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Traitement de choc

Posted By Lilou On 5 août 2009 @ 23 h 01 min In House md | 4 Comments

Titre : « Traitement de choc »
Auteur : Lilou
Disclaimers : Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée “House md”
Spoilers : aucun
Genre/personnages : House/Cuddy
Classification : G
Résumé : «Vous avez besoin d’un remontant…»

Fic écrite pour le 1er challenge de hmd_frenchfics [1]
Item : 40 mots
#17: « mousse au chocolat »

***

Elle poussa la porte de son bureau, leva les yeux, et sursauta en portant la main à sa poitrine.

Il était assis dans son fauteuil, les pieds croisés sur le bureau,  et la regardait en… souriant!!!

- House! Qu’est ce que vous faites ici? Vous avez besoin de quelque chose? Ouvrir le crâne d’un patient? Provoquer un arrêt cardiaque? Administrer je ne sais quelle drogue…

- Stop! Mais pour qui vous me prenez, enfin? Moi? Venir vous demander des choses aussi choquantes?…

- C’est vrai que vous auriez plutôt tendance à les faire sans rien demander…

- Si on veut sauver des vies, il vaut mieux ne pas être retardés par la bureaucratie ignorante!

Rétorqua t’il en s’asseyant normalement.

Sans répondre à la provocation, elle entreprit d’enlever sa veste et d’enfiler une blouse blanche.

- Qu’est ce que c’est que çà?

Demanda t’elle, en montrant les deux coupes pleines d’une substance brun foncé posées sur le sous-main.

- Je vous ai observée aujourd’hui à la cafétéria. Vous n’avez pratiquement rien mangé… Pendant ma pause je suis allé faire un tour chez Robin’s. Ils font la meilleure mousse au chocolat que j’ai jamais goûtée.

- Mais je…

- Pas la peine de nier, je sais que vous adorez le chocolat… Et puis c’est un bon anti-stress.

- Mais je ne suis pas…

- Ta ta ta! Une semaine que votre dernier Roméo en date n’a pas mis les pieds chez vous. Vous dormez mal. Vous avez les yeux gonflés le matin et une mine de déterrée. Vous avez besoin d’un remontant.

- House!!! Mais… mais vous m’espionnez, ma parole!

- Simple raisonnement logique… Et puis j’ai pas intérêt à ce que vous tombiez malade. Avec qui je me disputerais? Je suis accro vous savez!

Fit-il en avalant un comprimé de Vicodin.

- Je vois ça!

Sourit-elle malgré elle.

Cet homme la surprendrait toujours. Arrogant, grincheux, insupportable… Mais tellement irrésistible lorsqu’il décidait, pour une raison ou pour une autre de sortir sa panoplie de séducteur (elle ne l’avouerait jamais, même sous la torture, mais elle était aussi sensible à son charme que les infirmières qui le suivaient des yeux dans les couloirs).

Elle s’assit dans un fauteuil pendant qu’il s’emparait d’une des deux coupes, y plongeait sa cuillère, et la portait à sa bouche en fermant les paupières avec une expression de béatitude gourmande.

- Hmmm! Ce mélange parfait de force…

Il leva les yeux et son regard captura celui de la jeune femme assise en face de lui.

- … Et de douceur.

Poursuivit-il en sortant lentement la cuillère de sa bouche, la faisant glisser entre ses lèvres, savourant sa bouchée avec un plaisir manifeste.

Elle déglutit avec difficulté, s’efforçant de ne pas baisser les yeux.

Un léger sourire étirait ses lèvres alors qu’il piochait délicatement une nouvelle cuillerée du nectar noir.

- Tellement légère, à la fois ferme et onctueuse, fondant sur la langue comme une caresse…

Cette fois, les orbes d’azur étaient fixés sur ses lèvres, entr’ouvertes malgré elle. Oui, elle ne l’imaginait que trop bien, le goût doux-amer du cacao mélangé à la caresse chaude sur/de sa langue…

Elle avait soudain l’impression que la température était brusquement montée de plusieurs degrés dans la pièce.

Elle s’agita un peu sur son fauteuil et pour se donner une contenance, se saisit de la deuxième coupe.

La friandise était tout simplement parfaite. A son tour, elle ne put s’empêcher de fermer les yeux pour mieux en goûter toutes les saveurs.

