Le jeu du Prince – Retour à Poudlard

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Disclaimer : L’univers et les personnages d’Harry Potter ne m’appartiennent pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés.

Personnages : S.Snape, Regulus Black, Lily Evans, Sirius Black … et les autres.

Retour à Poudlard

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Debout près des Grandes Portes, Severus Snape surveillait l’arrivée des diligences. Il ne pouvait s’empêcher d’admirer malgré lui le majestueux spectacle qu’elles offraient, lorsque jaillissant de l’obscurité après avoir longé la forêt interdite, elles apparaissaient soudain, toutes lanternes allumées, dans la clarté livide de la lune. Le brouillard collant qui envahissait depuis plusieurs mois tout le pays semblait avoir oublié ce coin perdu d’Ecosse, et lorsque le cortège apparut il fut une fois encore frappé par la sombre et horrible beauté des Sombrals, malgré leur aspect décharné et leurs immenses ailes semblables à du cuir noirci. Leur intelligence et, avait-il remarqué, leur empathie, malgré leur mauvaise réputation et leur aspect terrible, faisait d’eux l’un des rares animaux magiques qu’il appréciait vraiment.

Il ne l’aurait jamais avoué à personne, mais lorsque le poids des horreurs qu’il était obligé d’affronter devenait trop lourd à porter, il allait parfois se réfugier dans leur enclos. Les animaux l’avaient depuis longtemps accepté, et lorsqu’il s’asseyait au pied de son arbre préféré, l’un d’eux venait immanquablement  se tenir à son côté, présence immobile et silencieuse, et il pouvait ressentir presque physiquement les ondes apaisantes qu’il lui transmettait. Plus d’une fois, les sombres créatures avaient adouci les tourments de son âme et lui avaient donné le courage de continuer sa mission. Elles aussi, étaient injustement jugées sur leur apparence et la terreur qu’elles inspiraient à ceux qui pouvaient les voir. Hagrid avait un jour, de loin, surpris l’étrange tableau que formait le Maître des potions semblant parler tout bas, presque front contre front, à un Sombral qui, chose exceptionnelle pour ces ombrageuses créatures, se laissait flatter l’encolure sans broncher, il en avait été étrangement ému et n’en avait jamais parlé à personne, mais il considérait, depuis, le professeur avec une estime nouvelle et un respect accru.

Les élèves descendaient maintenant des diligences dans un joyeux brouhaha, légèrement tempéré cependant par sa présence immobile. Il repéra aisément Draco Malfoy, entouré de ses deux ‘esclaves’, il grimaça. Crabbe et Goyle étaient aussi stupides et répugnants qu’avaient pu l’être leurs pères vingt ans auparavant. Théodore Nott et Blaise Zabini descendirent à leur suite en échangeant des plaisanteries, ces deux-là au moins, faisaient honneur à leur Maison, et doublement : ils étaient non seulement intelligents et excellents élèves, mais ils persistaient aussi à résister à l’appel des Ténèbres, malgré, dans le cas de Nott au moins, l’énorme pression de sa famille. Snape nota l’air satisfait du jeune Malfoy, son insigne tout neuf brillant sur la poitrine, qui semblait absorbé par le récit d’une anecdote particulièrement savoureuse à sa petite cour, et en oubliait ses devoirs de Préfet. Weasley, Granger, Londubat et Lovegood descendaient d’une autre voiture, et il eut beau fixer la porte restée ouverte, personne d’autre n’en sortit. Ou était encore passé ce crétin de Potter ? Granger regardait autour d’elle d’un air inquiet, il fallait se rendre à l’évidence, ses amis également, ignoraient où il se trouvait.

