On n’est pas sérieux… Dernière danse

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Disclaimer : L’univers et les personnages d’Harry Potter ne m’appartient pas, merci à JK Rowling pour les avoir créés. Personnages : S.Snape, Regulus Black, Lily Evans, et les autres.

N/A : Pas vraiment d’humour dans cette histoire, mais un peu d’amertume, et bien sûr, St Valentin oblige, beaucoup de tendresse. Severus/Lily – James/Lily

Le sortilège du Patronus est un sort très avancé, le seul qui peut permettre de se défendre contre les détraqueurs. Il faut se concentrer sur un souvenir heureux pour pouvoir le réussir et produire un Patronus corporel.

Dernière danse

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7 février 1977

Des groupes compacts étaient agglutinés devant les tableaux d’affichage du Grand Hall, où étaient placardées de grandes affiches rose ornées de cœurs rouges, d’arabesques baroques et autres cupidons dorés, d’autres discutaient avec plus ou moins d’animation. Il y avait bien longtemps que la Grande Salle n’avait pas affiché des tables quasiment vides à l’heure du petit-déjeuner, et lorsque les élèves commencèrent à entrer, le bruit des conversations enfla jusqu’à ressembler à celui d’une ruche. À l’échelle humaine, bien entendu, autrement dit un vacarme insupportable.

Lorsque tout le monde fut installé, Dumbledore se leva et, dirigeant sa baguette vers sa gorge afin d’amplifier légèrement sa voix, demanda le silence.

—Mes enfants, vous êtes maintenant tous très certainement au courant, je ne reviendrai donc que brièvement sur les détails de l’évènement qui se prépare. Pour ceux qui n’auraient pas eu le temps de jeter un coup d’œil aux tableaux d’affichage, j’ai décidé que cette année, pour changer un peu et permettre plus de  fraternisation entre les Maisons, le traditionnel bal organisé pour la St Valentin, qui aura lieu samedi prochain, serait un peu particulier. Tous les élèves et tous les professeurs sont invités à y participer, aucune absence ne sera autorisée. En outre, tout le monde devra être accompagné, et afin de favoriser les échanges précédemment cités, j’ai décidé que les élèves devront choisir un ou une partenaire en-dehors de leur propre Maison. Et pour rendre les choses plus équitables, ceux qui ont un ou une petit(e) ami(e), même dans autre Maison, ne devront pas choisir cette personne. Autre chose, pour éviter les clivages habituels, les Maisons obligatoirement appariées seront d’une part Gryffondor et Serpentard, et d’autre part Serdaigle et Poussouffle. Vous avez une semaine pour vous préparer. Au vu du temps peu clément, des diligences seront à votre disposition afin de vous conduire à Pré-au-Lard pour faire vos emplettes mercredi après-midi.

Les murmures discrets qui avaient ponctué le début du discours se muèrent en cacophonie à l’annonce de la dernière condition, en particulier du côté des tables des rouge et or et des vert et argent. Le directeur les fit taire d’un simple mouvement de la main.

« Je ne vous demande pas de tomber amoureux de vos partenaires, mais de faire taire vos inimitiés pour quelques heures, et de vous montrer courtois et civilisés l’espace d’une soirée. Je pense que cela peut être à la portée de chacun d’entre vous. Et je suis sûr que tout le monde y trouvera du bénéfice. Sur ce, que cela ne vous empêche pas de bien travailler d’ici là. »

D’un autre geste, il leur rendit l’usage de leurs langues et se rassit pour terminer tranquillement son petit-déjeuner, sans paraître remarquer les regards assassins qui se tournaient régulièrement vers lui.

—Cette fois, c’est sûr, le vieux gâteux a complètement perdu la boule ! Il n’espère tout de même pas que son plan foireux puisse avoir une seule chance de marcher, non ? Inviter des Serpentards ! Et pourquoi pas prendre la Marque aussi, pendant qu’il y est ?

