You can’t always get what you want -3

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Titre : « You can’t always get what you want » – Chapitre 3
Auteur : Ltilou

Disclaimers : l’univers et les personnages de « House md » appartiennent à David Shore et à la Fox
Spoiler : Saison 6 – Episodes 1&2 « Broken »
Genre : Friendship House/Wilson – Général
Classification : G

***

Chapitre 3

Il avait fini par se résoudre à téléphoner à Nolan. Celui-ci, malgré ses paroles rassurantes sur l’évolution positive de House, reconnaissait que le cas de son patient était particulièrement délicat à gérer du fait de son handicap, qu’on ne pouvait éliminer de l’équation.

Sans la souffrance physique, ses progrès auraient été spectaculaires… Mais voilà, elle était bel et bien là ! Certes, son psychisme était meilleur, il avait la volonté de reprendre sa vie en mains et de l’orienter vers le positif. Mais il était encore trop fragile pour pouvoir envisager une reprise de son traitement sans retomber dans l’addiction à la première rechute morale.

… Mais d’un autre côté son moral ne pourrait pas continuer de s’améliorer si la souffrance ne lui laissait aucun répit…  Et ce que venait de lui révéler Wilson sur les évènements de la nuit précédente était on ne peut plus préoccupant.

Si House ne lui cachait pas qu’il souffrait, il n’avait jamais vraiment réalisé à quel point. L’aurait-il pu ? Il avait tellement l’habitude que ses patients exagèrent leurs maux, qu’il avait, encore maintenant, du mal à assimiler le fait que celui-ci fasse le contraire. Pas volontairement, mais il était tellement habitué à l’intolérable, que cet était lui semblait presque normal, et de ce fait, il en parlait comme tel.

Une douleur que House définissait comme se situant à 5 ou 6 sur une échelle de 10 aurait été considérée par tout un chacun, comme de 9 ou 10.

Wilson venait de lui ouvrir les yeux. Une souffrance de cette intensité ne pouvait, avec la meilleure volonté du monde se traiter uniquement psychologiquement, en suggérant au patient de se changer les idées et de prendre une aspirine…

Et même s’il arrivait à trouver une « diversion » assez extrêmement et durablement fascinante pour lui, il n’était pas certain de pouvoir retarder à l’infini la prise d’analgésiques de plus en plus forts… Et aucune activité n’avait pu retenir l’intérêt de son patient plus de quelques jours jusqu’à maintenant.

Nolan devait bien s’avouer qu’il était dans une impasse… L’ironie de tout ça, étant qu’il essayait de soigner la seule personne qui aurait peut-être pu résoudre l’énigme, dans un autre contexte.

Ce soir-là, Wilson fut accueilli par une odeur de plat mijoté qui fit instantanément relâcher la tension de ses épaules… House n’avait pas fait de conneries en son absence, même s’il arborait un air sombre peu encourageant.

Sans reparler de la nuit précédente, il l’obligea à se coucher tôt, lui donnant lui-même ses médicaments, et le força à accepter un nouveau massage.

-         T’es pas obligé de faire tout ça, tu sais !

-         Tu es mon ami.

House s’éclaircit la gorge, s’efforçant de prendre un ton goguenard pour cacher son émotion :

-         Va falloir que je me méfie, tu es en train de te transformer en parfaite petite geisha ! Attention de pas dépasser la limite… Ma cicatrice, c’est sur la cuisse, pas plus haut !

-         T’es un con, House !

-         Et un con qui souffre en vaut deux…

Un silence

-         Merci, Wilson

Reprit-il d’une voix assourdie

-         J-je suis désolé… Pour la nuit dernière.

-         House ! Tu n’as pas à t’excuser d’avoir mal !

-         Je te pourris la vie, je vais retourner chez moi.

-         Pas question tant que tu ne seras pas complètement stabilisé !  Souviens-toi qu’une des principales conditions de ta sortie était que, au moins pendant les premiers temps, tu ne te retrouves pas tout seul à tourner en rond. Tu ne veux pas retomber dans ta dépression au moment où tu commences juste à vouloir en sortir non ?

House baissa la tête.

-         Je ne sais pas, je ne sais plus …

-         Tu veux en parler ?

-         Non, je… Désolé, je suis fatigué. J’ai beaucoup marché aujourd’hui.

Wilson serra les dents : « beaucoup marché »… ça voulait dire « j’ai eu un mal de chien » !

-         Comme tu veux. Mais si tu sens que ça ne va pas, je veux que tu me promettes de m’appeler, cette fois !

-         Oui maman !… Tu me fais un gros câlin ?

Wilson sourit malgré lui.

-         T’es vraiment un con, House… Bonne nuit !

-         Bonne nuit !

Lorsqu’il entra dans le salon, le lendemain, il trouva House installé devant la télévision, un pot de crème glacé à la main et ayant manifestement abandonné toute idée de cuisiner.

Lorsqu’il lui affirma que sa jambe allait bien, il ne le crut pas un instant. Aussi, lorsqu’il rentra à midi et trouva son ami d’excellente humeur, en train de s’occuper de la lessive et oubliant même de se servir de sa canne, il eut l’impression de recevoir un coup de poing dans l’estomac.

TBC

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