Lorsqu’elle les rouvrit, il la regardait toujours et pendant un soupçon de seconde elle surprit une expression nouvelle sur son visage, aussitôt remplacée par l’habituelle petite étincelle ironique qu’il arborait lorsqu’il était d’humeur taquine.

- Alors, qu’est ce que vous pensez de mon anxiolytique?

- Mmm! Je n’ai jamais mis  vos compétences en doute…

Récupérant sa canne, il fit le tour du bureau pour se rapprocher d’elle :

- Alors vous allez me l’accorder cette biopsie du cerveau?

Avec un hoquet, elle se leva brusquement, comme mue par un ressort.

- House!!!

- On se calme, je plaisantais!

Il s’approcha encore plus près :

- Vous avez du chocolat au coin de la bouche. Attendez…

Il posa son doigt sur sa commissure. Figée, elle n’osait plus esquisser un mouvement, ses yeux noyés dans ceux de l’homme en face d’elle.

Lentement, sensuellement, il fit glisser son doigt sur sa lèvre inférieure avant de le porter à sa bouche.

- Voilà, vous êtes présentable! Au revoir Dr Cuddy!

Elle en avait les larmes aux yeux de frustration. Le diable emporte Grégory House!

Elle le rattrapa au moment où il posait la main sur la poignée de la porte.

- Vous ne pensez tout de même pas que vous allez vous en tirer comme ça, non?… On ne vous a jamais dit que le chocolat, c’est également aphrodisiaque?

Il faillit perdre l’équilibre lorsqu’elle le plaqua contre le mur.

C’était bien comme elle l’avait imaginé. Le goût doux-amer du cacao mélangé à la caresse brûlante de sa langue était plus enivrant que le plus fort des alcools.

A tâtons, sa main rencontra la tirette du store qui isolait le bureau vitré des regards…

FIN

Deuxième version très légèrement modifiée pour mieux coller au défi « péché capitaux de « Méli-Mélo » (02-2011)

Elle poussa la porte de son bureau, leva les yeux, et sursauta en portant la main à sa poitrine.

Il était assis dans son fauteuil, les pieds croisés sur le bureau,  et la regardait en… souriant ?

- House! Qu’est ce que vous faites ici? Vous avez besoin de quelque chose? Ouvrir le crâne d’un patient? Provoquer un arrêt cardiaque? Administrer du LSD ou de la strychnine…

- Stop! Mais pour qui vous me prenez, enfin? Moi? Venir vous demander des choses aussi choquantes?…

- C’est vrai que vous auriez plutôt tendance à les faire sans rien demander…

- Si on veut sauver des vies, il vaut mieux ne pas être retardés par la bureaucratie ignorante!

Marmonna-t-il en s’asseyant normalement.

Sans répondre à la provocation, elle entreprit d’enlever sa veste et d’enfiler une blouse blanche.

- Qu’est ce que c’est que çà?

Demanda-t-elle, en montrant les deux coupes pleines d’une substance brun foncé posées sur le sous-main.

- Je vous ai observée aujourd’hui à la cafétéria. Vous n’avez pratiquement rien mangé… Pendant ma pause je suis allé faire un tour chez Robin’s. Ils font la meilleure mousse au chocolat que j’ai jamais goûtée.

- Mais je…

- Pas la peine de nier, je sais que vous adorez le chocolat… Et puis c’est un bon anti-stress.

- Mais je ne suis pas…

- Ta ta ta! Une semaine que votre dernier Roméo en date n’a pas mis les pieds chez vous. Vous dormez mal. Vous avez les yeux gonflés le matin et une mine de déterrée. Vous avez besoin d’un remontant.

- House!!! Mais… mais vous m’espionnez, ma parole!

- Simple raisonnement logique… Et puis j’ai pas intérêt à ce que vous tombiez malade. Avec qui je me disputerais? Je suis accro vous savez!

Fit-il en avalant un comprimé de Vicodin.

- Je vois ça!

Sourit-elle malgré elle.

Cet homme la surprendrait toujours. Arrogant, grincheux, insupportable… Mais tellement irrésistible lorsqu’il décidait, pour une raison ou pour une autre de sortir sa panoplie de séducteur (elle ne l’avouerait jamais, même sous la torture, mais elle était aussi sensible à son charme que les infirmières qui le suivaient des yeux dans les couloirs).

