Point mort-1

House md Add comments

Titre : “Point mort” – Chapitre 1
Auteur : Lilou
Disclaimers :
Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée “House md”
Certaines expressions et descriptions (en particulier concernant le Nouveau Mexique) sont librement inspirées de deux romans : « whirlwind » et « goblins », de C. Grant
Spoilers :
Post saison 3
Genre :
Frienship House/Wilson – Réflexion
Classification :
PG
Avertissement :
Allusion à l’alcool
Résumé :
“Ils faisaient partie du passé, maintenant. Ce n’était plus son problème!”

N/A : « Etre seul, c’est vivre seul au milieu de la foule, et ça fait mal, tu sais, ça fait comme une boule, qui te cache le soleil.
Au milieu du désert, on n’est pas seul, tu sais, on est perdu, c’est pas pareil… » (Leny Escudero)

Publiée le 08-03-09

***

CHAPITRE 1

- Vous avez des nouvelles de House?

Wilson leva les yeux du dossier qu’il était en train de consulter. Il venait de rentrer de vacances et avait repris son travail le matin même.

- Non! Il devait reprendre quand?

- Lundi dernier. Il n’a pas remis les pieds chez lui et n’a donné signe de vie à personne depuis la mi-juillet. Je me disais qu’étant son meilleur ami…

- En fait, j’étais en Europe avec… avec une amie. Pendant ces trois dernières semaines, on-on s’est un peu coupés du monde… Enfin… Le fait est que moi non plus, je n’ai pas de nouvelles de House. Je pensais le voir ici aujourd’hui.

- Ce n’est certes pas son genre d’envoyer des cartes postales, mais là, je commence à m’inquiéter sérieusement. D’autant plus qu’avec tout ce qui s’est passé l’année dernière…

- Ne voyez pas tout en noir, Cuddy, il avait l’air d’avoir repris le dessus, les dernières semaines… Il a peut-être eu envie de prolonger ses vacances…

- Sans prévenir?… Je sais bien que c’est de House qu’on parle, mais même s’il y a des choses qu’il n’aime pas faire, il s’est toujours montré sérieux dans son travail. On ne peut pas lui reprocher ça!

- C’est vrai… Mais il peut y avoir tout un tas d’explications valables, sans aller imaginer le pire!

Wilson disait cela d’une voix qui se voulait rassurante, mais l’inquiétude commençait à le gagner à son tour.
Il connaissait House mieux que personne et il savait que tout ce qui s’était passé pendant cette dernière année l’avait affecté bien plus qu’il n’avait bien voulu le montrer! Il aurait pu vouloir prolonger ses congés, certes, mais c’était vrai que cela ne lui ressemblait pas vraiment. En effet, depuis qu’il s’était retrouvé seul après le départ de Stacy, quelques années auparavant, le travail était devenu sa seule raison de s’accrocher à une vie diminuée, à laquelle il ne tenait pas plus que ça.
Malgré sa propension à éviter toute tâche qu’il jugeait inutile ou indigne de ses capacités, il détestait les jours de repos qui l’obligeaient à rester en tête à tête avec lui-même. Ces jours-là, il avait tendance à abuser de l’alcool, et Wilson le soupçonnait d’autres abus, qui ne s’appelaient peut-être pas tous Vicodin.

- Vous avez appelé ses parents?

- J’y ai pensé, mais je n’ai pas leurs coordonnées. J’ai vérifié son dossier : il n’a jamais mentionné de personnes à prévenir en cas d’urgence.

- Je dois avoir leur numéro. Je vais les appeler… Qui sait, il aura peut-être dit quelque chose à sa mère.

***
Le bar était plein de fantômes. Il pouvait sentir leur présence. Mais au point où il en était, il s’en fichait pas mal. Le barman continuait à lui servir à boire, et c’était tout ce qui lui importait. Ils virevoltaient autour de lui : Stacy, son père, sa mère, Wilson, Cuddy, et tous les autres… Qu’ils aillent se faire voir! Ils faisaient partie du passé maintenant… Ce n’était plus son problème!

Il était assis sur un tabouret, les épaules voûtées, les mains jointes autour de son verre. Son problème, pour le moment, c’était le nombre de whiskies qu’il pouvait encore ingurgiter, en restant capable de rentrer par ses propres moyens. Pour le moment, il gérait ça plutôt pas trop mal.
De là ou il était, à l’extrémité du comptoir, il pouvait voir la douzaine de tables et les clients penchés sur leurs consommations et absorbés par leurs discussions. Brouhaha habituel de ce genre d’endroit, ponctué parfois d’éclats de voix entre consommateurs plus ou moins éméchés. L’air empestait la transpiration et l’alcool, dans un coin, un juke-box diffusait en boucle de la country music, et la télé diffusait un jeu débile.
La soirée était étouffante, sans une once de vent. Un orage s’annonçait.
Un épais rideau de pluie s’abattit soudain, si serré qu’on ne pouvait même pas distinguer l’autre côté de la rue. Le vent finit par se lever, faisant voler des gerbes d’eau. La température fraîchissait rapidement. Au bout d’une heure, la pluie cessa brusquement, comme si quelqu’un avait coupé un robinet.

Il jeta un coup d’oeil à sa montre : minuit passé. Il se frotta les yeux et passa la main sur sa nuque. Il était temps d’y aller tant qu’il pouvait encore tenir debout. Il ricana… Enfin, tout était relatif!
Il tendit la main vers son verre à moitié vide, en fronçant les sourcils : il aurait juré qu’il était encore plein cinq secondes plus tôt.

- Vous êtes sur que vous voulez le finir?

Il considéra le verre, l’estomac soudain tordu par un spasme.

- Et merde! Fit-il avec une grimace résignée.

Le barman hocha la tête et vida le verre dans son évier.

Il se laissa glisser du tabouret, la main droite accrochée au comptoir, et récupéra sa canne. Lorsqu’il se fut stabilisé, il posa un billet sur le comptoir et se dirigea vers la sortie.
Une fois dans la rue, il fut repris par la nausée et vomit sur le trottoir en s’appuyant contre le mur.

- Bon sang!

Marmonna t’il en s’essuyant la bouche du dos de la main.

- Faut vraiment que t’arrêtes de faire le con, Greg, si tu veux pas finir dans un caniveau!


TBC

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