Il monta dans une des diligences récemment libérées, après avoir murmuré quelques mots à l’oreille des Sombrals qui la tiraient, qui firent aussitôt demi-tour et reprirent au galop le chemin de l’entrée du domaine. Il commençait à s’inquiéter, ce satané gamin avait un don inné pour se mettre dans des situations impossibles, et ne pouvant transplaner dans l’enceinte du château, il irait plus vite ainsi. Arrivé au portail, il sauta de la voiture avant même qu’elle ne soit complètement arrêtée, et la renvoya d’un geste, avant de s’approcher des hautes grilles. Il entrevit une silhouette sombre à quelques mètres de là et sortant sa baguette, lança un Lumos Maxima. Malgré les Protections renforcées, cette année, des Aurors avaient été affectés à la sécurité de l’école. Ils étaient  arrivés par le Poudlard Express, avec les élèves, et les avaient escortés jusqu’aux limites du domaine, au-dehors desquelles ils effectueraient régulièrement des rondes de surveillance durant toute l’année scolaire.

—Vous, là ! La silhouette se retourna et se rapprocha.

—C’est à moi que vous parlez ? Fit une voix féminine.

—Il y a quelqu’un d’autre que nous ici ? Répondit-il d’un ton peu avenant.

—Attendez, fit-elle en s’approchant pour mieux distinguer les traits de l’homme. « Ce maintien décontracté, ce ton d’une exquise courtoisie… Ne serait-ce pas le professeur Snape ? » Ironisa la voix.

—L’heure n’est ni aux sarcasmes ni aux salamalecs, Miss Tonks ! Vos signes distinctifs à vous, par contre, brillent par leur absence… la sobriété de votre tenue est pour le moins surprenante de votre part, et où est passée votre tignasse rose ?

La jeune femme eut un léger mouvement de recul.

—Ça ne vous regarde pas… et vous disiez que l’heure n’était pas aux salamalecs !

—En effet ! Potter n’était pas dans les diligences. Je soupçonne un coup-fourré de Malfoy. Allez voir  dans le train, cela ne m’étonnerait pas qu’il y soit encore, en plus ou moins bon état. De mon côté, je vais explorer les abords de la forêt interdite… Ah ! Et regardez-y bien à deux fois, il possède une cape d’invisibilité !

Tonks était une Auror confirmée, aux qualités professionnelles indéniables, elle ne se formalisa pas plus que ça des ordres de son interlocuteur. Indépendamment du fait qu’il avait été son professeur et qu’elle connaissait assez bien son caractère pour ne pas s’en offusquer, elle avait assez de bon sens et d’intelligence pour se rendre compte de la gravité et de l’urgence de la situation. Elle passa immédiatement en mode professionnel et c’est d’une voix égale qu’elle lui répondit.

—Je ne peux pas retourner dans le train, je dois rester ici, j’ai des ordres,  mais la forêt interdite fait partie du parcours de ma ronde, je m’en charge.

Le sorcier soupira d’un air excédé, mais acquiesça silencieusement. Il tapota les grilles de sa baguette en murmurant une incantation, entrouvrit le portail de quelques centimètres et se faufila à l’extérieur, avant de replacer les protections, et de disparaitre dans un ‘pop’.

La gare de Pré-au-Lard était déserte, et le Poudlard-Express s’apprêtait à repartir lorsqu’il Apparut sur le quai. Il sauta sur un marchepied et commença à parcourir le couloir désert à grands pas. Une secousse lui indiqua que le train allait bientôt commencer à s’ébranler, il devait faire vite. Il sortit sa baguette.

—Hominum Revelio ! Accio cape d’invisibilité !

Un tissu léger comme une toile d’araignée atterrit dans sa main et par la porte restée ouverte du compartiment d’où il l’avait vue s’envoler, il aperçut une forme allongée sur sol, pétrifiée.

—Finite!

Un gémissement fit écho au contre sort et Harry se releva péniblement, le nez en sang.

—Profeheur ! He…

Snape ferma les yeux un instant, et respira un grand coup… Rester… Calme ! La vision de Malfoy paradant comme un paon au milieu de sa petite cour lui traversa l’esprit. Il pouvait aisément deviner qui avait mis Celui-qui-avait-survécu-pour-lui-gâcher-la-vie dans cet état. Ça commençait sur les chapeaux de roues. L’année s’annonçait bien ! Mais au moins, ce n’était pas une attaque du Seigneur des Ténèbres.

