Un jour, peut-être

Sherlock Holmes Add comments

Titre : Un jour, peut-être
Auteur :
[info]lilou0803
Type
: fanfic
Genre : romance
Fandom : Sherlock Holmes
Personnages : Sherlock Holmes, Irène Adler 
Rating
: NC-17
Disclaimer : Sherlock Holmes appartient à Sir Arthur Conan Doyle.
N/A : A la fin de « Un scandale en Bohème », la nuit suivant le mariage d’Irène Adler.

Guimauve, guimauve… Bonjour Arlequin!

Avertissement : Ceci n’est pas sensé être une fic relativement « holmésienne » comme celles que j’ai déjà écrites (même si j’avoue un petit faible pour ce couple… Que diable, même Holmes a un cœur, même s’il ne l’avouerait jamais, même sous la torture, alors, pourquoi pas elle?

Explication : Dimanche dernier morose, mais agrémenté d’un petit défi/délire entre amies : composer, en une heure, une ficlet à l’eau de rose, dégoulinante de sucre et digne d’un roman « arlequin », et avec des personnages de préférence OOC… Et voilà le résultat (je pense n’avoir pas oublié beaucoup de poncifs du genre, et plus OOC qu’un Holmes amoureux… quoi que, sait-on jamais avec un pareil énergumène!^^)

plume

Un jour, peut-être !

gribouillis

« Bonne nuit, Monsieur Sherlock Holmes ! »

Il n’arrivait pas à dormir. Cette petite phrase tournait dans sa tête, y faisant naître tout un tourbillon de souvenirs.
Personne, pas même Watson, ne le savait, mais il la connaissait depuis plusieurs années. Il avait fait sa connaissance après une représentation de « Carmen » où sa chaude voix de Mezzo et son inoubliable interprétation avaient produit sur lui une telle impression, que contrairement à ses habitudes, il n’avait pas pu s’empêcher d’aller lui présenter ses compliments dans sa loge, après le spectacle.  Ce qui avait suivi avait complètement échappé à son contrôle…  à supposer qu’il ait alors voulu le garder!  Ils avaient fini, après la réception donnée par la direction de l’Opéra, où il avait accepté de l’accompagner, dans sa chambre, au « Grand Hôtel », ivres de champagne et de désir. Il n’avait jamais ressenti une attirance aussi forte et rapide pour aucune autre femme. Dès qu’il s’était retrouvé en sa présence, il avait senti le danger, sans avoir pourtant la volonté, ni même l’envie d’y résister. Cette femme était une ensorceleuse, en d’autres temps, elle aurait été brûlée vive… sa voix, son charme, ses yeux, ses cheveux, le parfum de sa peau, la douceur de ses lèvres… il avait alors compris le vrai sens du mot « envoutement », et s’y était abandonné sans retenue.
Cette  nuit, leur unique nuit, les avait faits basculer dans une autre dimension, ils s’étaient totalement perdus l’un dans l’autre,  entièrement consumés par une flamme jusqu’alors inconnue d’eux, qui les avait jetés, épuisés et émerveillés,  sur les pentes d’un volcan de sentiments et de sensations, dont ils ne soupçonnaient même pas l’existence la veille.
Il s’était réveillé seul. Elle était partie lui laissant une lettre dans laquelle elle lui expliquait qu’elle ne pouvait pas prendre le risque de rester près de lui. Elle avait résolu de rester une femme libre, de ne jamais éprouver d’attachement pour un homme, et elle savait qu’elle ne pourrait pas résister si elle restait encore un seul jour auprès de lui. Il en avait été affecté, mais au fond de lui, également soulagé. Le même phénomène avait agit sur lui, et il ne savait pas s’il aurait trouvé le courage de faire la même chose.

Ils ignoraient tous les deux que c’était déjà trop tard, mais c’était la première fois qu’ils aimaient, et ce sentiment leur était encore inconnu, ils ne devaient en comprendre les ravages que beaucoup plus tard.

Lorsque le roi de Bohême s’était présenté chez lui, en ce jour de mars 1888, il n’avait aucune idée de l’ouragan qui allait bientôt s’abattre sur lui. Lorsque le nom d’Irène Adler fut prononcé, il ressentit un tressaillement au creux de l’estomac, mais pensa que seul le souvenir de leur nuit y était pour quelque chose. Lorsqu’il la revit, la vague des sentiments qu’il avait pensé ne jamais pouvoir éprouver de nouveau le submergea, et ses moyens en furent réduits à un tel point qu’elle réussit à le berner deux fois coup sur coup. Le vertige qu’il éprouva en devenant, à son corps défendant, témoin de son mariage, faillit le terrasser. Il ne se doutait pas que l’ayant reconnu sous son déguisement, elle subissait la même épreuve, et dut accomplir un effort surhumain pour aller jusqu’au bout de la cérémonie sans laisser rien paraître de son émoi.

Il finit par se lever. Il s’habilla rapidement,  il étouffait, il avait besoin d’air.  La maison était silencieuse et il prit bien garde à ne pas réveiller Watson en traversant le salon, et à ne faire aucun bruit dans l’escalier et en ouvrant la porte d’entrée. L’air frais de la nuit le fit frissonner,  il releva le col de sa veste, alluma une cigarette  et commença à marcher sans but. Un fiacre stationnait au bout de la rue, il n’avait pas de cocher. Lorsqu’il passa à côté, la porte s’ouvrit et il s’entendit appeler à voix basse par son prénom. Il n’en éprouva aucune surprise, et monta dans le véhicule sans hésitation. Elle apparaissait si mince, vulnérable et fragile, dans les habits de jeune garçon qu’elle avait naguère revêtus pour venir le narguer devant sa porte.

