Derrière le masque -2

House md Add comments

Titre : Derrière le masque – chapitre 2 : “Hors du temps”
Disclaimers : Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée « House md »
Spoilers : Après la saison 4
Genre : romance House/Cuddy
Classification : R
Avertissement : Scène à caractère érotique

Résumé : “Ce soir, arrêtons le temps”

® 10/11/2009

***

Chapitre 2 – Hors du temps

*

Avec un soupir de soulagement, Lisa Cuddy éteignit la dernière lumière, avant de se diriger d’un pas las vers son bureau.

Elle était épuisée, mais la réception avait été parfaite.

Tout ce à quoi elle aspirait maintenant, c’était une bonne douche chaude, avant de se glisser sous les couvertures déjà installées sur le canapé de son bureau. Ne pas être obligée de prendre le volant pour rentrer chez elle était un avantage qu’elle appréciait à sa juste valeur après ce genre de soirée.

Elle ouvrit la porte et entra dans la pièce sans allumer l’électricité. La lueur de la lune filtrant à travers les lames du store était largement suffisante pour s’orienter.

Alors qu’elle envoyait promener ses chaussures dans un coin de la pièce, tout en commençant à baisser la fermeture éclair de sa robe, son bras frôla, sur le portemanteaux, quelque chose qui n’aurait pas du s’y trouver. Elle regarda de plus près : une veste de smoking y était suspendue comme un vulgaire imperméable… Qui?

Au même moment, un mouvement furtif venant du canapé la fit sursauter : quelqu’un qui était sûrement étendu là à son entrée, venait de s’asseoir.

- Oh, mon Dieu!

S’exclama t-elle en portant instinctivement une main à sa poitrine.

- Vous me flattez !

Rétorqua l’homme avec un sourire dans la voix.

-  Je n’imaginais pas vous avoir fait autant d’effet…

- House! Que…

Il s’était levé avec une agilité surprenante compte tenu de son handicap et posait maintenant deux doigts sur sa bouche.

- Shttt ! Je demande une trêve.

Ce geste la ramena instantanément deux heures en arrière, dans la salle de billard. Son corps répondit à sa place, et lorsqu’il posa ses lèvres sur les siennes, elle abandonna toute velléité de résistance.

Il l’entourait de ses bras, une main dans le creux de ses reins, la plaquant contre lui, lui faisant éprouver toute la force de son désir.

- Ce soir, arrêtons le temps.

Murmura t-il contre sa joue.

Il finit de faire glisser la fermeture éclair, et le fourreau glissa sur le sol, révélant les formes de la jeune femme, dont il n’avait d’ailleurs pas caché grand-chose. En dessous, elle ne portait qu’une minuscule culotte de soie et de dentelle. La blancheur de sa peau irradiait dans un rayon de lune, lui conférant une aura presque surnaturelle.

Il plongea un instant son regard dans le sien, ses mains remontant le long de ses bras, caressant doucement ses épaules, avant d’enfouir son visage dans la masse sombre de sa chevelure en murmurant son prénom.

Lorsque la langue de House s’insinua dans le creux de son oreille, une pointe de feu lui fit écho au plus profond de son ventre.

A son tour, elle glissa ses doigts sous la chemise de l’homme, remontant du dos de ses ongles le long de sa colonne vertébrale, son autre main perdue dans ses cheveux.

Il émit un léger grognement et mordilla son épaule avant de l’entraîner sur le bord du divan.

Les doigts de Lisa s’énervaient sur les boutons de la chemise, dans une hâte fébrile. Elle avait soif de sa peau, elle voulait en sentir la chaleur contre son corps, en goûter la saveur sur ses lèvres.

Leurs mains, leurs bouches, retrouvaient des sentiers abandonnés depuis bien longtemps, mais dont la trace ne s’était jamais vraiment effacée en eux.

Lorsqu’elle l’accueillit enfin en elle, dans un soupir qui ressemblait  à un sanglot, un sentiment de plénitude qu’elle n’avait pas éprouvé depuis des années l’envahit, et leurs corps se répondirent avec la même passion.

Plus tard, lorsque leurs souffles se furent apaisés, ils se regardèrent en silence, émerveillés par la magie de ce qu’ils venaient de vivre, n’osant  prononcer une seule parole qui aurait pu rompre le charme de cette nuit hors du temps.

Alors, il s’était rhabillé et après un dernier baiser, il était parti sans un mot.

Avait alors commencé une étrange « non-relation », faite d’étreintes furtives et silencieuses, et dont ils ne parlaient jamais.

Une sorte de dédoublement où leurs corps glissaient parfois dans une autre dimension dans laquelle ils se donnaient pleinement l’un à l’autre, avant de revenir dans le monde réel où ils reprenaient leurs rôles respectifs, sans que jamais ces deux mondes parallèles se rencontrent.

Cela durait maintenant depuis plusieurs mois.

TBC

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