Peine de vie-5

House md Add comments

Titre : “Peine de vie” – Chapitre 5
Auteur : Lilou
Disclaimers : Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée “House md”
Genre : friendships House/Wilson et House/Cuddy
Classification : G
Résumé : “Quand envisagez-vous de recommencer à travailler?”

Publiée le 13-02-09

***

CHAPITRE 5

Décision

Ce lundi là Wilson attendait Cuddy dans le hall d’entrée de l’hôpital.

- Vous auriez un moment à m’accorder?

- Il y a un problème?… House?

- Non… Non, au point de vue santé, ça va… Du moins autant que ça puisse aller! C’est que… J’ai pensé à quelque chose qui pourrait le faire aller encore mieux.

Tout en parlant, ils étaient entrés dans le bureau de la jeune femme.

- Oui?

- Vous avez vu vous même sa réaction l’autre soir. Et à quel point il était métamorphosé en parlant du cas… J’ai renouvelé l’expérience plusieurs fois depuis et… A chaque fois la même chose : c’est toujours lui qui a trouvé le bon diagnostic, pas les équipes de l’hôpital. Alors…

- … Vous avez pensé qu’on pourrait peut-être l’engager? Je vous avoue que cette idée me trotte aussi dans la tête depuis l’autre soir. Mais les crédits sont limités en ce moment, et je ne sais pas si le conseil d’administration approuverait la création d’un nouveau service… Il leur faudrait plus de garanties.

- Faisons un essai. Si à la réunion de mercredi vous pouvez décrocher les crédits pour une création de poste, je pourrais partager mon bureau avec lui pendant quelques temps, et si les résultats sont probants, on pourra re-présenter les choses au conseil de manière positive… Il y aura au moins deux voix pour non? Ça fera moins de monde à convaincre.

- Il est au courant?

- Non. Il va falloir lui présenter les choses de manière à ce qu’il ne pense pas à une faveur.

- Vous m’invitez à diner, jeudi soir?… Ah, au fait, ayez l’air vraiment débordé à la réunion de mercredi!

Ils s’étaient montrés convaincants. Le conseil d’administration avait adopté l’embauche d’un médecin supplémentaire sans difficulté. Il s’agissait maintenant de persuader House d’accepter le poste, et Wilson, qui avait bien réfléchi à la question, exposa son plan.

- Quand envisagez-vous de recommencer à travailler?

La question l’avait pris au dépourvu. Wilson était allé chercher le dessert, et la conversation, surtout alimentée par lui et Cuddy était retombée. House avait sursauté, perdu qu’il était dans ses pensées, et reposé son verre de bordeaux millésimé sur la table.

- “Le petit Jésus en culottes de velours”, comme disent les français! Vous devriez venir manger plus souvent, vous choisissez mieux le vin que Wilson.

- House! Je vous ai posé une question. Ne changez pas de sujet. Vous n’allez pas passer le restant de vos jours à ne rien faire!

- Les directeurs d’hôpitaux rechignent à embaucher un infirme au sale caractère par les temps qui courent.

- Et puis vous n’avez pas trop cherché, je me trompe?

- Allez-y, videz votre sac! Je me doutais bien que ce dîner n’était pas innocent… Et j’avoue que c’est vrai que je ne me suis pas trop posé la question jusqu’à maintenant.

- Il se trouve que nous allons passer un appel à candidatures au PPTH. Je voulais vous en parler avant, au cas où vous seriez intéressé. Nous recherchons quelqu’un pour s’occuper des cas un peu “spéciaux”, dans le genre de celui dont nous avons parlé la dernière fois que je suis venue. Çà concerne au maximum un cas par semaine. J’ai pensé que ce serait le boulot idéal pour reprendre en douceur. Je vous avertis tout de suite qu’il s’agit d’un poste en quelque sorte expérimental, il ne s’agit pas dans l’immédiat de créer un nouveau service… Nous avons les crédits pour le poste, mais pas plus. Wilson a proposé de partager son bureau avec vous dans un premier temps… Si vous acceptez, évidemment!

- Et?

- Et rien. Je vous assure que la proposition est honnête… Bien sûr, il y aurait aussi quelques heures de consultations à effectuer au dispensaire. On ne va pas vous payer pour vous tourner les pouces quand vous n’aurez pas de cas!

- Combien, d’heures?

- Quatre par semaine.

- Vous n’avez donc aucune pitié pour un handicapé! Deux!

- Trois, et c’est mon dernier mot! J’avais cru comprendre que vous refusiez qu’on vous considère comme un handicapé!

Ils s’étaient un instant affrontés du regard, avant de sourire… Son premier sourire depuis l’infarctus. Ce premier marchandage augurait de la suite de leurs relations. House s’était pris au jeu, et il devait bien avouer que la proposition était tentante. Encore plus que sa réputation en tant que néphrologue, et que sa spécialisation dans les maladies infectieuses rares qui lui valait d’être consulté régulièrement par des confrères du monde entier, c’était son talent de diagnosticien qui avait fait une grande partie de sa renommée. Il aimait les défis, et il devait reconnaitre que les énigmes médicales rapportées de l’hôpital ces dernières semaines par Wilson avaient réveillé quelque chose en lui. L’envie de recommencer à se battre, de prouver qu’il était peut-être, après tout, encore bon à quelque chose! … Qu’il pouvait peut-être… Redevenir le meilleur!

- Marché conclu!

- OK, vous commencez au début du mois, Profitez bien de votre dernière semaine de liberté!

En tournant la clé de contact de sa voiture, Cuddy jubilait : çà avait fonctionné! Le fait de l’obliger à effectuer des consultations au dispensaire avait fini de le convaincre qu’il ne s’agissait pas d’un poste qu’ils avaient créé de toutes pièces pour lui. Si elle avait pu voir la scène qui avait lieu au même moment dans l’appartement de House, elle n’aurait pas été aussi sure de son pouvoir de persuasion, et se serait peut-être posée des questions sur l’issue de leurs futurs inévitables affrontements.

Après le départ de Cuddy, il s’était posté face à Wilson :

- Un poste à pourvoir, hein? Et justement un poste de diagnosticien! Le hasard fait bien les choses!

- Heuuuuuu!

- Çà veut dire j’ai réussi mon entretien d’embauche, pendant ces dernières semaines?… Avoue que l’idée est de toi!

- Et alors?

- Et alors… Rien!

- OK! Si la discussion est close, je vais me coucher… Je travaille moi, demain!

- Wilson!

- Oui?

- … … Merci.

- Pas de quoi. Quand je pense que je vais devoir te supporter à longueur de journée à partir de la semaine prochaine… Je me demande si j’ai pas fait la plus grosse bêtise de ma vie!

- Non, la plus grosse, c’était…

- Oui?

- De m’obliger à vivre!

- Bonne nuit, House.

- Bonne nuit, Wilson.

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