—Oh arrête de râler, James, puisqu’on ne peut pas y couper, autant faire contre mauvaise fortune bon  cœur, non ?

—Oh bien sûr, toi, Sirius, ça ne te dérange pas trop, hein ? Monsieur ‘bourreau des cœurs’ ne fait jamais la fine-bouche devant un joli minois, même lorsqu’il s’agit de ‘consommer’ du reptile…

—Faut avouer qu’il y en a qui ne sont pas si mal, non ?

—J’ai déjà une petite amie je te rappelle ! Et ce n’est pas parce que tu as roulé une pelle à Serv – il jeta un regard en biais à la rousse qui discutait à deux pas de là avec une de ses amis, avant de se reprendre -  Snape pour le premier de l’an que…

—T’en as pas marre de ramener cette histoire sur le tapis ? Ça commence à être un peu usé à force.

James pouffa.

—Fallait pas autant t’investir dans la chose mon pote ! Pour le coup on aurait pu croire que tu avais eu une révélation divine, le coup de foudre de ta vie ! Dommage qu’il ait eu la crève et qu’il te l’ait refilée… A propos de Snape… j’espère qu’il ne va pas avoir le culot d’inviter Lily !

La dénommée Lily se retourna en entendant son nom.

—Il ne m’invitera pas, non. Pour la bonne raison que moi, je viens de le faire ! Elle agita un morceau de parchemin qui venait de voler jusqu’à elle. « Et il a accepté de m’accompagner. »

—Tu-tu-tu… S’étrangla James.

—Je-je-je… se moqua la jeune fille. Severus est mon plus vieil ami, et même si nous ne nous fréquentons plus, il me respecte. Tu préfèrerais que je me laisse inviter par des gens comme Mulciber, ou Avery peut-être ? N’oublie pas que je suis née-moldue, James. Avec lui, je sais que je ne risque rien. Severus ne me ferait jamais aucun mal, et ne laisserait personne m’en faire.

—Ça ne l’a pas empêché de te traiter de…

—C’était il y a deux ans, et tu sembles un peu trop oublier dans quelles circonstances il l’a fait… N’oublie pas à quelle condition j’ai accepté de sortir avec toi ! Et puis, que sont trois petits mots en regard de ce que pourraient me faire certains autres ?

—Lily n’a pas tort, intervint Remus. Je pense sincèrement que vu les circonstances c’est en effet ce qu’elle avait de mieux à faire. Il ne reste plus qu’à vous dégoter des partenaires, les gars. Dommage qu’Andromeda et Narcissa aient quitté Poudlard, Sirius aurait pu vous arranger le coup avec ses cousines. Enfin, en ce qui me concerne, de toute façon, samedi prochain, je serai  ‘à l’infirmerie’, le problème ne se pose donc pas pour moi.

—Tu ne veux pas…

—Tu as entendu Dumbledore. Je suis bien le seul élève de l’école qui a une excuse valable à ses yeux. Je suis un grand garçon, James, ajouta-t-il, « je pourrai gérer ça tout seul, ce sera juste un peu plus désagréable que d’habitude, c’est tout. »

12 février 1977

Severus était nerveux. Pour la première fois de sa vie, il était presque heureux d’assister à un bal. Non qu’il ne sache pas danser, Minerva McGonagall remédiait régulièrement à cette lacune en obligeant ses élèves à apprendre, sous un prétexte ou un autre, généralement en première ou en deuxième année, les rudiments de cette discipline, et il s’y était d’emblée avéré bien meilleur qu’il ne l’aurait pensé. Peut-être le fait qu’à l’époque Lily était sa partenaire avait un peu aidé à la chose, mais il déployait dans cet art une élégance qui faisait presque oublier son physique ingrat. Physique qui s’était d’ailleurs notablement amélioré depuis un an.