—Non Potter ! Ne me dites rien ! Je ne veux surtout pas savoir ! Je crois que je vais enlever cinquante points à Gryffondor pour votre retard, et le dérangement occasionné par votre absence à l’arrivée des diligences, et encore… voyons, vingt de plus pour votre tenue de Moldu… Félicitations, vous venez de battre le record du plus grand nombre de points perdus avant même le premier jour de cours ! Fit-il il en lui rendant sa cape, il n’avait hélas aucune bonne raison de la lui confisquer, aucun règlement n’interdisant la possession de ce genre d’artefact. D’autre part, il savait que Dumbledore en personne avait recommandé à l’adolescent de toujours l’avoir avec lui.

Le train commençait à s’ébranler. Snape saisit le jeune homme par le bras, et sans le prévenir, les fit transplaner. Tonks était revenue près de la grille, lorsqu’ils Apparurent. Harry avait le teint passablement verdâtre, mais ravala sa nausée, ne voulant pas donner à Snape la satisfaction de se réjouir de sa faiblesse.

—Qu’est-ce qu’il t’est arrivé, Harry ?

—H’est Malfoy, il…

—Je vous ai prévenu que je ne veux pas entendre un mot, Potter ! Snape avait sorti sa baguette et murmurait de nouveau des incantations sur le portail.

—Veux-tu que je soigne ton nez ? Reprit la jeune femme sans tenir compte de l’interruption.

Malgré son appréhension, il connaissait la maladresse pathologique de Tonks, Harry acquiesça toutefois, d’un hochement de tête, pour ne pas vexer la jeune femme, et pendant que le professeur déverrouillait la porte, la jeune Auror prononça la formule.

—Episkey !

Il grimaça sous la douleur pendant que les cartilages se remettaient en place, et palpa précautionneusement son nez. Tout avait l’air normal. Snape lui faisait déjà signe de le suivre.

—Merci Nymphadora, vous pouvez reprendre vos rondes. Termina l’homme en noir en refermant la grille, et en lui tournant le dos sans autre forme de politesse.

Harry le suivit en silence, conscient de dégager assez d’ondes négatives envers lui pour que Snape s’en aperçoive même sans avoir recours à la Legilimencie. Ils se séparèrent à l’entrée de la Grande Salle, non sans un dernier sarcasme du professeur sur sa propension à vouloir se faire remarquer à tout prix, et il rejoignit la table des Gryffondor le plus discrètement possible compte tenu de la situation. Le directeur se levait déjà pour le discours, qui  clôturait traditionnellement le festin de rentrée. Après l’introduction habituelle sur les règlements de l’école, débité dans l’attention toute relative des anciens élèves, un silence glacé s’abattit sur la salle lorsqu’il présenta Severus Snape comme le nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal, suivi des applaudissements des seuls Serpentards, qui arrivèrent à peine à couvrir le « Non ! » horrifié d’un Harry presqu’aussi pétrifié qu’il l’avait été peu avant dans le train. Sa haine pour le professeur venait, si c’était possible, de monter encore d’un cran.

Le professeur McGonagall savait qu’Harry et Ron avaient l’ambition de devenir Aurors, aussi, en établissant, le lendemain  matin leurs emplois-du-temps, les encouragea-t-elle à reprendre l’option potions qu’ils avaient décidé d’abandonner, n’ayant pas réussi à obtenir plus qu’un Effort Exceptionnel dans cette matière à leurs BUSEs. Le professeur Snape n’acceptait en ASPICs que les élèves ayant obtenu un Optimal, mais le professeur Slughorn était moins exigeant, et serait, leur dit-elle, enchanté de les accueillir dans son cours et de leur prêter des manuels pour commencer l’année, en attendant qu’ils reçoivent les leurs. Les deux garçons se dirigèrent donc vers les cachots et la salle des potions, où ils avaient cru ne jamais avoir à revenir. Tout n’était peut-être pas perdu pour leur vocation.

