Peine de vie-4

House md Add comments

Titre : “Peine de vie” – Chapitre 4
Auteur : Lilou
Disclaimers : Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée “House md”
Genre : friendship House/Wilson
Classification : G
Résumé : “Une idée commençait à prendre forme…”

Publiée le 13-02-09 

***

CHAPITRE 4

Révélation

Il s’était attaqué à une rude tâche. Avec House, et surtout lorsqu’il s’agissait de sa vie, rien n’était facile. Il avait donc demandé un congé de deux semaines à Cuddy, ne lui avouant que la moitié de la vérité. Elle n’avait pas posé de questions, mais l’avait regardé d’un drôle d’air. Cela l’avait mis mal à l’aise : il ne lui avait pas encore avoué qu’il avait prescrit de la Vicodin à House sans la consulter.

Il avait progressé lentement, par étapes. Il avait obtenu sa première victoire en réussissant à lui faire reprendre une alimentation normale. La Vicodin et la compagnie de Wilson aidant, il ne buvait presque plus, et son état physique s’améliorait de jour en jour. Sa deuxième victoire avait été de réussir à lui faire accepter de sortir un peu chaque jour. Au bout des deux semaines, il avait commencé à reprendre quelques couleurs, et même son moral semblait s’améliorer un peu.

C’est avec un peu d’appréhension que Wilson avait repris le chemin de l’hôpital. Il était réticent à laisser son ami seul toute la journée en train de ruminer ses pensées, redoutant une rechute. Les premiers jours avaient semblé confirmer ses craintes. House arborait de nouveau son air fermé des mauvais moments, mais il ne semblait pas être retombé dans ses mauvaises habitudes. Les plats que son ami lui laissait dans le réfrigérateur étaient toujours au moins entamés, et le niveau de la bouteille de whisky restait stable.

Un vendredi soir, Cuddy était passée à l’appartement pour voir son patient, à qui elle reprochait de ne plus venir faire ses visites de contrôle. House lui avait évidemment répliqué qu’ayant un médecin à domicile, il ne voyait pas l’utilité de se déplacer pour en consulter un second, tout en avalant ostensiblement un comprimé de Vicodin. Le regard de Cuddy s’était figé, avant de se tourner vers Wilson, qui se balançait d’un pied sur l’autre, ne sachant manifestement plus où se mettre.

- OK… Je suppose que vous savez ce que vous faites! Vous auriez juste pu m’en parler. Jusqu’à nouvel ordre, c’est toujours moi son médecin traitant!

Cette fois, c’était House qui était venu à la rescousse d’un Wilson écarlate et bégayant.

- Ça va, Cuddy! S’il n’avait pas fait tout ce qu’il a fait depuis trois semaines, vous n’auriez sûrement pas eu le plaisir de venir me rendre visite ce soir…

Son ami le fixait maintenant d’un air médusé.

- Eh merde!… c’est pas parce que je suis un con et un ours mal léché que je ne te suis pas reconnaissant… Tiens te le pour dit, tu n’es pas prêt de le réentendre!

Un silence gêné s’était abattu sur la pièce. Ils savaient tous à quel point ces mots avaient du être durs à prononcer. Pour chasser le malaise, Cuddy et Wilson s’étaient mis à parler boutique. Cette semaine-là, un patient leur avait été amené après avoir consulté une dizaine de spécialistes en moins d’un an, qui étaient restés impuissants à diagnostiquer son problème.

Le regard de House, qui était allé s’asseoir à l’écart sur le tabouret du piano, s’était allumé, et il suivait la conversation avec attention, écrivant de temps en temps quelques mots au dos d’une partition.

- Tous des idiots!

Se tournant vers lui d’un même mouvement, ils avaient échangé un regard stupéfait. House avait subitement rajeuni de dix ans. Le regard vif et brillant d’excitation, il leur posait maintenant quelques questions précises et pertinentes. Après un moment de réflexion, il s’était mis à leur exposer d’un ton aussi catégorique que passionné une théorie tellement inattendue qu’ils crurent tout d’abord à une plaisanterie. Lorsqu’il eut fini de développer ses arguments, le silence était retombé, et Cuddy, attrapant sa veste et son sac était partie, sans un mot. House avait planté son regard dans celui, ébahi, de Wilson :

- Je ne suis pas fou! Je n’ai pas bu et je n’ai rien pris!

- Je sais… Et je crois qu’elle le sait aussi…

L’explication était arrivée le lendemain soir. Ses arguments avaient fait mouche, et aussi farfelue que son idée ait semblée, Cuddy s’était précipitée à l’hôpital pour faire exécuter les examens qu’il avait suggérés… Révélant l’exactitude de son diagnostic.

A partir de ce moment-là, Wilson avait pris l’habitude de lui rapporter les cas apparemment insolubles qui se présentaient presque chaque semaine au PPTH. Ces énigmes semblaient avoir le pouvoir de faire renaître House à la vie. Peu à peu, une idée commençait à prendre forme dans son esprit. Il devait en discuter avec Cuddy…

TBC

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