Les mémoires de John H Watson -1

Sherlock Holmes Add comments

Titre : «Les mémoires de John H Watson – Prologue»
Auteur : Lilou0803
Type : fanfic
Genre : Friendship
Fandom : Sherlock Holmes (livres)
Personnages : John Watson jr
Rating : G
Disclaimer : L’univers et les personnages de Sherlock Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle

plume

Prologue

gribouillis

Mon nom est John Watson. Je suis certain que cela va éveiller des échos dans la mémoire de beaucoup d’entre vous. Je suis en effet le petit-fils du célèbre chroniqueur et ami du plus extraordinaire détective que la terre ait porté, Mr Sherlock Holmes.

Il y a longtemps déjà que je souhaitais mettre de l’ordre dans les affaires laissées par mon grand-père. Plusieurs malles n’avaient en effet jamais été explorées à fond, jugées sans intérêt par mon père, car ne contenant apparemment que pièces de vêtements ou bibelots sans importance. Enfant, je m’émerveillais aux récits des aventures racontées par mon aïeul, je conserve même le vague souvenir d’une journée dans le Sussex où je l’avais accompagné lors d’une visite à son vieil ami. J’étais tout jeune à cette époque, et plus intéressé par le miel produit dans les ruches du propriétaire des lieux que par l’homme lui-même. Lorsque j’eus l’âge de réaliser l’importance d’une telle rencontre, il était trop tard.

Je suis le descendant du deuxième mariage de mon grand-père. Mary Morstan-Watson, avec qui ses lecteurs sont plus familiarisés, étant décédée en couches en 1893. Il fut longtemps inconsolable et ce n’est que dix ans plus tard qu’il se décida à convoler une seconde fois. De cette union naquit mon père, mais les années de bonheur furent courtes et ma grand-mère mourut elle aussi prématurément.

Mon grand père faisait alors de fréquents séjours chez son ami qui s’était retiré dans le Sussex pour y vivre, disait-il, une retraite paisible au soleil en se consacrant à l’élevage des abeilles, après toutes ces années d’aventures dans les brumes londoniennes. Il en profita pour compléter le compte rendu de nombreuses aventures, dont certaines n’ont encore jamais été publiées.

Ce n’était en fait qu’une demi-retraite, Holmes faisant de fréquents et mystérieux séjours à Londres et à l’étranger, où il était souvent appelé pour résoudre des affaires particulièrement délicates. Je pense même que pendant ses années-là, qui précédèrent la première guerre mondiale, il travailla beaucoup en collaboration avec son frère Mycroft, pour les services secrets, et que même mon grand-père n’eut aucun accès aux missions confidentielles qu’il accomplit alors.

C’est au début des années trente, peu après son décès que mes parents décidèrent d’aller s’installer aux Etats-Unis dont ma mère était originaire, à la suite de quoi, nous n’eûmes, ni nous ni le monde, plus aucune nouvelle de Sherlock Holmes.

Je suis maintenant à mon tour devenu un vieil homme, et je suis revenu m’installer, pour finir mes jours, en Angleterre où ma famille possède toujours la maison que mon grand-père acheta sur ses vieux jours, non loin de celle de son ami, et où je garde mes meilleurs souvenirs de vacances. J’ai toujours préféré la vieille Albion au Nouveau Monde, en dépit du fait que j’ai vécu là-bas la plus grande partie de ma vie, et je suis heureux d’être enfin de retour sur la terre de mes ancêtres.

Je passe une grande partie de mes journées dans le grenier où j’ai commencé le travail que je m’étais fixé. Il y a quelques jours, au fond d’une malle contenant un invraisemblable bric-à-brac d’objets hétéroclites, j’ai découvert une série de carnets portant l’écriture de mon grand père. Ce ne sont pas des carnets de notes comme tous ceux qui ont servi de base aux récits des enquêtes qu’il mena avec Sherlock Holmes, mais plutôt une sorte de journal, des notes jetées ça et là, sans ordre ni méthode, au hasard, semble t-il de certains événements marquants, et pour la plupart ne comportant aucune date, ce qui en rend la lecture peu aisée. Ces carnets jettent une lumière nouvelle sur certains aspects de la personnalité du détective et de son ami et des relations qu’ils entretenaient.

Si ces documents ont été dissimulés aux regards avec tant de soin, c’est sans nul doute que leur auteur ne tenait pas à ce que leur contenu soit publié à son époque. Mais comme une telle chose n’est explicitement spécifiée à aucun moment et que tous les protagonistes ont disparu depuis longtemps, je me sens presque dans l’obligation d’en rendre publics certains passages, ne serait-ce que pour faire taire certaines rumeurs qui ont circulé sur les relations liant les deux hommes, et qui, aux dire de mon père, attristaient beaucoup mon grand père. Je me rends compte aujourd’hui qu’il aurait pu alors facilement les faire taire, mais qu’il s’est tu par respect pour son ami, qui ne tenait pas à ce que sa vie personnelle soit exposée au grand jour, et étant en outre beaucoup plus détaché que lui de ce genre de choses, se moquait royalement de ce qui pouvait se murmurer dans son dos.

Certains passages inachevés me laissent supposer que je n’ai pas mis la main sur tous les carnets, et qu’il en existe d’autres que je n’ai pas encore découverts. C’est donc dans une version brute et sans aucune classification chronologique que je vais commencer à vous en livrer des extraits. J’espère un jour, si la vie m’en laisse le loisir, pouvoir publier tout cela dans un ordre plus logique.

J.W.

TBC

Print This Post

Mots-clefs :


Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.

Designed by NattyWP Wordpress Themes.
Images by desEXign.