Il regarda le vieil homme avaler d’un trait le contenu de son verre, avec une grimace évocatrice du goût de la potion qu’il lui apportait consciencieusement trois fois par jour.

—Vous ne pourriez pas améliorer un peu le goût ?

—Je crains que ce ne soit malheureusement impossible.

Deux yeux bleus pétillèrent d’une lueur amusée, derrière la paire de lunettes en demi-lune.

—Impossible ? Fit le vieux mage d’un ton narquois. « Je vous soupçonne plutôt de la faire la plus mauvaise possible, pour me punir de ce que je vous ai demandé de faire.

Severus, qui s’était légèrement détourné pour récupérer le flacon vide, préféra changer de sujet… Il avait parfaitement conscience de la puérilité de sa petite vengeance, mais cela ne l’empêchait pas d’en tirer une légère satisfaction, aussi minime soit-elle.

—Et qui allez-vous engager pour me remplacer en potions ? Contra-t-il.

—Tiens ! Je croyais que cela vous serait indifférent, à partir du moment où vous auriez obtenu le poste que vous me réclamez depuis, voyons… seize ans, maintenant ? fit Dumbledore d’un ton mutin.

—Albus ! Ne me poussez pas à bout. Je vous préviens…

Depuis qu’il lui avait arraché sa parole de faire ce qu’il lui avait demandé, Severus était à cran. Dumbledore abandonna son ton malicieux, et jeta un coup d’œil désolé à son protégé, que celui-ci n’intercepta heureusement pas. Il soupira… L’orgueil. Ce satané orgueil qui lui faisait rejeter tout signe de compassion. Cet orgueil qui l’avait perdu, mais qui l’avait aussi sauvé… Dieu savait combien il aurait préféré lui épargner cette épreuve supplémentaire ! Son cœur saignait pour le jeune homme qu’il sacrifiait depuis seize ans au nom du Plus Grand Bien, mais il ne pouvait plus revenir en arrière.

Au mépris du début, avait peu à peu succédé un respect et une admiration croissants devant la constance de la loyauté et de l’abnégation dont il faisait preuve, puis une réelle affection s’était installée, qui avait fini par lui faire considérer le Maître des potions comme le fils qu’il n’avait jamais eu. Un fils de qui il avait exigé la pire des choses. Un fils qu’il envoyait vers une mort certaine. Comment avait-il pu s’arroger le droit de lui infliger une telle chose ? Qui l’avait puni, à lui, pour ses péchés ? Ils n’étaient pas moindres que les siens, et il n’avait pas l’excuse d’une vie de violence, de rejet et de solitude depuis son plus jeune âge. Severus avait choisi la voie de l’Ombre parce que la Lumière avait trop souvent déserté son chemin, alors que lui avait connu la chaleur d’une famille aimante, et les bras d’un amant… lui avait succombé à l’attrait du pouvoir absolu, et il n’osait penser à ce qui serait advenu si Ariana n’était pas morte.
Qui était-il pour s’être érigé en juge et en bourreau, alors que lui-même n’avait pas su tenir ses engagements envers le jeune homme ?

Accorder à Severus le poste qu’il avait tellement désiré était, il le reconnaissait une bien petite compensation, mais si cela pouvait lui apporter un peu de… De quoi au fait ? Joie ? Bonheur ? Mais il savait que ce n’était qu’un leurre, que c’était juste sa conscience qu’il essayait ainsi de soulager. Il était trop tard, beaucoup trop tard. Severus était un homme brisé, cassé par la vie, qui n’attendait, qui n’espérait plus rien

