Les mémoires de John H Watson -12

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_ neTitre : «Les mémoires de John H Watson – Une affaire d’état – 3ème partie»
Auteur : Lilou0803
Type : fanfic
Genre : Drama, friendship
Fandom : Sherlock Holmes (livres)

Personnages
: Watson, Holmes, Mycroft Holmes
Rating : PG
Disclaimer : L’univers et les personnages de Sherlock Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle

plume

Une affaire d’état

3ème partie  – Le sang de l’enfer

gribouillis

(Extrait des mémoires de John H Watson)

L’horreur sembla atteindre son apogée le treize octobre, lorsque la police reçut un bocal contenant un morceau de rein conservé dans du formol, et dont le meurtrier prétendait avoir mangé ce qui manquait. Personne, sauf peut-être Holmes, dont l’air inquiet empirait à chacune de mes visites, ne se doutait que le pire était encore à venir.

Novembre approchait. Jusqu’à maintenant, tous les crimes, y compris celui d’une autre femme, commis au début du mois d’août, et dont la sauvagerie avait rétrospectivement fait penser à la police qu’il aurait peut-être pu être le premier de la série, avaient eu lieu en début de mois, toujours en fin de semaine, toujours aux premières heures du matin.

J’étais plusieurs fois passé à Baker Street, Mais Holmes semblait s’être métamorphosé en courant d’air. Il passait tout son temps à l’extérieur, et madame Hudson ne le voyait plus qu’entre deux portes, lorsqu’il rentrait pour se changer. Elle me confia son inquiétude pour son locataire, de plus en plus émacié et épuisé, et qui ne semblait plus tenir debout que par la seule force de sa volonté. Après avoir donné à la brave femme consigne de lui demander de me contacter dès qu’il rentrerait, je me résolus, non sans inquiétude, à attendre chez moi qu’il daignât me donner de ses nouvelles.

Le neuf novembre au petit matin, Mary et moi fûmes réveillés par des coups frappés à notre porte. J’allais ouvrir et me trouvai nez à nez avec le cocher d’un fiacre qui stationnait devant notre perron. A mon immense étonnement, je vis s’en extraire Mycroft Holmes en personne. Je ne l’avais rencontré qu’une fois, peu de temps auparavant et tout ce que je savais de lui était qu’il occupait un poste de premier rang dans les services secrets, et n’avait de comptes à rendre qu’aux plus hautes autorités de l’état. Une de ses autres caractéristiques, outre, d’après Holmes lui-même, des capacités intellectuelles bien supérieures à celles de mon ami, était son absolue horreur de tout effort superflu. Il ne sortait jamais de son club de Pall Mall que pour traverser la rue pour rentrer chez lui et ne consentait à se déplacer plus loin qu’en cas de circonstances extrêmes.

— Watson! Aidez-nous, voulez-vous?

Je m’approchai du fiacre duquel Mycroft et le cocher semblaient vouloir extraire quelque chose de volumineux, après un coup d’œil à l’intérieur, je lâchai une exclamation de surprise et d’inquiétude. J’avais tout d’abord eu du mal à reconnaître Holmes dans l’homme inconscient et couvert de sang qui gisait inanimé sur l’une des banquettes. J’aidai les deux hommes à le transporter à l’intérieur, où nous le déposâmes sur notre lit. J’entrepris immédiatement de l’examiner, et à mon grand soulagement, constatai que le sang, malgré ses nombreuses blessures, ne paraissait pas être uniquement le sien. Il en était tellement couvert, qu’il semblait en avoir pris un bain. Je parai au plus pressé. Après l’avoir déshabillé avec l’aide de son frère, et sommairement nettoyé avec les linges et les bassines d’eau apportés par Mary, je soignai la profonde blessure qu’il portait au flanc droit, et qui me paraissait la plus sérieuse. Son bras gauche était cassé, et une balle avait traversé son épaule, heureusement sans briser d’autres os. Mycroft m’aida à réduire la fracture. Tout compte fait, j’étais heureux qu’il soit inconscient.

De nombreuses contusions et ecchymoses couvraient son corps, mais c’était le coup qu’il avait reçu à la tête qui me préoccupait. Il fallait attendre son réveil pour connaître les éventuels dégâts occasionnés par le traumatisme crânien.

Lorsque j’eus terminé, nous le transportâmes dans la chambre d’amis, où Mary avait préparé le lit.

— Vous avez du personnel?

— Une bonne, mais c’est son jour de sortie.

— Très bien. Vous lui direz que vous hébergez un ami victime d’un accident… Ce qui est d’ailleurs, dans un sens, la stricte vérité.

— Que s’est-il passé? Est-ce lié à l’affaire de Whitechapel?

Il eut une légère hésitation.

— Je sais que mon frère vous a parlé de l’affaire et de ses soupçons. Je sais aussi qu’il a une absolue confiance en vous. Ce serait lui faire injure que de ne pas la partager, mais il faut que vous me juriez le secret le plus absolu, même pour votre épouse. Cette affaire nous dépasse tous, Watson, et le peu que je pourrai vous en dire ne satisfera pas votre curiosité, je le crains. Seuls trois hommes pourraient dire ce qui s’est réellement passé la nuit dernière. L’un d’eux est mort, un autre hors d’état de nuire, et l’état de Sherlock…

Sa voix s’était assombrie sur ces derniers mots. Je savais les deux frères très proche, bien que peu démonstratifs. Holmes m’avait un jour confié qu’après la mort de leurs parents, Mycroft, tout juste âgé de quatorze ans avait assumé, seul avec leur grand-mère, la responsabilité de l’éducation de son jeune frère.

TBC

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