Le seul moi…

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(Cette série de reviews en forme de  fictions, par ailleurs indépendantes les unes des autres, est supposée se dérouler après la fin des épisodes (à partir du 5X7). Le soir, après que les personnages aient quitté l’hôpital.)

Titre : UN PEU PLUS TARD – Chapitre 9 : Le seul moi…
Auteur : Lilou
Disclaimers : Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée « House md »
Spoilers : après épisode 16 – saison 5
Genre : House/Cuddy
Classification : PG
Avertissement : Allusion à la drogue
Résumé : “C’est le seul moi que vous aurez
N/A : Fin (peut-être provisoire) de cette série de reviews en forme de fictions => plus assez de temps pour visionner régulièrement les épisodes de la saison 5 pour le moment.

Publiée le 03-03-09

***

Après son départ, elle était restée un long moment figée au milieu de son bureau. Ses derniers mots résonnaient encore dans sa tête. « C’est le seul moi que vous aurez »

Pourquoi avoir attendu maintenant pour essayer de changer, de soulager sa douleur en risquant sa vie même! Pour être plus… sociable?… gentil?… physiquement « normal »? Parce que la douleur s’était encore aggravée, ou bien parce que… pour… à cause… d’elle?

Elle réalisait maintenant avec horreur à quel point elle était allé loin, très loin… trop loin!

D’accord, elle était encore sous le coup de la colère éprouvée lorsqu’il l’avait obligée à revenir plus tôt que prévu à l’hôpital (même si elle savait en elle-même qu’ il avait encore une fois eu raison!).
Elle l’avait blessé. Volontairement. Elle avait choisi ses mots avec soin, et ils avaient atteint leur but. Elle avait vu son expression lorsqu’elle lui avait dit qu’il n’avait pas sa place au milieu de gens réunis par l’amour et la joie. Tristesse, déception, douleur, trahison…

Il était Lui, il était House, elle le connaissait, et c’est tout cela qu’elle avait rejeté, comme si elle avait honte de lui. Honte de dire à tous : « Tel qu’il est, il est mon ami, je me fiche de ce que vous pouvez penser, et je suis heureuse de sa présence ». Oui, c’est ainsi qu’elle aurait pu, du, agir si elle avait vraiment été son amie… Si elle l’avait vraiment… aimé!

Elle se rendait soudain compte de tout ce qu’il avait accompli ces derniers temps. Elle avait été aveugle, et c’était elle qui même inconsciemment l’avait poussé à prendre tous ces risques. Parce qu’elle le voulait différent. Plus… présentable!
Idiote! On ne pouvait pas changer les choses, on ne pouvait pas remonter le temps. Ils ne reviendraient pas vingt ans en arrière. Avant Stacy. Avant l’infarctus. La vie avait laissé, sur son corps et dans son âme, des cicatrices indélébiles et elle y avait aussi sa part de responsabilités. Elle se devait, dans sa vie comme à l’hôpital, de l’accepter comme il était… Et elle l’avait renié, rejeté!

Elle n’avait jamais ressenti autant de honte et de culpabilité!

Le rêve était fini. La kétamine avait échoué, il avait volontairement abandonné la méthadone… Lui restaient la vicodin, le whisky et… la morphine pour les pires moments. Lui restait la musique, sa seule ami, sa seule consolatrice.
Il avait perdu sa jambe, tous ses espoirs d’une vie normale, il fuyait sa famille, tout ce qui pouvait ressembler à des sentiments. Il ne savait même plus quoi penser de son seul ami.

Il avait sincèrement voulu changer. Pour ne plus subir cette torture de chaque jour, bien sûr… Et puis aussi surtout pour elle, comme un dernier espoir, malgré le mal qu’elle lui avait fait. Peut-être à cause de ce mal. Il s’était dit qu’elle avait peut-être raison, qu’il n’était peut-être vraiment plus un être humain acceptable. Et il avait pris sa décision. Il savait depuis longtemps que la méthadone pouvait accomplir le miracle… Depuis ce jour lointain où n’en pouvant plus, il avait en secret essayé… l’héroïne. Il avait eu la volonté de résister à cette tentation, mais il savait désormais que quelque chose pouvait soulager ses pires souffrances. Il en connaissait aussi tous les risques et c’est pour ça qu’il ne s’était jamais encore résolu à cette extrémité.

Mais qu’avaient les gens à vouloir toujours tout décider pour les autres? Cet enfant et ses parents, cette semaine, lui avaient fait prendre conscience de beaucoup de choses. On est ce qu’on est, avec nos qualités, nos erreurs et nos défauts, et un changement trop radical n’est pas systématiquement une bonne chose. « Ce n’est pas parce que vous avez fabriqué un monstre de la nature qu’il faut le traiter comme tel… Ce n’est pas parce que je suis un infirme aigri par la vie qu’on doit me renier ».

Une semaine sans douleur… Une semaine au paradis. Oui mais voilà… Il retrouvait avec l’absence de douleur une certaine empathie pour celle des autres, et cela l’avait conduit à une erreur de jugement qui aurait pu être fatale à son petit patient.
La douleur tenait son cerveau en éveil. Sans elle, il pouvait être un excellent médecin, avec elle, il était le meilleur! Certes, c’était peut-être de l’orgueil, mais c’était tout ce qu’il lui restait. Il avait jeté la méthadone à la poubelle et décidé de continuer à être Grégory House, quitte à perdre tout le reste… Il avait déjà perdu tellement de choses! « C’est le seul moi que vous aurez ».

FIN
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