Sans pour autant qu’il soit subitement devenu beau, la silhouette dégingandée qu’il avait arborée jusqu’à l’année précédente s’était équilibrée et un peu remplumée, son nez évidemment le desservait, mais à bien y regarder, si ce n’avait été ce détail, son visage pâle et mélancolique présentait des traits assez réguliers et ses cheveux noirs toujours un peu trop longs, lui donnaient maintenant un air plus romantique que négligé. Et bien sûr, il y avait aussi, surtout, ce qui était devenu son principal atout : sa voix. Une voix qui avait fini de muer durant les deux mois d’été, et qui depuis la rentrée s’était révélée aux oreilles stupéfaites de la gent féminine de Poudlard toute de soie profonde et de velours sombre, qui en faisait frémir secrètement plus d’une.

Debout au pied du grand escalier, Regulus et lui attendaient leurs cavalières, Mary McDonnald, la meilleure amie de Lily ayant accepté l’invitation du plus jeune des frères Black. Severus arborait ce soir-là un look qui seyait particulièrement à sa transformation physique. Il avait revêtu une tenue très dix-neuvième siècle, pantalon et gilet noirs, assortis d’un foulard de soie noué en cravate sous le col montant de sa chemise immaculée, le tout complété d’une redingote cintrée qui soulignait sa minceur tout en mettant ses épaules en valeur. Personne ne l’avait jamais vu aussi élégant.

Depuis deux étés, il travaillait pour le potioniste officiel de Ste Mangouste, chez qui il devait commencer son apprentissage de Maîtrise dès ses ASPICs passés. Il y avait récolté un salaire qui bien que modeste, lui permettait quelques extras, et ses tenues s’étaient, elles aussi, nettement améliorées. Finis les uniformes mal coupés et de deuxième main. Sous l’influence de Regulus, il avait compris que dans le monde sorcier comme chez les moldus, la considération et le respect des autres passait aussi par l’apparence.

De l’autre côté de la salle de bal, au bras d’une jeune Serpentarde de sixième année, vague parente des Black, Potter le fusillait de regards furibonds. Et lorsque Lily apparut en haut des marches, vêtue d’une fluide robe de soirée vert d’eau qui mettait sa silhouette et ses cheveux roux particulièrement en valeur, James poussa un grognement de frustration en voyant son ennemi de toujours s’approcher d’elle, un air émerveillé clairement affiché sur le visage. Lorsque Severus attacha à son poignet la manchette de roses blanches qu’il venait de lui offrir, il détourna le regard, s’efforçant de  reporter son attention sur sa cavalière.

Lily et lui sortaient ensemble depuis Noël, et même si elle et Snape étaient en froid depuis deux ans, la jeune Lionne ne s’était laissée peu à peu apprivoiser qu’à la condition que les Maraudeurs cessent leur harcèlement contre le jeune homme qui avait autrefois été son meilleur ami. Jamais son bonheur ne lui avait semblé aussi fragile, et il ne pouvait rien faire contre Snape sous peine de s’exposer à perdre celle qu’il aimait. En regardant le jeune couple évoluer sur la piste de danse, il mesurait à quel point il en faudrait peu pour tout faire basculer. Malgré sa froideur apparente, il savait, lui, que Lily avait depuis longtemps pardonné son offense au Serpentard. Et il était assez lucide pour ne pas occulter les nouveaux atouts affichés par son rival.

Jamais de toute sa vie Severus n’avait été aussi heureux, il n’était pas assez fou pour espérer que Lily puisse abandonner James pour lui. Elle ne lui avait, après tout, pas caché l’unique raison qui avait motivé sa demande de l’accompagner au bal, mais il était bien décidé à tout faire pour que cette soirée reste au moins un merveilleux souvenir. Même s’il devait pour un moment mettre de côté ses sentiments pour les Maraudeurs, et pour cela il avait accepté, même si c’était à contrecœur, d’aller saluer Potter, en le remerciant d’avoir accepté que sa petite amie soit sa cavalière d’un soir. Les deux jeunes gens s’étaient serrés la main froidement sous l’œil mi-sévère, mi-amusé de Lily, avant que la jeune-fille ne se laisse entrainer sur le parquet pour la valse d’ouverture du bal. Lily adorait danser, et Potter dansait très mal, Severus était décidé à pousser son avantage au maximum, sur ce point… après tout, il fallait savoir saisir les petits plaisirs.

