L’ombre du passé -2-

Sherlock Holmes Add comments

Titre : « L’ombre du passé -2 »
Auteur :
Lilou0803
Type :
fanfic
Genre :
général, réflexion
Fandom :
Sherlock Holmes (Cross-over entre les films « Sherlock Holmes » de Guy Ritchie (2009) et « Young Sherlock Holmes  (Le secret de la pyramide) » de Steven Spielberg (1985))
Personnages : Holmes
Rating :
PG-13 (allusion à la drogue)
Spoiler récent:
Film « Sherlock Holmes » de Guy Ritchie
Disclaimers :

*L’univers et les personnages de Sherlock Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle
*Lord Blakwood appartient au film « Sherlock Holmes » de Guy Ritchie
*Elisabeth appartient au film « Young Sherlock Holmes » (« le secret de la pyramide ») de Steven Spielberg
N/A : Il est évident que pour ce chapitre, même si j’ai essayé de faire au mieux pour que ce ne soit pas trop obscur, il vaut mieux avoir vu les films

plumeL’ombre du passé -2

(récit de Sherlock Holmes)

gribouillis

Je n’avais pas revu Mary depuis que nous nous étions rencontrés à l’hôpital. En dehors de tout témoin, je peux bien avouer que j’étais assez terrifié à l’idée de me retrouver en face d’elle. Sa dignité, son indulgence à mon égard alors qu’elle avait tous les droits à exposer ses griefs, avaient fini par avoir raison de ma défiance, mais je n’étais pas encore prêt à faire amende honorable. Je dois reconnaître que je me suis montré particulièrement grossier, ce soir-là, allant m’enfermer dans ma chambre sans leur adresser la parole, après avoir délibérément provoqué Watson en mettant autant d’ostentation que possible à emporter seringue et cocaïne, même si je n’avais pas vraiment l’intention d’en user.  J’avais laissé Irène menottée sur le pont, les clés glissées dans son corsage, et ne doutais pas un instant qu’elle se serait libérée bien avant l’arrivée de la police. Je me demande encore si elle était sincère, mais comment encore lui faire confiance ? Et puis…

Je les ai enfin entendus partir mais je n’arrivais toujours pas à me détendre, j’avais voulu narguer Watson, mais maintenant, le coffret de maroquin bleu et le flacon posés sur mon chevet m’attiraient irrésistiblement. Qui aurait pu imaginer le conflit qui agitait mon âme ce soir-là ? Watson lui-même avait-il perçu les similitudes ? C’était tellement vieux, tout ça ! Dix-huit ans, et il n’avait pas les mêmes raisons que moi pour s’en souvenir aussi bien… La secte, le meurtre rituel, passe encore, mais le dénouement, comme un plongeon dans le passé… Elisabeth recevant la balle qui m’était destinée par Rathe, Irène poussée dans le vide par Blackwood… Ce sentiment d’impuissance et de désespoir sans fond, avec à défaut de consolation la maigre satisfaction d’avoir pu au moins les venger. Et ces deux duels, avec la Tamise pour seul témoin. Mon soulagement en retrouvant Irène vivante n’a eu pour égal que ma de culpabilité de n’avoir pas pu sauver Elisabeth. Je ne pourrai jamais rester avec elle, mais elle m’attire tout aussi irrémédiablement que le contenu de ce maudit flacon…
Je n’ai même pas répondu à Mrs Hudson qui m’apportait mon dîner. Cette nuit-là, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil. Je jure que j’ai essayé de résister, mais même Sherlock Holmes a ses limites, et la seringue est finalement sortie de son étui, dispensatrice d’oubli, fugace et misérable réconfort payé au prix le plus cher.

Je n’étais pas fier de moi, et je me suis arrangé pour croiser Watson le moins possible pendant les deux jours qui ont suivi. La surprise que je m’apprêtais à leur faire serait-elle bien accueillie ? Sa valeur était bien plus symbolique que matérielle, j’espérais que ce serait bien ainsi qu’elle serait perçue. Le masque d’assurance sous lequel  je me cachais a été bien prêt de craquer lorsqu’ils sont arrivés au « Royal », mais Mary s’est décidément révélée digne de ce que j’avais perçu à l’hôpital, et le souvenir de la première soirée s’est vite estompé. C’est dur de sourire et de paraître insouciant, lorsqu’on a le cœur brisé, mais plus la soirée se prolongeait et moins je pouvais trouver de raisons de lui en vouloir… S’il lui avait été donné de pouvoir vieillir, Elisabeth aurait sûrement ressemblé à Mary, Watson est un heureux homme !

xxx

Je n’aurais jamais cru que Watson puisse me faire ça ! Aurais-je pu imaginer que mon ami, mon seul ami soit capable d’une telle duplicité ? Se servir d’Elisabeth pour m’arracher une promesse qui m’enlèvera mon seul espoir de réconfort ! J’aurais pu le frapper si je n’avais été aussi anéanti par ce coup bas, mais en y repensant, je n’arrive même plus à vraiment lui en tenir rigueur. Je sais qu’il se sent coupable de partir, qu’il s’inquiète pour moi. Cher vieux camarade, si plein de bonne volonté, presque honteux de son bonheur. Il est peut-être la seule personne au monde à savoir que mon prétendu amour de la solitude n’est qu’une façade que j’oppose au monde depuis dix-huit ans. Je suis fatigué, tout se brouille dans ma tête, le passé et le présent se confondent  et  je n’ai plus envie de lutter. Dans quelques jours, Watson sera parti, il me faut occuper mon esprit. Heureusement, il me reste un dernier problème à résoudre… comment Blackwood a-t-il pu survivre à sa pendaison ? D’abord, éliminer l’impossible : on ne peut pas réchapper a une vraie pendaison… donc, la logique veut que le bourreau ait été complice, ensuite…

TBC

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