pour l’exposer en première ligne ! Il avait obtenu sa victoire lorsque la sang-de-bourbe avait épousé James Potter, ce Traitre-à-son-Sang !

Lorsque Lucius lui avait amené le jeune homme, il l’avait entraîné à l’écart.

Severus l’avait laissé sonder son esprit sans barrières, de son amour pour sa mère à sa haine pour son Moldu de père, et à son regret de ne pas avoir pu le tuer de ses propres mains. Il n’avait même pas occulté ses sentiments pour Lily, et les raisons qui l’avaient enfin poussé à accepter l’entrevue. Instinctivement, il savait que de cette première « lecture » dépendraient beaucoup de choses, mais il voulait garder un atout dans sa manche. Son Occlumencie avait été dissimulée derrière des souvenirs d’enfance pénibles qui alimentaient sa haine pour les Moldus. Ainsi qu’il l’avait pensé, le Seigneur des Ténèbres avait été tellement satisfait par ces images, qu’il n’avait pas cherché à creuser plus profond. Voldemort avait investi son esprit pendant leur conversation, sans qu’il y ait eu aucun signe avant-coureur, mais il s’était attendu à la chose, il n’était pas assez bête pour croire que le mage noir accepterait sans aucun soupçon son brusque revirement, après quatre ans d’hésitation. Il l’avait libéré aussi soudainement qu’il avait pris possession de lui avec un petit rire métallique.

— Ainsi, c’est ton attachement pour cette fille qui t’as retenu pendant si longtemps ? Permets-moi de te dire que tu as un goût déplorable en matière de femmes, mon jeune ami. Mais ne t’en fais pas, nous t’en trouverons d’autres, et de plus dignes de toi ! Plus important : ton ami Lucius m’a rapporté que tu te fais une bien mauvaise opinion de nous…

—Monseigneur ?

—Il me dit que tu penses que nous sommes une bande d’assassins qui tuent et torturent sans aucune raison, uniquement pour le plaisir, à l’instar de ces gangs moldus ! Je reconnais bien là le bourrage de crâne de Dumbledore ! Oui, nous œuvrons pour la pureté de notre race, et cela implique parfois quelques actes regrettables, et il semble avoir oublié qu’il a lui-même naguère partagé nos idéaux… Mais où es-tu allé chercher que le meurtre était le prix à payer pour nous rejoindre ? J’ai d’autres moyens pour m’attacher mes Mangemorts et connaître leur loyauté ! De plus, ta présence ici prouve que ne n’ai aucun préjugé contre les Sang-Mêlé qui font honneur à leur lignée de Sang-pur. Je n’ai pas pour but d’exterminer les Moldus ou les Sang de bourbe, je veux juste qu’ils reconnaissent leur place et leur infériorité, et qu’ils s’y tiennent. Je ne te demanderai pas de tuer sans raison, Severus, si c’est ce que tu crains, mais je te demanderai autre chose pour preuve de ta soumission. Tu devras m’offrir ta douleur et ton sang en allégeance, afin de te purifier du sang moldu qui coule en toi.

—Monseigneur, mon plus grand bonheur serait d’éliminer mes impuretés…. je suis prêt à combattre pour notre cause, et même à tuer s’il en était besoin, pour la défendre, mais je pense que j’ai des capacités qui me placent au-dessus de la condition d’un vulgaire assassin, ou d’un bourreau.

—J’apprécie ceux qui ont la conscience de leur valeur, et je n’en attendais pas moins de toi, Severus. Viens, mon garçon, rejoins tes nouveaux frères.

Le premier Doloris avait été lancé par Bellatrix Lestrange, dont l’épaisse toison bouclée révélait l’identité derrière le masque. Il avait très vite perdu le compte. Ils n’avaient arrêté que lorsqu’il avait perdu connaissance. Au début, il avait essayé de serrer les dents, puis il avait hurlé, jusqu’à ce sa voix se casse, jusqu’à ce que ses hurlements se transforment en râles d’agonie, puis qu’il ne puisse plus émettre le moindre son, avant de plonger enfin dans une bienheureuse inconscience. Il avait alors été abandonné sur le sol, le corps toujours agité de spasmes qui tordaient ses membres sous la douleur insoutenable qui le déchirait de l’intérieur.