James était de mauvaise humeur. Sirius l’avait laissé tomber pour ‘s’occuper’ de sa partenaire, et Peter, que la sienne avait abandonné au bout de quelques minutes à peine, lui collait aux basques depuis le début de la soirée. Pour couronner le tout, Lily et Snape paraissaient vouloir profiter au maximum de la soirée, sans faire cas des regards venimeux qu’il leur lançait régulièrement. Il fit signe au barman de renouveler sa Bièraubeurre. Lorsqu’il se retourna vers la salle, le couple avait disparu, et manque de chance, sa cavalière qui l’avait abandonné un instant pour aller ‘se repoudrer le nez’ choisit ce moment-là pour réapparaître.  En temps ordinaire, James n’aurait pas hésité à se montrer impoli, voire mufle, mais tout au long de la soirée, le regard scrutateur de Dumbledore n’avait pas quitté ses étudiants, les dissuadant de commettre le moindre impair vis-à-vis des autres maisons. Les Poussouffles et les Serdaigles s’entendaient généralement bien avec tout le monde, mais ce soir-là, n’étaient-ce certains regards, on aurait presque pu croire à une fraternisation historique entre Gryffondors et Serpentards, dûment chapitrés respectivement par Minerva McGonagall et Horace Slughorn, sous le sourire ravi du vieux mage. Et l’élève qui aurait osé rompre cette belle illusion se serait exposé, ainsi que sa Maison aux foudres du directeur, aussi indulgent soit-il envers les Rouge et Or. Il se résigna donc à faire contre mauvaise fortune bon cœur… N’avait-il pas confiance en Lily ?

« Snape ! » Cracha-t-il entre ses dents, en se laissant entraîner à contrecœur vers la piste de danse, surtout pour échapper aux jérémiades de Pettigrew.

La salle de classe désaffectée n’était éclairée que par les rayons de la pleine lune qui perçait vaguement au travers des hauts vitraux poussiéreux. Lily frissonna en resserrant contre elle son étole trop fine.

—Pourquoi est-ce que tu m’as emmenée ici, Severus ? Si James…

Le jeune homme se renfrogna.

—Laisse Potter où il est. Je n’ai pas l’intention de te faire du mal, ni d’abuser de toi si c’est ce que tu…

—Sev ! Comment peux-tu penser que je pourrais même imaginer une seule seconde… Tu sais bien que j’ai une entière confiance en toi !

Mais lui n’écoutait plus, il la regardait maintenant avec une expression ébahie sur le visage.

—T-tu m’as appelé Sev ?

—Qu’est-ce qu’il y a d’étonnant là-dedans ? Je t’appelle Sev depuis qu’on a dix ans.

—Il y a… Il y a deux ans que tu ne m’avais pas appelé comme ça ! Deux ans que tu ne m’adresses presque plus la parole. Lily, je…

Il s’approcha d’elle avec hésitation sans qu’elle ne bouge, alors il l’attira contre lui, et elle se laissa faire. Retrouvant instinctivement les gestes de leur enfance, elle nicha sa tête contre son épaule, laissant ses bras se refermer autour d’elle. Ils restèrent ainsi quelques minutes, la main du jeune homme caressant doucement les boucles de feu répandues sur sa poitrine, avant que la jeune femme ne se recule légèrement, sans pour autant rompre le contact.

 —J’aurais tant voulu que tu m’écoutes, Lily… soupira-t-il, « tellement voulu que tu me pardonnes. J’aurais… j’aurais tant voulu avoir le courage de te dire… »

Elle l’interrompit, de deux doigts légers posés sur ses lèvres.

