Les mémoires de John H Watson -13

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Titre : «Les mémoires de John H Watson – Une affaire d’état – 4ème partie»
Auteur : Lilou0803
Type : fanfic
Genre : Drama, friendship
Fandom : Sherlock Holmes (livres)

Personnages
: Watson, Holmes, Mycroft Holmes
Rating : PG
Disclaimer : L’univers et les personnages de Sherlock Holmes appartiennent à Sir Arthur Conan Doyle

plume

Une affaire d’état

4ème partie – La justice des hommes

gribouillis

(Extrait des mémoires de John H Watson)

— Lorsque les soupçons de mon frère, concernant l’implication d’une personne très proche de la famille royale se confirmèrent, tous les moyens furent mis en œuvre pour résoudre cette affaire avec le maximum de discrétion possible. Ils étaient deux, dont l’un tirait les ficelles et jouissait du « spectacle », si je puis m’exprimer ainsi, tandis que l’autre n’était qu’un simple exécutant plus qu’à moitié demeuré dont je doute qu’il ait pu faire du mal à une mouche hors de l’influence maléfique de son maître.

Celui-ci hors d’état de nuire, les meurtres auraient pu s’arrêter là. Malheureusement, hier soir, le cerveau du terrible duo parvint à tromper la vigilance de ses gardiens et à s’enfuir pour rejoindre son complice, qui à défaut d’intelligence était extrêmement rusé, et courrait toujours.

Sherlock avait passé les deux dernières semaines à le traquer. Il l’a enfin retrouvé la nuit dernière, mais hélas trop tard pour la pauvre fille qui était tombée entre ses griffes… Et malgré toute sa science du combat, mon frère a été bien près de succomber lui aussi.  Ce qui s’est passé exactement, lui seul pourra le raconter. La police avait des consignes strictes  et mes services ont été les premiers prévenus. Je crains qu’officiellement cette affaire ne reste à jamais un mystère irrésolu. Elle ne figurera jamais nulle part, et même les archives secrètes du royaume n’en conserveront aucune trace.

Les policiers ont suivi des traces sanglantes partant de la maison du drame. Elles les ont conduits sur les quais où ils ont retrouvé deux hommes couverts de sang, dont l’un était mort, et l’autre ne valait guère mieux… Un autre avait été secouru par des bateliers attirés par le bruit. Il a été reconnu par trop de monde, et c’est a cause de cela que nous ne pouvons révéler la vérité.

Officiellement, mon frère s’est porté au secours de sa seigneurie en goguette, attaquée par un malfrat… aucun lien ne sera fait entre la bagarre sur les quais et les crimes de l’éventreur. Un coup de malchance, tout aurait été si simple sans cela!

Sachant Sherlock sur les talons du criminel, je fus moi-même sur les lieux quelques minutes après eux, et je pris immédiatement mon frère en charge. Je décidai alors, pour plus de discrétion et de sécurité de l’amener chez vous plutôt qu’à l’hôpital. Le cocher est un de mes hommes.

Voilà toute l’histoire. Vous me pardonnerez de ne pas pouvoir vous révéler le nom de l’instigateur de ces crimes atroces, quand au bras armé, il s’agit d’un pauvre bougre à demi fou dont l’esprit dérangé croyait accomplir une œuvre de purification divine… Sa mort me soulage, je n’aurais pas aimé le voir jugé et pendu… alors que le véritable coupable est ailleurs et ne répondra jamais de ses crimes devant la justice des hommes.

Je souris intérieurement… Combien de fois avais-je entendu Holmes déclarer qu’il lui semblait parfois avoir fait plus de mal en arrêtant un coupable que celui-ci n’en avait fait par ses actes. La compassion et un sens très personnel de la justice semblaient être un autre trait commun aux deux frères.

Un gémissement nous fit instantanément bondir vers le lit. Holmes s’agitait dans son inconscience. Des paroles décousues s’échappaient de sa bouche, les mots « sang » et « enfer » revenaient sans cesse dans son délire. Soudain, il s’arrêta et un sanglot déchira sa gorge. Il murmura d’une voix presque inaudible « Maman« *, avant de reprendre sa litanie macabre. Mycroft sursauta, se couvrit les yeux de la main, et je vis son visage se décomposer. Je l’entendis murmurer :

— Oh, mon Dieu! Non! Fasse le ciel que…

La tête de Holmes continuait à rouler sur les oreillers. Je lui fis une injection de morphine pour le calmer, et il s’apaisa peu à peu. Mycroft semblait effondré.

— J’ai vu la scène du crime, et cela suffirait à ôter le sommeil à l’homme le plus endurci… mais s’il a en plus assisté au carnage…

J’avais la très nette impression qu’il ne me disait pas tout, mais je n’osais le questionner sur l’étrange réaction qu’il avait eue un peu plus tôt (1).

Holmes reposait calmement, à présent, et Mycroft finit par prendre congé. L’affaire était terminée, mais beaucoup de choses devaient être réglées avant que la presse ne se déchaîne. Officiellement, les policiers poursuivaient leurs investigations dans la chambre du crime, et rien ne devait transparaître de ce qui s’était réellement passé cette nuit-là. Il devait « veiller au grain » afin que toutes traces pouvant mener à la vérité soient effacées. Je lui promis de ne pas quitter le chevet de mon ami jusqu’à son réveil, ou jusqu’à ce que lui-même soit de retour.

Notes de l’éditeur :
*Les mots en italiques suivis d’un astérisque sont en français dans le texte
(1)- Watson finira par avoir l’explication, deux ans plus tard (cf. chapitres 4 à 6)

TBC

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