Devant ce spectacle, les Mangemorts qui avaient d’abord songé à protester contre cette nouvelle épreuve d’initiation, la jugeant trop clémente, avaient très vite révisé leur jugement et espéraient pour leurs enfants, qu’elle ne devienne pas, désormais, la règle. Commettre un meurtre gratuit avait bien parfois un peu titillé la conscience de certains, mais devant ce corps torturé et pantelant, ils se félicitaient d’avoir su garder pour eux leurs états d’âme.

Bien que pouvant parfois s’avérer mortel, le Doloris n’était pas destiné à tuer, il s’attaquait directement au système nerveux central et s’avérait une torture bien plus atroce que tous les tourments inventés par les Moldus, pourtant experts en la matière. Il avait en outre l’avantage de ne pas laisser de traces visibles. Ceux qui y étaient soumis trop longtemps, s’ils avaient de la chance, finissaient par succomber à un arrêt cardiaque dû à une douleur devenue impossible à supporter, les dommages sur les cerveaux de ceux qui avaient le malheur de survivre à une trop longue exposition étaient irréversibles. Aussi, pour pouvoir permettre à tous ses fidèles de ‘s’amuser’,  ce soir-là, Voldemort avait-il limité très précisément le temps d’exposition de chaque malédiction, afin de ne pas trop abîmer sa nouvelle recrue.

Il avait repris conscience, dans le brouhaha d’une fête qui battait son plein (une âme plus charitable que les autres, peut-être Malfoy, l’avait transporté sur un divan à l’écart). Encore vacillant, guidé et soutenu par Lucius, qui le parrainait et comptait bien en retirer un bénéfice, il s’était agenouillé devant le fauteuil qui trônait une estrade à une extrémité de l’immense salon.

—Severus Snape, renies-tu ton sang Moldu ?

—Je le renie Maître.

Le mage noir avait alors entaillé profondément sa poitrine et regardé le sang imbiber la chemise du jeune homme avant de dégouliner, jusqu’à former une large flaque sur le sol, guettant chez sa victime le moindre signe de rébellion contre ce qui aurait tout aussi bien pu être une mise à mort. Lorsque Severus avait été une deuxième fois sur le point de défaillir, sans qu’un seul mot ne soit sorti de sa bouche, Voldemort impressionné malgré lui par le stoïcisme du jeune homme, avait stoppé l’hémorragie. Le nouveau Mangemort avait alors répété après son ‘parrain’  le serment d’allégeance, avant de tendre son bras gauche dénudé sur lequel le Seigneur des Ténèbres avait appuyé l’extrémité de sa baguette. La brûlure était née au plus profond de sa chair, faisant remonter à la surface la Marque des Ténèbres dans une explosion de douleur incandescente. Il avait chancelé pendant que des éclairs aveuglants lui vrillaient la tête, et qu’il prenait l’exacte mesure de ce qu’il venait de faire. Pendant une fraction de seconde il avait haï Lily de l’avoir abandonné, d’avoir épousé Potter, avant de se haïr, lui. Lily n’était pas responsable, c’était lui et lui seul, qui avait choisi son destin… Qui venait de vendre son âme au diable !

Il baissa les yeux sur le dessin immonde d’un serpent ondulant sortant de la bouche d’un crâne, indélébilement gravé sur son avant-bras.  Il lui semblait se réveiller d’un cauchemar, et le retour à la réalité était rude. S’il avait pensé trouver une famille, se sentir fort et entouré en faisant partie de leur groupe, il s’apercevait maintenant qu’il s’était lourdement fourvoyé. Il pouvait dire adieu à tous ses rêves, il ne serait plus jamais rien. Il était à jamais prisonnier. Prisonnier de sa Marque, prisonnier de sa conscience.

Il soupira et se rallongea, mais ses membres continuaient à trembler convulsivement, tous ses nerfs étaient à vif, sa tête en feu et ses muscles tétanisés. Il faudrait qu’il se mette dès le lendemain à travailler sur une potion destinée à contrer, ou du moins à atténuer, les séquelles de l’Impardonnable, et qu’il renforce au maximum ses défenses mentales.

Comment avait-il pu en arriver là ?

Un souvenir remonta à son esprit.

TBC

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