—Je t’en prie, n’en dis pas plus ! Il y a longtemps que je t’ai pardonné. Mais ça ne veut pas dire que je peux oublier et que tout peut redevenir comme avant. Nous avons grandi, nous avons changé, tu sais ce que je pense de tes amis et de ton intérêt pour les Arts Sombres…

Il y eut un instant de silence pendant lequel on put entendre le sifflement du vent au travers des carreaux cassés, puis elle reprit, presqu’à voix basse.

« Je… je sais. J’ai compris… Mais ce n’est pas possible. Ça n’est plus possible ! Il faut que tu m’oublies, Sev. »

‘’Ce n’est plus possible.’’ Le jeune homme se tenait devant elle, tête basse, comme tétanisé, assommé par ce qu’il venait d’entendre.

—Pourquoi ? Souffla-t-il enfin d’une voix rauque.

Tu sais pourquoi. Nous avons fait nos choix, il y longtemps déjà. Et je… j’aime James.

Il eut un mouvement de recul, comme si elle l’avait frappé, et cette fois, ce fut elle qui fit un pas en avant pour se rapprocher de lui.

—J’aime James, répéta-t-elle, ses yeux verts fermement plantés dans les siens, « il a changé, et tu as fait ton choix, il n’y a pas, il n’y a jamais eu et n’y aura jamais de place dans ma vie pour la Magie Noire. Je suis désolée, Sev.»

Consciente du mal qu’elle venait de lui faire, elle tendit la main dans un geste qui jadis avait été si familier, pour écarter une mèche de cheveux de son visage, et laissa un instant sa paume appuyée contre sa joue. Puis elle se pencha vers lui lentement, se hissant sur la pointe des pieds, et posa ses lèvres sur ses siennes, se reculant dès qu’il esquissa le geste de l’enlacer, alors il laissa retomber son bras avec un sourire amer.

Lorsqu’ils regagnèrent la Grande Salle, l’orchestre jouait un slow, et quelques couples évoluaient encore sur la piste.

—Une dernière danse ? Elle accepta avec un sourire navré.

Le morceau était sur le point de s’achever lorsqu’il l’enlaça, et Severus avait la conscience douloureuse qu’il tenait Lily dans ses bras pour la dernière fois. Il se pencha vers elle, pour murmurer tout contre son oreille, laissant un instant de trop son souffle chaud caresser son cou, provoquant un frisson involontaire chez la jeune fille.

—Ne sois pas triste, Lily, tu m’as offert la plus belle soirée de ma vie, je ne l’oublierai jamais. Jamais. Juste avant que la musique ne s’arrête.

Il s’écarta à regret de la jeune fille, et capta le regard à la fois meurtrier et désespéré de Potter, qui n’avait rien perdu de la scène, et de ce qu’elle pouvait avoir d’équivoque, vue de l’extérieur. Saisissant la main de Lily, il s’inclina, effleurant le bout de ses doigts de ses lèvres, avant le la ramener vers son rival, sans chercher à dissimuler ses sentiments.

—Tu ne la mérites pas Potter, tu as intérêt à prendre soin d’elle.

—Je sais… Répondit James sans pouvoir retenir son soupir de soulagement. « Va au diable, Snape, ça me fait trop mal de reconnaître que pour une fois tu as raison. »

Réfugié dans l’ancienne salle de classe qui avait été témoin de leur unique et chaste baiser, Severus ne sentait pas le froid mordant de la nuit. Les yeux mi-clos, il fit lentement glisser sa baguette dans sa main et d’un bras un peu hésitant, dessina un large cercle dans l’air. « Spero Patronum ! » La biche illumina un long moment la pièce de sa lueur argentée, avant de disparaitre par la fenêtre. Le Patronus qui se refusait à lui depuis deux ans venait de renaître, plus consistant qu’il ne l’avait jamais été à l’époque où Lily et lui s’y entraînaient en cachette, dans cette même pièce. Il rangea sa baguette, indifférent à la larme qui roulait sur sa joue, et reprit le chemin des dortoirs.

FIN

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