Elle s’assit dans un fauteuil pendant qu’il s’emparait d’une des deux coupes, y plongeait sa cuillère, et la portait à sa bouche en fermant les paupières avec une expression de béatitude gourmande.

- Hmmm! Ce mélange parfait de force…

Il leva les yeux et son regard captura celui de la jeune femme assise en face de lui.

- … Et de douceur.

Poursuivit-il en sortant lentement la cuillère de sa bouche, la faisant ostensiblement glisser entre ses lèvres, la léchant avec une sensualité délibérée, savourant sa bouchée avec un plaisir manifeste, sans relâcher une seconde le poids de son regard.

Elle déglutit avec difficulté, s’efforçant de ne pas baisser les yeux.

Un léger sourire étirait ses lèvres alors que feignant d’ignorer sa réaction, il piochait délicatement une nouvelle cuillerée du nectar noir.

- Tellement légère, à la fois ferme et onctueuse, fondant sur la langue comme une caresse…

Cette fois, les orbes d’azur étaient fixés sur ses lèvres, entr’ouvertes malgré elle. Oh oui ! Elle ne l’imaginait que trop bien, le goût doux-amer du cacao mélangé à la caresse chaude sur/de sa langue…

Elle eut soudain l’impression que la température était brusquement montée de plusieurs degrés dans la pièce.

Prenant naissance au plus profond d’elle-même, un frisson brûlant remonta le long de sa colonne vertébrale. Elle s’agita un peu sur son fauteuil et pour se donner une contenance, se saisit de la deuxième coupe.

Pour son malheur, la friandise était tout simplement parfaite. A son tour, elle ne put s’empêcher de fermer les yeux pour mieux en goûter toutes les saveurs, sans pouvoir toutefois chasser de sa tête l’image qui s’était formée un peu plus tôt dans son esprit. Douceur et amertume parfaitement dosées, onctuosité somptueuse, sensation voluptueuse d’une étole de velours de soie noire glissant lentement sur sa peau nue, dévoilant une nuque sur laquelle venaient se poser des lèvres brûlantes… La chaleur était en train d’étendre son emprise, et lorsque le fourmillement gagna le creux de son ventre, elle eut du mal à retenir un gémissement.

Lorsqu’elle rouvrit les yeux, il la regardait toujours et pendant un soupçon de seconde elle surprit une expression nouvelle sur son visage, aussitôt remplacée par l’habituelle petite étincelle ironique qu’il arborait lorsqu’il était d’humeur taquine.

- Alors, qu’est ce que vous pensez de mon anxiolytique?

- Mmm! Je n’ai jamais mis vos compétences médicales en doute…

Récupérant sa canne, il fit le tour du bureau pour se rapprocher d’elle, faisant encore monter la tension d’un cran :

- Alors vous allez me l’accorder cette biopsie du cerveau?

Avec un hoquet, elle se leva brusquement, comme mue par un ressort.

- House!!!

- On se calme, je plaisantais!

Il s’approcha encore plus près :

- Vous avez du chocolat, là, au coin de la bouche. Attendez…

Il posa un doigt sur sa commissure. Figée, tous ses sens en alerte, elle n’osait plus esquisser un mouvement, ses yeux noyés dans ceux de l’homme en face d’elle.

Lentement, sensuellement, il fit glisser son doigt sur sa lèvre inférieure, provocant chez sa patronne tout un panel de sensations affriolantes, avant de le porter à sa bouche pour y lécher les infinitésimales traces de cacao qu’il venait de recueillir.

- Voilà, vous êtes présentable! Au revoir Dr Cuddy!

Elle en avait les larmes aux yeux de frustration. Le diable emporte Grégory House!

Elle le rattrapa au moment où il posait la main sur la poignée de la porte.

- Vous ne pensez tout de même pas que vous allez vous en tirer comme ça, non?… On ne vous a jamais dit que le chocolat, c’est également aphrodisiaque?

Il faillit perdre l’équilibre lorsqu’elle le plaqua contre le mur.

C’était bien comme elle l’avait imaginé. Le goût doux-amer du cacao mélangé à la caresse brûlante de sa langue était plus enivrant que le plus fort des alcools.

A tâtons, sa main rencontra la tirette du store qui isolait le bureau vitré des regards…

FIN


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