Les mémoires de John H Watson -11

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Titre : «Les mémoires de John H Watson – Une affaire d’état – 2ème partie»
Auteur : Lilou0803
Type : fanfic
Genre : Drama, friendship
Fandom : Sherlock Holmes (livres)

Personnages
: Watson, Holmes, Mycroft Holmes
Rating : PG
Disclaimer : L’univers et les personnages de Sherlock Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle

plume

Une affaire d’état

2ème partie – Signé Jack

gribouillis

(Extrait des mémoires de John H Watson)

Il se passa près d’un mois avant que nous n’entendîmes de nouveau parler des meurtres de Whitechapel, même les journaux semblaient être passés à autre chose.

Le premier octobre, je reçus un mot de Holmes, me demandant de le retrouver à une adresse qui me donna froid dans le dos. Je n’ai jamais aimé les morgues et j’ai du mal à comprendre la fascination de certains de mes collègues pour la fonction de médecin légiste. Pour ma part, je préfère soigner les vivants.

Les descriptions des journaux, pourtant fort réalistes, ne m’avaient pas préparé au spectacle qui m’attendait dans cette salle nue et glacée au sol recouvert de sciure de bois souillée de débris inqualifiables. Je bénis le ciel que le meurtrier ait d’abord égorgé sa victime avant de lui faire subir les autres sévices. La malheureuse, comme les deux précédentes victimes, avait été éventrée et éviscérée, et ses organes sexuels avaient été prélevés et emportés par le tueur. Je ne m’attarderai pas sur des descriptions morbides dont les journalistes en mal de sensations mais pas d’imagination, nous ont alors abreuvés jusqu’à la nausée.

J’appris qu’une autre femme avait été assassinée un peu plus tôt cette nuit-là, à peu de distance du lieu de ce crime. Elle avait été « seulement » égorgée et contrairement aux autres, portait sur le corps des marques de défense. Holmes, en désaccord avec la police, ne croyait pas qu’il s’agissait du même meurtrier. D’autant plus que l’autopsie avait révélé que son assassin était manifestement droitier, alors que les trois victimes éventrées avaient eu la gorge tranchée par un gaucher. La police fondait ses convictions sur un fait encore inconnu du public : une lettre, sensée provenir du meurtrier et signée du nom évocateur de « Jack l’éventreur », qui revendiquait les crimes et narguait les forces de l’ordre. Une seconde épître leur parvint d’ailleurs dès le lendemain du double meurtre, semblant confirmer la thèse officielle.

Nous rentrâmes à Baker Street totalement exténués. Holmes avait voulu examiner dans le moindre détail les deux scènes de crimes et interroger personnellement les témoins potentiels. Tel qu’en lui-même, il n’avait ménagé ni sa personne, ni la mienne. Il se laissa tomber dans son fauteuil sans trouver même l’énergie d’attraper une de ses pipes, alluma une cigarette et se renversa en arrière, les yeux fermés. Il était à faire peur. Maintenant que je pouvais mieux l’observer, je remarquais les cernes profonds sous ses yeux, la peau tirée sur ses pommettes. Depuis la dernière fois que je l’avais vu, il avait maigri et semblait au bout du rouleau.

— Je ne me suis pas ménagé depuis votre dernière visite, Watson.

Je sursautai et un petit rire nerveux le secoua.

— Mon cher ami! Vous êtes toujours aussi transparent. J’ai vu votre expression pendant que vous m’observiez. Votre air pensif a très vite laissé la place au regard professionnel du médecin préoccupé de la santé de son patient.

— M-Mais… vous aviez les yeux fermés!

— J’avais l’AIR d’avoir les yeux fermés, Watson. Avec un peu d’entraînement, il est très facile de regarder à travers ses cils tout en donnant l’impression d’être assoupi. C’est une capacité très utile parfois, et que j’ai eu l’occasion de développer et d’exploiter fréquemment ces derniers temps. Quoi qu’il en soit, les bas-fonds de Londres n’ont plus beaucoup de secrets pour moi à l’heure qu’il est, et si j’ai souvent feint le sommeil de l’ivrogne dans nombre de tavernes, je n’ai pas beaucoup dormi depuis un mois.

— Auriez-vous résolu l’affaire?

— Pas encore, mais je commence à avoir une idée assez claire de la situation, mais j’ai peur, Watson, j’ai peur de ce que je vais découvrir. Il semble que la clé de l’affaire soit ailleurs, et que ses implications ne me dépassent, même moi.

— Cette « modestie » est bien inhabituelle!

— Il ne s’agit pas de modestie, avec ou sans ironie, Watson, mais de… raison d’état.

— Voulez-vous dire…

— Rien de particulier pour le moment, mais des personnes très haut placées semblent impliquées là-dedans. Je vais devoir faire appel à plus influent que moi. Dès demain, j’irai rendre visite à mon frère. La suite dépendra pour beaucoup de cette entrevue.

***

TBC

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