Les mémoires de John H Watson -10

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Titre : «Les mémoires de John H Watson – Une affaire d’état (1ère partie)»
Auteur : Lilou0803
Type : fanfic
Genre : Drama, friendship
Fandom : Sherlock Holmes (livres)

Personnages
: Watson, Holmes, Mycroft Holmes
Rating : PG
Disclaimer : L’univers et les personnages de Sherlock Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle

Jack l’éventreur, comme chacun le sait à vraiment existé, et son identité est toujours resté un mystère… Et le restera, même ici. Mon but n’étant pas de décrire une énièmme enquête (je laisse ça aux spécialistes des romans policiers). L’hypothèse qui sera mon point de départ est plutôt un mélange de plusieurs théories qui furent émises à l’époque.

Le nom de l’inspecteur chargé de l’enquête était bien Abberline, et les anecdotes sur l’enquête et le Londres de 1888 à la portée de tout un chacun sur internet.

De nombreuses confrontations entre SH et the ripper ont été imaginées, et écrites ou portées à l’écran (c’est tellement tentant), pour ma part je n »en ai vu qu’une : « Murder by decree », et (pour l’instant) lu aucun pastiche sur ce sujet. Aussi toute ressemblance etc… Mais les faits et les circonstances ne pouvant être changés, il y aura toujours des similitudes, ne serait-ce qu’avec la véritable histoire!

plume

Une affaire d’état

- 1ère partie – Un tueur en série

gribouillis

(Extrait des mémoires de John H Watson)

Près de deux mois se sont écoulés depuis cet automne maudit dont le souvenir hantera longtemps la mémoire des londoniens, et ce n’est qu’aujourd’hui, en cette veille de Noël 1888, que je trouve le courage de reprendre ma plume, tant l’horreur de ces événements a longtemps retenu ma main. Et malgré l’insistance de Conan Doyle, je sais déjà que jamais je ne rendrai public ce que je vais écrire ici.

J’étais marié depuis quelques mois, et nous avions, mon épouse et moi, fui la chaleur oppressante, la pollution et le vacarme des travaux de creusement des tunnels destinés au métropolitain, qui cet été là rendaient infernale la vie dans la capitale, pour une lune de miel tardive sur la côte des Cornouailles, à l’écart des miasmes et de la canicule de Londres.

Nous ne rentrâmes qu’au début du mois de septembre, lorsque les derniers orages d’été sonnèrent le glas de la belle saison.

Le bonheur donne au temps un sens différent et lorsque je finis par réaliser que je n’avais pas revu Holmes depuis plus de huit mois, un sentiment proche de la culpabilité m’envahit, et je décidai sur le champ de rendre visite à mon ami.

Je fus accueilli à bras ouverts par une madame Hudson, dont l’œil émit toutefois une lueur de reproche lorsqu’elle me glissa au passage quelques mots sur l’isolement grandissant de son locataire qui n’était quasiment pas sorti de chez lui de tout l’été.

Lorsque je pénétrai dans le salon que j’avais si longtemps partagé avec lui, une bouffée de nostalgie me sauta à la gorge, en même temps que la honte d’avoir abandonné mon vieux camarade, sans aucune nouvelle, pendant si longtemps, et je restai planté sur le seuil sans rien trouver à dire. Holmes dut ressentir ma gêne. Un franc sourire illumina son visage, il se leva de sa table de travail où il était occupé à trier des coupures de presse, et me salua d’un jovial

— Bonjour, Watson! Vous êtes resplendissant, le mariage vous réussit. Comment se porte votre épouse?

destiné chasser la tension. On aurait dit que nous nous étions quittés à peine quelques jours plus tôt, mais l’expression de son regard me conforta dans mon mal-être. Holmes ne m’aurait jamais avoué avoir souffert de mon silence, mais je sentais à quel point il était heureux de me revoir et me jurai de ne plus laisser passer autant de temps sans lui rendre visite.

Je me retrouvai bientôt assis dans mon ancien fauteuil, un cigare à la main et un vieux cognac à ma portée, à discuter comme au bon vieux temps.

— Comment vont les affaires?

— Calmes, Watson, calmes. On dirait que même les malfaiteurs sont amollis par la chaleur. En ce moment, je donne un coup de main à la police à propos des meurtres de ces deux malheureuses, à Whitechapel, qui font depuis quelques jours les choux gras des journalistes à sensation… Il est vrai qu’ils n’avaient rien eu d’aussi important à se mettre sous la plume depuis pas mal de temps. Non qu’il y ait quoi que ce soit d’extraordinaire dans ces crimes, hormis leurs similitudes, il s’en produit chaque jour d’aussi sordides dans ce quartier. Mais dans le climat actuel, une arrestation rapide redorerait le blason de nos chères forces de l’ordre dans l’East End.

— Oh, oui ! Je vois… Les deux femmes trouvées égorgées et éviscérés à une semaine d’intervalle?

— C’est cela même. L’inspecteur Abberline, qui est chargé de l’enquête, est venu me consulter après le second meurtre… Un homme intelligent, cet Abberline, l’esprit plus vif que la plupart de ses collègues, entre nous! Il craint comme moi que l’assassin ne s’arrête pas là. Il y a dans ces deux crimes des éléments particulièrement dérangeants, dont la presse n’a pas été informée, et j’ai moi aussi peur que ces deux malheureuses ne soient que les premières d’une longue série si nous ne mettons pas au plus vite la main sur leur meurtrier.

— Vous pensez qu’il s’agit du même homme?

— Je le crains, Watson, un… comment dire… genre de collectionneur, qui choisirait toujours ses victimes sur les même critères et utiliserait à chaque fois la même méthode pour les tuer. Avec votre imagination féconde et votre esprit romantique, je vous vois assez baptiser cela : un tueur en série.

Nous continuâmes à discuter de choses et d’autres, jusqu’à ce que je finisse par me rendre compte que je m’étais attardé plus que prévu. Et c’est avec un petit pincement au cœur que je pris congé de mon ami. Je venais de m’apercevoir que nos aventures partagées me manquaient plus que je n’aurais su dire.

— Cette affaire de Whitechapel m’intrigue, Holmes, cela vous ennuierait-il de m’en tenir informé?

— En aucune manière, Watson, je constate avec plaisir que les joies du mariage n’ont pas émoussé votre curiosité… Même si j’espère sincèrement, pour une fois, me tromper sur la nature du coupable, et que la série s’arrêtera là.

***

TBC

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