Point mort-4 (Fin)

House md Add comments

Titre : “Point mort” – Chapitre 4 (Fin)
Auteur : Lilou
Disclaimers :
Fiction inspirée par les personnages de la série télévisée “House md”
Certaines expressions et descriptions (en particulier concernant le Nouveau Mexique) sont librement inspirées de deux romans : “whirlwind” et “goblins”, de C. Grant
Spoilers :
Post saison 3
Genre :
Frienship House/Wilson – Réflexion
Classification :
PG
Résumé :
“Je suis fier d’être ton ami”

N/A : “Etre seul, c’est vivre seul au milieu de la foule, et ça fait mal, tu sais, ça fait comme une boule, qui te cache le soleil.
Au milieu du désert, on n’est pas seul, tu sais, on est perdu, c’est pas pareil…” (Leny Escudero)

Publiée le 09-03-09  

***

CHAPITRE 4 (FIN)

Il n’avait pas revu House de la journée. Il l’avait vu partir en début d’après-midi, à l’heure caniculaire ou tout le monde faisait la sieste, au volant d’un vieux pick-up, se dirigeant droit vers le désert.

Le patron de l’auberge lui avait raconté qu’il partait souvent seul en exploration dans les collines, où il réussissait toujours, contre toute attente à se faire accepter dans les villages indiens réputés les plus fermés aux “anglos”. Il lui arrivait même de rester absent plusieurs jours d’affilée. Encore un des paradoxes de ce diable d’homme, excentrique, anticonformiste, incapable de s’adapter aux règles habituelles de la vie en société.

Wilson s’était alors souvenu de la fascination de son ami pour les civilisations anciennes. Passion qu’il avait développée tout jeune, alors que son père était stationné en Egypte.

Il ne l’avait pas vu rentrer, mais en passant devant sa fenêtre, ce soir-là, il vit la lumière filtrer à travers les lames du store. Il hésita un moment avant d’aller frapper à sa porte, sans obtenir de réponse. Poussant le battant, il jeta un coup d’oeil à l’intérieur. La chambre était vide, le lit n’était pas défait, et aucun bruit ne parvenait de la salle de bains. House avait dû sortir, il savait où le trouver.

Il s’assit sur son banc habituel, et leva la tête vers la pleine lune qui éclairait les rives du fleuve d’une lueur blafarde. La nuit était froide, il enfonça les mains dans les poches de son blouson. Il ferma les yeux. L’arrivée de Wilson avait tout bouleversé. Il s’était allé à laisser entrevoir à son ami une part de lui-même qu’il gardait habituellement jalousement au fond de lui. Et Wilson lui avait de son côté fait prendre conscience de son propre égoïsme. Il croyait sincèrement que sa disparition n’affecterait personne, et maintenant, il ne savait plus quoi penser. Il se massa la nuque et se passa la main sur le visage. Lorsqu’il la retira, un rictus ironique étirait les coins de ses lèvres.

- Ca va!

Il se poussa un peu sur le banc pour faire de la place à Wilson.

- … J’avais besoin de réfléchir, c’est tout!

- Tu vas attraper la crève ici.

- C’est le docteur qui parle?

- Non, c’est le bon sens. Il caille! Enfin, House, tu ne peux pas déprimer au chaud, comme tout le monde?

Ils se turent un moment, écoutant le bruissement du vent dans les feuilles.

- Tu devrais rentrer dormir un peu, sinon, tu seras à ramasser à la petite cuillère demain, et je devrai te porter jusque dans l’avion… Et je ne suis pas sûr d’être assez costaud pour ça!

- Qui a dit que je prenais l’avion?

- Moi! Et tu as intérêt à ne pas me faire faux-bond. J’ai déjà réglé nos deux notes et les billets. Un truc de plus à rajouter sur la liste de tout ce que tu me dois! Ne crois pas que je te laisserai faire ce que tu as dans la tête tant que tu ne m’auras pas remboursé!

- T’as tort, je te laisse tout!

- La belle histoire! Je doute que “tout” suffise à payer tes dettes! Va falloir retourner travailler, mon vieux, et j’y veillerai, crois-moi!

- On se calme, Jimini-criquet ! Et je suppose que t’as aussi téléphoné à Cuddy ?

- Oui, et je lui ai promis qu’on serait là lundi… Tous les deux ! Tu ne veux pas m’empêcher de tenir ma promesse, non ? Mais si ça peut te rassurer, elle ne sait ni où on est, ni pourquoi.

House renversa la tête en arrière, les yeux clos.

- Et si je refuse ?

- Tu n’as pas le choix. Elle compte sur toi, et moi aussi. Si tu refuses, je lui dis où on est, et c’est elle-même qui vient te récupérer manu militari ! Je ne comprends toujours pas pourquoi cette femme peut autant tenir à un employé tel que toi !

- Parce qu’elle me paye au rabais. Ca compense les frais du service d’Oncologie ! Allez viens, on rentre, sinon lundi on sera tous les deux en congé de maladie…

Ils rejoignirent l’auberge sans échanger d’autres paroles. Wilson était plus soulagé qu’il ne voulait le montrer. Malgré son assurance feinte, il avait redouté un refus de House jusqu’au dernier moment. Au moment de refermer sa porte, ce dernier leva vers lui un regard dépourvu de son habituelle expression railleuse.

- Wilson !

- Oui ?

- Je… je suis fier d’être ton ami !

Bouche bée, Wilson fixait son ami sans pouvoir émettre un mot. Le cœur et la gorge serrés par l’émotion, il réalisait la portée de ce simple aveu. C’était finalement la valeur que House accordait à son amitié qui avait fait pencher la balance du côté de la vie. Une brusque rougeur envahit son visage, et il se détourna précipitamment pour échapper au regard d’azur toujours posé sur lui.

- … … Bonne nuit, House !

FIN

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