Les potions étaient son domaine d’excellence, nul, pas même parmi ses détracteurs, n’aurait osé le contester, mais son domaine de prédilection était la Défense Contre les Forces du Mal. Contrairement à ce qu’il avait donné à croire depuis des années, ce n’était pas parce qu’il craignait pour lui une ‘rechute’ du côté de l’Ombre qu’il lui refusait ce poste, mais bien parce qu’il était le meilleur dans sa partie. Un Maître ne s’abaissait pas si souvent à accepter d’enseigner son art dans un collège. D’autre part, en le maintenant dans cette frustration, il faisait d’une pierre deux coups en entretenant Voldemort dans l’idée que le jeune sorcier nourrissait un ressentiment croissant envers celui qui lui refusait ce poste depuis si longtemps. Il savait pertinemment que Severus avait depuis belle lurette vu clair dans son jeu et en reconnaissait le bien-fondé, ce qui ne l’empêchait pas, année après année de fulminer pour la forme, à chaque nouveau refus. Tout comme il savait qu’il serait, de par sa connaissance des Arts Noirs, un excellent professeur de Défense.

—J’avais pensé à Horace Slughorn.

—Mouais…Espérons qu’au mieux, il ne fera pas régresser mes élèves !

—Il a été votre professeur, Severus, il ne doit pas être si mauvais que cela.

—Je ne dis pas qu’il est mauvais, mais il est beaucoup trop laxiste et paresseux. Il aurait pu devenir un Maître des plus acceptables s’il avait eu plus d’ambition. Mais passons, si vous arrivez à le convaincre, vous pourriez effectivement trouver pire.

—Oh je pense que je saurai trouver les arguments… Qui n’a pas ses petites faiblesses ?

—Vous comptez utiliser Potter, n’est-ce-pas ? Oui, il ferait une recrue de choix pour le ‘Club de Slug’.

—Vous êtes parfois un peu trop perspicace mon garçon.

—Il vaut mieux, si je veux rester en vie encore quelques temps. Et puis je commence à avoir une certaine habitude de vos raisonnements tordus, Albus. Et donc, je suppose que vous allez vous arranger pour que Potter puisse suivre ses cours.

—Il désire devenir Auror, et comment le pourrait-il sans ASPIC de potions ? Horace a des critères moins élevés que les vôtres, il l’acceptera dans sa classe, même avec un simple E à ses BUSEs.

—Ne me le reprochez-pas, ce n’est pas moi qui ait noté les examens. J’ai même été étonné qu’il réussisse à obtenir une aussi bonne note, d’ailleurs.

—C’est parce que vous êtes un excellent professeur, malgré votre foutu caractère. Ils ne vous aiment pas, mais vous réussissez finalement à tirer le meilleur de vos élèves.

—Pas de flatterie, Albus, je ne fonctionne pas comme ça.

—Je sais, Severus, je sais, et je n’en apprécie que plus tout ce que vous faites pour moi.

L’homme en noir sortit de la salle de potions en prenant soin de ne pas être aperçu. Il avait attendu le dernier moment pour déposer le livre parmi les vieux manuels qui servaient aux élèves ayant oublié les leurs, il n’avait voulu prendre aucun risque, malgré le sortilège d’Attraction personnalisé qu’il avait jeté sur l’objet. Il apparaitrait si minable et défraichi à tous, que personne n’en voudrait, mais il attirerait la main de Potter de manière irrésistible, sans même qu’il en ait conscience. Ses lèvres s’étirèrent dans un rictus ironique : si on lui avait dit, vingt ans plus tôt, qu’il en arriverait à transmettre son précieux manuel au fils de James Potter !  « Le fils de Lily » rectifia la voix de Dumbledore dans sa tête.

Avant la fin de l’année scolaire, Harry serait livré à lui-même, il ne pourrait, au mieux, plus veiller sur lui que de loin et dans l’ombre, et  il fallait qu’il ait en mains le plus d’armes possibles pour pouvoir se défendre contre le Seigneur des Ténèbres. Son ancien livre de classe contenait, outre de quoi lui donner un avantage certain en potions, ce dont il aurait bien besoin vu son niveau et avec Slughorn comme professeur, des armes qu’il ne pouvait se permettre de lui transmettre directement. Il espérait juste que le garçon aurait la jugeote de ne pas employer ses sorts sans les tester auparavant, l’un d’entre eux au moins étant pour le moins… dévastateur.

TBC

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