—      Je savais que tu descendrais.

—      Ton mari ?

—      Le véronal est un produit bien pratique. Ne parlons pas de lui. Nous avons si peu de temps ! Oh Sherlock, Pourquoi a-t-il fallu que je te retrouve sur mon chemin ? Pourquoi dans ces circonstances ? Je croyais avoir pu tourner la page, et maintenant…

—      Maintenant, tu vas partir avec lui, comme prévu. Tu sais que c’est ce qu’il y a de mieux à faire !

—      Je sais. Mais je ne peux pas partir comme ça. Plus maintenant… et ne prétends pas qu’il en est autrement pour toi, j’ai vu ta réaction cet après-midi.

—      J’aurais préféré que tu me plantes réellement  un poignard dans le cœur.

—      Lorsque j’ai répondu « oui », ce n’étais pas à lui que je pensais. Sherlock, je…

Il posa ses doigts sur sa bouche.

—      Shttt ! Tais-toi, n’en dis pas plus… nous risquerions de le regretter tous les deux.

Il l’attira à lui, l’entourant de ses bras, une main dans le creux de ses reins, la plaquant contre lui, lui faisant éprouver toute la force de son désir.

—      Ce soir, arrêtons le temps.

Murmura t-il contre sa joue.
Le corps de la jeune femme répondit à sa place, et lorsqu’il posa ses lèvres sur les siennes, elle lui rendit passionnément son baiser. Leurs mains s’affolaient, dans une hâte fébrile, arrachant les boutons, déchirant les coutures dans leur quête impatiente de la peau de l’autre, de sa chaleur, de sa saveur.
Il la repoussa doucement et plongea un instant son regard dans le sien, ses mains remontant le long de ses bras, caressant doucement ses épaules nues, nimbées par la lune d’une pâleur opalescente, avant d’enfouir son visage dans la masse sombre de ses cheveux en murmurant son prénom.
Lorsque la langue de Holmes s’insinua dans le creux de son oreille, une pointe de feu lui fit écho au plus profond de son ventre. A son tour, elle glissa ses doigts sous la chemise de l’homme, remontant du dos de ses ongles le long de sa colonne vertébrale, son autre main perdue dans ses cheveux. Il émit un léger grognement et mordilla son épaule avant de la faire basculer en arrière et de s’emparer de ses seins. Leurs mains, leurs bouches, retrouvaient des sentiers oubliés, mais dont la trace ne s’était jamais vraiment effacée en eux. Lorsqu’elle l’accueillit enfin en elle, dans un soupir qui ressemblait  à un sanglot, un sentiment de plénitude qu’elle n’avait pas éprouvé depuis des années l’envahit, et leurs corps se répondirent avec la même passion.
Plus tard, lorsque leurs souffles se furent apaisés, ils se regardèrent en silence,  n’osant  prononcer une seule des paroles qui leur brûlaient les lèvres, et qui auraient pu rompre le charme de cette nuit hors du temps. « Reste avec moi », « pars avec moi ».
Alors, il s’était rhabillé et après un dernier baiser, il était parti sans un mot. Il pouvait encore sentir le goût salé de ses larmes sur ses lèvres. « Surtout, ne pas se retourner ».
Les yeux noyés, elle le regardait s’éloigner dans le jour naissant. C’était mieux ainsi, ils savaient tous les deux que ça n’aurait jamais pu marcher entre eux. Ils n’étaient ni l’un ni l’autre faits pour une vie simple et ordinaire. Mais elle savait au plus profond d’elle même que leurs routes se croiseraient de nouveau un jour… Un jour, peut-être !

FIN

Print This Post

Mots-clefs :


4 Responses to “Un jour, peut-être”

  1. cellulose! Says:

    jimagine bien irene lui demander detre son témoin en esperant quil fasse quelque chose, quil lemene et fasse un autre scandale, mais qui finit par dire oui, à regret… C’EST HORRIBLE!!
    bon c’est magnifiquement triste, la scene du calin m’a un peu fait penser à la mienne, donc je pense quon a le meme syndrome… merci pour ce texte!!

  2. Lilou Says:

    De rien, j’aime bien imaginer un Sherlock sensible et parfois tellement simplement humain, même sur le plan des sentiments, tout en cachant bien son jeu par nécessité pour son métier. Il a fait un choix, et il l’assume pleinement même si ça doit faire mal… C’est (trop) souvent, hélas, comme ça dans la vie!
    Merci d’être passée et à bientôt j’espère.

  3. belette2911 Says:

    Merde, alors ! Mais que c’est triste !! Pourquoi tant de haine ?

    Bon, une fois mes larmes séchées, je me dis que je suis contente d’être passée par ton profil pour me marrer avec tes vidéos et ensuite pleurer avec le OS, quoique, une petite scène de sexe, ça valait la peine.

    « surtout ne pas se retourner » aurais-tu écouté Michel Sardou et « je vole » ?? Parce que j’utilise cette parole de chanson en intro d’un chapitre de ma fic… Les grands esprits se rencontreraient-ils ? Non, pas de prétention d’en être une… Mais de temps en temps, je me lance des fleurs.

    Excellent, elle gagne à être connue. Pourquoi ne pas la mettre sur ff.net pour tenter d’endiguer les OS entre Holmes qui… hem… avec Watson…

    Belette

  4. Lilou Says:

    Merci de ta visite, reviens quand tu veux!^^

    Beuh oui, c’est triste, mais si Sherlock et Irène avaient fini ensemble, Sir Arthur nous en aurait informés… ;)

    Et non, je n’écoutais pas Sardou lorsque j’ai écrit cette fic.

    A bientôt.

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.

Designed by NattyWP Wordpress Themes.
Images by desEXign.